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Mobilité : 6 métiers qui ont de l’avenir

Toute une gamme de métiers passionnants naît avec la transition vers une mobilité plus durable. Suivez le guide !

Métiers de la mobilité

Le choix de la motorisation électrique dans les transports terrestres conduit à des filières nouvelles, comme celle des batteries, qui nécessitent des usines géantes. Des véhicules innovants, comme les drones ou les avions taxis, impliquent des spécialités inédites. Les ordinateurs de bord des véhicules supposent des systèmes embarqués de plus en plus complexes et donc des compétences d’électroniciens et d’experts des données numériques. Le développement des mobilités douces (trottinettes, deux roues électriques) relance des vocations de mécanicien.

Ces métiers ont besoin d’ingénieurs de recherche mais aussi d’électroniciens, de roboticiens et de techniciens de maintenance aux compétences de plus en plus pointues. Ces différentes qualifications sont appelées à travailler de plus en plus en équipe, et en liaison avec des entreprises étrangères.

A chaque étape des process industriels, la préoccupation environnementale implique des experts qui veillent aux économies d’énergie, au recyclage et au respect des normes françaises et européennes. Voici quelques exemples de ces métiers au service de l’innovation.

Ingénieur.e chercheur.euse en chimie des matériaux / ingénieur concepteur de batteries

 

Ingénieur.e chercheur.euse en chimie des matériaux / ingénieur concepteur de batteries

©Matthew Bender - Saft / TotalEnergies

Mission

 

Les réactions chimiques sont au cœur du stockage de l’énergie par batteries. Les ingénieurs chercheurs ont pour mission de créer de nouvelles batteries, plus sûres, d’une plus grande durée de vie, supportant la chaleurAujourd'hui, en thermodynamique statistique, la chaleur désigne un transfert d'agitation thermique des particules composant la matière... et le froid et à un coût moindre. L’ingénieur en chimie des matériaux travaille sur les métaux qu’il manipule en poudres, en pâtes ou en solutions liquides. L’ingénieur concepteur doit imaginer des systèmes opérationnels qui répondent aux besoins des industriels de tous les secteurs, depuis la micro-informatique jusqu’à l’espace. Le développement accéléré des véhicules électriques ouvre de grandes perspectives à ces métiers, avec une forte ouverture au monde. 

Qualités requises

 

  • La curiosité inlassable du chercheur
  • L’esprit de compétition
  • La rigueur
  • L’attention aux besoins des clients
  • L’ouverture à l’international (donc l’anglais)

 

Formations

 

Entre Bac +5 et Bac +8.

Après le bac, le parcours universitaire comprend licence-maîtrise puis un DEA ou un doctorat en physique ou en chimie, donc jusqu’à 8 ans d’études. Possibilité de passer par une école d'ingénieurs.

 

Salaires de départ

 

Entre 2 300 et 3 000 € selon les secteurs et les compétences.

 

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Ingénieur.e de production / Pilotes de lignes de production

 

Pilotes de lignes de production
 

Mission

 

L’ingénieur de production organise et contrôle le travail des ateliers au sein d’une usine. La transition vers le véhicule électrique, les nouvelles filières de batteries, l’innovation dans l’aéronautique et l’utilisation future du vecteur hydrogèneL'hydrogène est l'atome le plus simple et le plus léger. C'est l'élément de très loin le plus abondant de l’univers. , offrent des perspectives d’emploi importantes et variées dans ces métiers. Dans le domaine des batteries, l’ingénieur peut être responsable d’une ligne de production chimie ou d’une ligne de production mécanique selon le stade de finalisation de la batterie. Dans l’automobile ou l’industrie ferroviaire, il intervient tout au long de chaînes de production de plus en plus robotisées. L’ingénieur de production doit résoudre à la fois des problèmes techniques et des problèmes humains dans la gestion des équipes.

