1. Les deux images de l'Afrique
Le continent fait face à de forts défis de développement, mais son potentiel de croissance reste considérable, à condition de renforcer les infrastructures rurales, de gérer durablement des métropoles en pleine expansion, de soutenir la recherche et d’élargir l’accès à l’énergie.
Sur la photo, une caravane de chameaux passe devant l'un des plus grands parcs éoliens d’Afrique, celui d'Ashegoda, dans la région du Tigré en Éthiopie. Ce pays fait partie des plus ambitieux en matière d'énergies "vertes".
2. Les grands barrages africains
Répartir l'eau et produire l' sont les deux grandes fonctions des barrages de l'Afrique, comme celui de Katse (photo), au Lésotho, essentiel pour alimenter le grand voisin d'Afrique du Sud. Le succès des négociations entre États est essentiel pour assurer leur développement. Ainsi, le projet colossal du barrage du « Grand Inga », sur le fleuve Congo, est bloqué depuis des décennies. Le barrage de la Renaissance, sur le Nil bleu, est terminé à 95 % et en production partielle mais le long litige entre l’Égypte, le Soudan et l’Ethiopie n’est pas complètement réglé.
3. Le Maroc mise sur le solaire thermodynamique
Étalés sur 480 hectares, des miroirs courbes concentrent les rayons du soleil pour produire électricité et dans la grande centrale de Ouarzazate, Noor 1 (photo). La centrale, d'une de 160 MW, est la 7e centrale thermodynamique du monde, après les 5 centrales américaines et celle de l'Espagne. D'autres pays, comme l'Afrique du Sud, ont engagé de vastes programmes photovoltaïques.
4. Le nucléaire gagne du terrain en Afrique
Plusieurs pays africains (Égypte, Nigeria, Kenya, Maghreb...) envisagent de développer le nucléaire, séduits par sa puissance et sa stabilité. L'Afrique du Sud est déjà engagée dans cette voie. Elle dispose de l’unique centrale en Afrique, celle de Koeberg (photo), près du Cap, de conception française, d’une puissance de 800 MW. Fin 2025, le pays a lancé des appels d’offres pour 2 500 MW. Le nucléaire est considéré comme un pilier de sa , aux côtés du solaire et de l’éolien.
5. Le charbon de l’Afrique du Sud
Le nucléaire permettrait au géant austral de réduire sa dépendance au charbon qui est à la base de son développement industriel et minier mais engendre pollution et émissions de CO2. Le pays dispose de réserves considérables et n'a en revanche que de faibles ressources en hydrocarbures. Sur la photo, des femmes viennent s'approvisionner à la mine de Masakhane, dans la riche région charbonnière de Witbank.
6. L'exploitation offshore en expansion
L'exploitation du pétrole et du gaz au large des côtes africaines se développe. Largement engagée dans les eaux des États du golfe de Guinée, elle s'est étendue depuis 2020 à plusieurs pays comme le Sénégal, la Mauritanie, le Mozambique et la Namibie). Ici, deux plateformes de forage pétrolier tout près de la côte de Walvis Bay, en Namibie.
7. Difficultés environnementales et sociales
Très importante dans le delta du Niger notamment, l'exploitation à terre présente des difficultés à la fois environnementales, politiques et sociales. Le grand pipeline NCTL (Nembe Creek Trunk Line) au Nigeria est souvent endommagé par des contrebandiers ou des rebelles. Sur la photo, des flammes sortent d’une section de pipeline près de Lagos.
8. L'accès local à l'énergie
Le solaire photovoltaïque est bien adapté à une production localisée d'électricité, notamment dans les zones rurales. Ici, quelques panneaux suffisent pour faire fonctionner une pompe à eau qui alimente un château d'eau dans le village de Safo Nassarawa, près de Maradi au Niger. L'électricité solaire permet de réduire l'usage du fuel dans la production d'électricité.
9. Un nouveau besoin en électricité, le téléphone
Les systèmes légers, notamment les lampes solaires, qui apportent l’électricité dans les villages prévoient généralement une prise de recharge pour téléphones portables. La téléphonie mobile s'est en effet répandue à un rythme exponentiel, même dans les zones reculées, et constitue un outil efficace pour le développement économique et social. Ici, une échoppe de vendeur au marché Adjame à Abidjan.
10. L'essor des technologies
Le développement africain passe aussi par la formation de ses scientifiques et techniciens, pour affronter notamment les grands défis souvent liés de l'énergie, de l'eau, de l'alimentation. Les terres africaines sont très convoitées par des pays étrangers, notamment la Chine, pour produire plantes alimentaires ou . Ici, un laboratoire d'Ibadan, dans l'État d'Oyo, au Nigeria, étudie de nouvelles espèces de manioc.
11. La forêt, puits naturel de carbone
Les grandes forêts tropicales et équatoriales jouent un rôle essentiel pour capter le carbone de l'atmosphère. Elles sont souvent menacées par la culture sur brûlis. Une exploitation durable des espaces forestiers est donc un enjeu qui concerne toute la planète. Ici, une grande exploitation à 500 km à l'est de Libreville, au Gabon.
12. Afrique et changement climatique
Le changement climatique constitue une menace pour toute la zone sahélienne, déjà affectée par une sécheresse endémique qui menace l'agriculture. Sur la photo, un fermier nigérien et sa femme travaillent sur le champ desséché de leur petite exploitation, près de Tanout, dans la région de Zinder. Selon le Programme alimentaire mondial de l'ONU, 10 % des enfants nigériens de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë.
13. Les neiges du Kilimandjaro
La disparition progressive des glaces du Kilimandjaro est devenue un symbole du . Les scientifiques montrent que ce recul s’explique surtout par la diminution durable des chutes de neige et par l’évaporation directe de la glace, favorisée en altitude par un air très sec et un ensoleillement intense. Le mondial joue un rôle indirect, en modifiant le cycle des précipitations dans la région.
Sur la photo, lors d'une fête traditionnelle, des femmes masaï traversent la vallée au pied du sommet.
La géopolitique de l’énergie
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