Le Japon et l’énergie en 13 images

Actualisé le 24.03.2026

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Collège Lycée
Histoire, géographie et géopolitique
Le Japon et l'énergie

1. Une forte dépendance aux importations d’hydrocarbures

Le Japon importe la quasi-totalité de ses besoins en pétrole et gaz naturel. Pour le pétrole, le pays s’efforce de diversifier ses fournisseurs mais il dépend encore à près de 80 % des producteurs du Moyen-Orient. Le Japon importe principalement du , qu’il raffine chez lui. Sur la photo, une de pétrole brut à Shizuoka, avec en toile de fond le célèbre Mont Fuji. La zone a été très affectée par le tremblement de terre de mars 2011 qui a causé d’importants dégâts à l’industrie du et de la .

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2. Un pionnier du gaz naturel liquéfié et le 2ème importateur mondial

Le Japon est le second plus grand importateur de , en captant 16 % de la demande mondiale en 2024. Il arrive derrière la Chine (19 % des importations mondiales de GNL) et devant la Corée du Sud (12 %). Investi dans le GNL depuis 1969, le pays dispose de 30 terminaux d'importation. Sur la photo, des canalisations transportent directement le gaz naturel liquéfié qui arrive à bord du (au premier plan) vers les cuves de stockage (au fond). Le gaz est regazéifié pour être utilisé dans les réseaux de distribution. Le Qatar, l’Australie, la Malaisie sont les plus grands fournisseurs du Japon.

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3. Le choc de l’accident de Fukushima a accru la dépendance énergétique

La dépendance du Japon en matière d’énergies fossiles s’est aggravée après l’accident de la centrale de Fukushima en mars 2011. Cet accident, provoqué par un tsunami consécutif au tremblement de terre, avait conduit à l’arrêt des 54 réacteurs du pays. Depuis, le Japon a remis en marche 14 réacteurs et a relancé un plan de développement de son parc. Sur la photo, les réacteurs 3 et 4 de la centrale de Takahama qui ont eu le feu vert pour être relancés. La centrale de Fukushima est en cours de démantèlement.

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4. La grand pari de l’hydrogène : transport, électricité, chauffage, batteries

Les experts japonais ont commencé dès 1973 les recherches sur l’utilisation de l’ comme vecteur énergétique, dans de nombreuses applications. La voiture électrique à pile à hydrogène est symbolique dans un pays où l’industrie automobile a toujours été à la pointe de la technologie. La Toyota Mirai

(« Futur » en japonais) est sortie dès 2015, la Honda Clarity dès 2016. Sur la photo, des techniciens de Honda fixent le gros réservoir qui contient l’hydrogène sur le châssis de la Clarity à l’usine de Takanezawa.

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5. De nouvelles technologies pour transporter et distribuer l’hydrogène

L’hydrogène utilisé dans les véhicules est comprimé à 700 bars, imposant des règles strictes dans les stations de recharge (photo). Les experts japonais imaginent déjà d’autres moyens pour le transporter et le stocker : sous forme d’hydrogène liquide, à très basse température, ou associé à d’autres molécules chimiques, comme dans l’ammoniac. Ils envisagent son utilisation dans des centrales thermiques pour produire de l’ . Le Japon prévoit d’acheter de l’hydrogène “vert” produit en Australie, mais le procédé se révèle financièrement très lourd.

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6. Une utilisation pour le chauffage des maisons japonaises

Depuis plusieurs années, des piles à combustibles sont utilisées de façon stationnaire dans de nombreuses maisons, bureaux et établissements publics. Un équipement de la taille d’un appareil électroménager produit l’hydrogène directement à partir du gaz de ville. La pile à génère ensuite de l’électricité et de la . La photo montre le peu d’encombrement de ce genre d’équipement, lors du lancement commercial d’un nouveau produit.

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7. Des utilisations portables dans des appareils électroniques ou des vélos

L’hydrogène est utilisable comme vecteur énergétique dans des applications de très petite taille. Sur la photo, le constructeur japonais Rohm présente une batterie permettant de recharger un téléphone portable. En entrant en contact avec l'oxygène de l'air, l'hydrogène de la batterie se transforme d'une part en eau, qui s’évapore, et d'autre part en électricité. Un procédé analogue est utilisé dans des vélos ou scooters électriques.

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8. L’éolien offshore, une des options pour réduire la dépendance énergétique

L’une des options du Japon pour renforcer la diversité de son mix énergétique est de développer largement les . Du fait de la géographie de l’archipel, les gisements éoliens ne sont pas très importants à terre. Le Japon est en revanche très actif dans les recherches sur l’éolien offshore, où les turbines sont placées sur des plateformes. Un prototype de 2 MW a été installé dès 2013, à 20 km au large de Fukushima. Sur la photo, on aperçoit à l’horizon les installations de la centrale accidentée.

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9. Le photovoltaïque très présent sur les toits

A l’affût de tous les flux énergétiques, le Japon a dominé le marché mondial du solaire photovoltaïque dès le début du siècle. Le pays est encore aujourd’hui en 4ème position, grâce notamment à l’importance du photovoltaïque installé sur les toits des immeubles et des entreprises. Sur la photo, les panneaux solaires couvrent les installations de la société Sasyunkan, à Kumamoto. Mais l’espace et le manque d’ensoleillement sont des freins au développement du solaire dans le pays.

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10. Des parcs solaires flottants

La rareté du foncier disponible au Japon a poussé les experts à utiliser tous les espaces possibles pour installer des parcs photovoltaïques, depuis les terrains de golf désaffectés jusqu’aux plans d’eau naturels ou industriels. Sur la photo, des techniciens installent des panneaux flottants sur le lac de barrage de Yamakura, près de la ville d’Ichihara. Ce parc flottant, d’une capacité de 13,7 megawatts (MW), est le plus grand du monde dans cette catégorie.

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11. Le potentiel de la géothermie

La fracturation de la croûte terrestre qui soumet le Japon à des séismes réguliers et souvent dévastateurs pourrait en revanche s’avérer bénéfique en assurant un accès plus facile à la chaleur de la Terre, c’est-à-dire à l’énergie géothermique. Des dizaines de milliers de sources chaudes sont révélatrices de cette activité souterraine. Le Japon a développé depuis les années 1970 la production électrique à partir de la (sur la photo la première usine, celle de Matsukawa, dans le nord du Japon). Mais le développement de cette énergie se heurte à des oppositions pour des raisons environnementales.

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12. Les innovations dans la mobilité et l’urbanisme

Le Japon est dans un mouvement continu d’intégration dans les secteurs de l’habitat, de la mobilité et de l’énergie. Sur la photo, le géant automobile Nissan présente un prototype de maison “intelligente” où la voiture électrique Leaf est rechargée par des cellules photovoltaïques placées sur le toit. En retour, la batterie de la voiture peut redistribuer de l’électricité dans la maison en cas de besoin. En raison des tremblements de terre fréquents, le Japon est très sensible à la continuité de l’approvisionnement électrique.

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13. La constitution de « communautés intelligentes »

S’appuyant sur une société très soudée, les urbanistes japonais ont avancé très tôt le concept de « smart communities ». Sur la photo, un opérateur installé dans une salle de contrôle assure la bonne gestion énergétique du quartier de Kashiwanoha, dans une banlieue de Tokyo. Dans cette « ville intelligente », les immeubles résidentiels, un grand centre commercial, des hôtels et deux universités sont interconnectés pour assurer un bon équilibre entre le réseau public, la production délocalisée et la consommation électrique.