Le « pilote de ligne de production » n’est pas aux commandes d’un avion ! Mais c’est un technicien dont la responsabilité est grande pour la qualité et la régularité des process de production. Il existe un bac pro spécifique (PLP) pour former des professionnels capables de conduire tout type de ligne de production. Il permet de travailler immédiatement après son obtention ou de poursuivre des études supérieures.

 

Qualités requises

 

  • De solides acquis techniques pour s’imposer
  • Le goût du terrain
  • Des qualités de relations humaines pour gérer des équipes de plusieurs centaine de personnes

 

Formations

 

Bac+5 et bac pro.

Pour les ingénieurs, bac+5, via l’université, au minimum le master dans la branche envisagée (mécanique, matériaux, chimie, …) ou via les écoles d’ingénieurs, diplôme avec spécialisation ultérieure.

Pour les techniciens, formations diverses jusqu’à bac+3 selon les branches.

 

Salaires de départ

 

Entre 2 200 et 2 500 € pour les ingénieurs.

 

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3 vidéos ONISEP :

 

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Fiches CIDJ :

Fiches ONISEP :

 

Roboticien.ne / technicien.ne de maintenance des robots industriels

 

Le technicien de maintenance des robots industriels

 

Mission

 

La robotisation des usines touche aujourd’hui toutes les industries (construction automobile, aéronautique, ferroviaire, chimie et pharmacie, agroalimentaire, ...) et se développe de façon très rapide. L’ingénieur roboticien conçoit des systèmes de haute technologie, tant sur le plan mécanique que sur celui de la programmation logicielle. Répondant aux cahiers des charges des industriels, il travaille dans les laboratoires de recherche, les bureaux d'études ou les ateliers de fabrication. Il supervise la production des robots puis éventuellement leur fonctionnement.

Les lignes de production automatisées nécessitent une fiabilité très forte. La moindre défaillance d’une chaine robotique peut avoir des conséquences lourdes en termes de production et de coûts. Le technicien de maintenance de robots industriels a pour mission d’éviter les pannes grâce à une surveillance continue. Il doit maîtriser l’anglais qui accompagne généralement les notices d’équipement.

 

Qualités requises

 

  • Passion pour les technologies du futur
  • Solides connaissances techniques
  • Esprit d’équipe

 

Formations

 

Bac +5 pour les roboticiens.

En université, master mention robotique, électronique, ingénierie des systèmes complexes.

En écoles, diplôme d'ingénieur en robotique.

3 années supplémentaires permettent d’accéder aux fonctions d’enseignant-chercheur.

Pour les techniciens de maintenance, plusieurs BTS en bac+2 ou BUT de génie industriel en bac+3.

 

Salaires de départ

 

Entre 2 200 et 2 500 € pour un ingénieur.

Un peu en dessous de 2 000 € pour un technicien.

 

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Ingénieur.e de systèmes embarqués / électronicien automobile

 

 Le technicien(ne) automobile

 

Mission

 

Les « systèmes embarqués » sont omniprésents : dans les ordinateurs de bord des avions, des voitures, des trains ou tramways mais aussi dans tous les équipements transportables mobiles qui communiquent via un réseau Internet (multimédia, domotiqueLa domotique représente l'ensemble des procédés d'automatisation et de programmation applicables aux domiciles... , secteur médical, systèmes de contrôle et de surveillance à distance, armement…). L'ingénieur en électronique spécialisé en systèmes embarqués conçoit des systèmes complexes qui assurent ces besoins et analysent les données recueillies. Les perspectives sont importantes dans le secteur de la mobilité avec les recherches sur les véhicules autonomes, la gestion des flux de circulation dans les villes, l’intermodalité des transports en commun.

La maintenance des système électroniques à bord d’un véhicule offre également de multiples emplois de techniciens spécialisés en électronique (bac +3), notamment dans le secteur automobile en pleine évolution.

 

Qualités requises

 

  • Pour l’ingénieur, une attention permanente pour les innovations dans le monde entier, avec la gestion de projets à la frontière entre le matériel et le logiciel.
  • Pour le technicien électromécanicien, minutie et précision. Aptitude à se former aux nouveaux systèmes.

