Qu’est-ce que le mix électrique ?

Actualisé le 26.07.2023

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Sciences de la vie et de la terre

Le représente l’éventail des combustibles qui servent à produire de l’ dans une région géographique donnée. Il est encore dominé au niveau mondial par le charbon. Mais il devrait se modifier notablement au cours des vingt prochaines années, avec une forte progression des et du gaz naturel.

Le mix électrique varie considérablement d’un pays à l’autre, en fonction des marchés mondiaux, des choix politiques nationaux et des productions locales de combustibles.

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La part des énergies renouvelables (hors hydraulique) pourrait être multiplié par 3 (voire par 5) d’ici 2040

Charbon dominant, gaz en hausse

Le charbon, facile à extraire et très bon marché, reste la principale source de production d’électricité dans le monde, avec une part de plus de 38 % en 2018. Mais l’écart avec le gaz naturel (23,4 %) se réduit. Le pétrole, indispensable dans les transports et l’industrie, est peu utilisé dans la production électrique. L’hydraulique est la première des énergies renouvelables (près de 16 %) alors que l’éolien (4,8 %) et le solaire (2,2 %) croissent régulièrement. Le nucléaire plafonne à un peu plus de 10 %.

Dans la zone européenne, le nucléaire est beaucoup plus présent même si plusieurs pays se sont engagés dans une sortie de cette source d’énergie, comme en Allemagne, ou dans une réduction, comme en France. Charbon et gaz sont à parts à peu près égales autour de 20 %. Eolien et solaire (plus de 13 % à eux deux) sont plus développés en Europe que dans le monde. 
En France, le nucléaire reste très dominant (plus de 70 %) en raison des choix industriels faits dans les années 19701.

Le saviez-vous ?
Le mix électrique présente l’éventail des combustibles qui servent à produire de l’électricité dans une zone géographique donnée

États-Unis, Chine, Inde

Aux États-Unis, l’extraction massive des a fait chuter le prix du gaz, dont la place dans le mix américain a bondi à 25 %. Autre conséquence, les États-Unis exportent davantage de charbon, dont le prix a donc baissé sur le marché mondial, entraînant une hausse de l’utilisation du charbon ailleurs dans le monde et provoquant une hausse des émissions de CO2.

 

La Chine et l’Inde continuent à recourir massivement au charbon, bon marché et facilement accessible, pour produire l’électricité. Mais la Chine développe aussi à grande échelle de vastes parcs nucléaires et éoliens terrestres, notamment en Mongolie intérieure, tandis que l’Inde multiplie les centrales solaires et a également des projets nucléaires.

Après la catastrophe de Fukushima en mars 2011, le Japon a réduit l’utilisation du nucléaire en fermant ses centrales pendant 14 mois. Le pays s’est alors reporté sur des centrales à charbon, au gaz et au pétrole . Depuis, plusieurs réacteurs nucléaires ont été remis en service.

Les scénarios de l’AIE

Les évolutions d’ici 2040 dépendent de beaucoup de facteurs, notamment la place grandissante de l’électricité dans les transports ainsi que les politiques plus ou moins audacieuses pour contenir le (économies d’énergie, , nouvelles énergies).

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a élaboré divers scénarios 2040 selon l’intensité de ces efforts. Ils présentent trois constantes :

  • Un monde très « électrique ». La production d’électricité devrait augmenter de 50 % environ dans tous les scenarios.
  • Un « boom » des renouvelables. La part de l’électricité renouvelable (hors hydraulique), qui est de 9,4 % en 2018, passerait à 29 % dans un scénario moyen et même à 46 % dans le scénario le plus audacieux.
  • Une baisse du charbon. Sa part passerait de 38 % à 25 %, voire 4 % dans le scenario le plus audacieux.

La part du gaz naturelle resterait autour de 20 %. Pour arriver au scénario le plus économe en émissions de CO2, qui puisse réduire aussi la part du gaz, il faudrait développer nettement le nucléaire et engager des politiques ambitieuses de capture et de stockage du CO2.

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