 

Formations

 

Bac+5 pour l’ingénieur en systèmes embarqués (diplôme d'ingénieur en électronique ou en informatique et réseaux) ou bien master en robotique, ingénierie des systèmes complexes, réseaux et télécommunications.

Niveau CAP à bac +3 pour les métiers de techniciens électroniciens, notamment dans l’automobile. Le diplôme universitaire de technologie BUT GEII permet d’élargir ses compétences en génie électronique et informatique industrielle.

 

Salaires de départ

 

Pour un ingénieur en systèmes embarqués, plus de 3 000 €

Pour un électromécanicien automobile, autour de 1 700 €

 

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Ingénieur.e en environnement

 

L’ingénieur(e) en environnement

 

Mission

 

L’ingénieur en environnement veille à réduire l’impact de toutes les activités sur l’environnement. Dans l’industrie, et notamment dans les secteurs liés aux transports, il analyse les processus de production pour réduire l’incidence d’un produit sur l’environnement à toutes les étapes de son cycle de vie, tout en préservant sa qualité et son coût de revient. Il cherche à réduire les consommations d’énergie de l’usine, à assurer le retraitement des eaux usées et des déchets, à écarter les pollutions. C’est à lui de veiller à ce que l’entreprise respecte scrupuleusement les règles environnementales françaises et européennes. A lui aussi de sensibiliser les personnels aux questions de sobriété et de respect de l’environnement. Il travaille souvent dans des bureaux d’études ou des sociétés de conseil, prestaires des entreprises.

 

Qualités requises

 

  • Esprit d’analyse et de synthèse
  • Bonnes connaissances des normes environnementales en perpétuelle évolution
  • Capacité à s’intégrer avec les unités de production dans l’usine

 

Formations

 

Bac + 5. Différentes écoles d’ingénieurs selon le secteur d’activité envisagé (transports, agro-alimentaire, chimie, énergie, etc…). Master selon les secteurs, voire master spécialisé (bac +6) en management de la qualité, de la sécurité et de l'environnement.

 

Salaires de départ

 

Autour de 2 500 €

 

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Créateur de « solutions drones » - Télépilote de drone

 

Pilote de drone

 

Mission

 

Engin sans pilote commandé à distance, porteur de caméras et de capteurs électroniques, le drone est de plus en plus utilisé : missions de relevés topographiques, de mesures d’émissions de gaz, d’inspection de chantiers ou de réseaux électriques, de livraisons de colis, de traitement de surfaces agricoles, etc. La diversité des missions a conduit à définir des masters spécialisés (bac +6) pour former des créateurs de « solutions drones ».

Dans le même temps, des formations techniques préparent au métier de télépilote de drone. Il assure la préparation technique du drone, gère son vol et la captation de données. Il doit veiller à deux impératifs : répondre aux besoins du client qui a demandé la mission, assurer le respect rigoureux des règlements administratifs qui assurent la sécurité des vols d’engins. L’armée offre de nombreuses possibilités dans cette nouvelle qualification professionnelle. Le pilote de drone peut être conduit à créer sa propre entreprise.

 

Qualités requises

 

  • Esprit d’innovation, des connaissances en mécanique et informatique, une ouverture à l’international.
  • Pour être pilote, beaucoup de rigueur, une attention stricte à la sécurité, une aptitude au travail en équipe.

 

Formations

 

Les Arts et Métiers Aix-en-Provence ont créé un master spécialisé sur les « solutions drones ».

Des CQP (certificats de qualification professionnelle) se mettent en place, adaptés aux différents secteurs qui utilisent les drones (BTP, énergie, agriculture, audiovisuel, etc.). Et des formations aux règlements de l’aviation civile.

 

Salaires de départ

 

Dans le civil, le salaire est très variable, selon l’entreprise ou le micro-entrepreneuriat : entre 1 300 et 2 500 € par mois, mais une possibilité d’aller beaucoup plus haut (5 000 € par mois) avec de l’expérience.

 

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CIDJ - Témoignage d’une auto-entrepreneure

 

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