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Économies d'énergie : 7 métiers qui ont de l'avenir

metiers economies d'energie

Moins de consommation d’énergie signifie moins d’émissions de CO2Dioxyde de carbone. Avec la vapeur d'eau, c’est le principal gaz à effet de serre (GES) de l'atmosphère terrestre... néfastes pour le climat, moins de pollution de l’air et des factures énergétiques allégées. Dans ces conditions, les métiers qui concourent à une diminution de la consommation énergétique sont de plus en plus porteurs.

Dans les secteurs de l’habitat, ils concernent le chauffage, la climatisation, l’eau chaude pour les logements neufs ou en rénovation, mais aussi l’équipement numérique des logements.

Dans l’industrie, il s’agit de la production de chaleurAujourd'hui, en thermodynamique statistique, la chaleur désigne un transfert d'agitation thermique des particules composant la matière... ou le refroidissement des usines, mais aussi la conception de machines et d’équipements moins gourmands en énergie.

Dans la ville durable, il s’agit de rationaliser les flux d’énergie, mais aussi de gérer l’eau ou les déchets.

La multiplication des normes industrielles, de l’étiquetage énergétique des équipements ménagers, des diagnostics dans le bâtiment ou l’automobile exige des professionnels de mieux en mieux formés aux outils de mesure ou aux simulations numériques. Ils travaillent le plus souvent dans des petites entreprises, voire auprès d’artisans, mais aussi dans les grands chantiers du BTP, dans les bureaux d’études ou dans les collectivités locales.  

Les différents métiers exigent deux aptitudes de base :

• être prêt à faire un effort continu de formation tout au long de sa carrière : comme pour tous les secteurs en  émergence, il faut suivre l’évolution permanente et très rapide des technologies disponibles et des outils numériques.

• savoir travailler en équipe : le spécialiste des économies d’énergie ne peut ignorer les contraintes de la production ou du service dont la qualité doit être maintenue ; il ne peut donc pas travailler seul mais doit le faire en relation constante avec les autres techniciens de l’entreprise.

En savoir plus sur les formations et les métiers : 
CIDJ
ONISEP
SERCE (« Les entreprises de la transition énergétique et numérique ») qui publie notamment Métiers de l’électricité
CETIM Academy
Des métiers où les femmes sont de plus en plus nombreuses : voir la vidéo d’Aidelec

Planète Énergies vous donne quelques exemples de métiers pleins d’avenir.

 

Ingénieur·e en efficacité énergétiqueEn économie, l'efficacité énergétique désigne les efforts déployés pour réduire la consommation d'énergie d'un système...
 

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MISSION

L’ingénieur en efficacité énergétique réalise des études pour optimiser la consommation d’énergie dans les bâtiments nouveaux ou en rénovation (immeubles, centre commerciaux, usines), ce qui l’amène souvent à intégrer les énergies renouvelablesOn appelle énergie renouvelable une source d'énergie dont le renouvellement naturel est immédiat ou très rapide... . Il travaille ainsi en liaison étroite avec l’architecte et le maître d’ouvrage, soit en amont du projet, soit durant sa réalisation. Il collabore à l’élaboration du cahier des charges et des dossiers auprès des organismes certificateurs.

Au terme de son analyse, il propose des solutions sur le choix des matériaux et des équipements, la faisabilité technique et présente des études chiffrées sur les performances attendues. Il travaille souvent au sein d’un bureau d’études et doit donc s’intégrer dans une équipe.

QUALITÉS REQUISES

Rigueur et esprit de synthèse, des compétences en rédaction pour produire ses rapports. Il doit avoir un goût pour l’argumentation afin de défendre ses points de vue face aux autres corps de métiers. Le métier implique de travailler sur des chantiers et donc impose une mobilité géographique.

FORMATIONS

Bac + 5 : Diplômes d’ingénieurs (génie énergétique du bâtiment, économie de la construction) ou masters (énergétique, ingénierie du bâtiment). Il existe des masters très spécialisés sur les éco-matériaux et la construction durable.

SALAIRES DE DÉPART

Entre 2 500 et 2 900 € brut mensuel au démarrage.

 

 

Économe de flux
 

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MISSION

L’économe de flux a pour mission de réduire les gaspillages, en matière d’énergie mais aussi d’eau ou de déchets. A la demande des entreprises, des administrations ou des collectivités, il examine les installations d’électricité, de chauffage, de climatisation, de circuits d’eau, etc. Il examine les contrats et les factures, établit un diagnostic et préconise des solutions pour réduire les consommations. Il ne réalise pas lui-même les modifications mais en examinera les résultats. Pour cela, il met en place un « tableau de bord » qui permet de suivre l’évolution. On parle quelquefois dans les entreprises de « pilote-énergie ».

QUALITÉS REQUISES

Un esprit de synthèse, d’organisation et de méthode. Une bonne connaissance des outils bureautiques. Un goût pour la pédagogie car il doit expliquer à ceux qu’il côtoie dans son travail (salariés, élus, utilisateurs) les bonnes pratiques de la consommation. S’il a un niveau d’ingénieur, il est amené à s’occuper des grandes installations complexes et à diriger des équipes.

FORMATIONS

Bac + 2 : BTS Fluides, énergies, domotiqueLa domotique représente l'ensemble des procédés d'automatisation et de programmation applicables aux domiciles... .

Bac +3 :  BUT génie thermique et énergie. Plusieurs Licences pro : maintenance des installations énergétiques, métiers de l'énergétique, de l'environnement et du génie climatique.

Bac +5 : des formations à la fois de Master (gestion et droit des énergies, économie de de l'énergie et des transports) et de Diplômes d'ingénieurs.

SALAIRES DE DÉPART

Variables selon le niveau de formation. Brut mensuel d’environ 1 500 € pour un jeune technicien, de 2 100 € pour un ingénieur.

 

 

Domoticien·ne
 

domoticien
 


MISSION

La domotique, appuyée sur l'électronique et l’informatique, permet de centraliser le contrôle à distance des différents systèmes de l’habitat, comme le chauffage, l’électricité, les portails et volets roulants, les caméras vidéo et autres équipements. Le but est d’améliorer la sécurité et le confort mais aussi de mieux gérer l’énergie afin de réaliser des économies. Le domoticien travaille à rendre cet habitat « intelligent ». Il analyse les besoins du client (entreprise ou particulier) et lui propose des solutions techniques adaptées. Il supervise ensuite l'installation, la mise en service du matériel et éventuellement la maintenance. Le domoticien est employé le plus souvent au sein d’entreprises d’installations électriques.

A un niveau d’ingénieur, il peut travailler au sein d’un bureau d’études pour concevoir de nouveaux systèmes.

FORMATIONS

Bac + 2 : BTS Électrotechnique ou domotique.

Bac+3 : Licences pro domotique ou métiers de l’électronique.

Bac + 5 : Diplômes d’ingénieurs de sciences appliquées.

SALAIRES DE DÉPART

Environ 1 600 € brut mensuel pour un technicien, entre 2 000 € et 2 200 € brut pour un ingénieur.

 

 

Éco-concepteur·trice
 

Eco-concepteur
 


MISSION

L’éco-concepteur étudie la façon de fabriquer un produit afin qu’il n’entraîne qu’une faible consommation de matières premières, d’énergie, d’eau, qu’il pollue peu et produise le moins de déchets possible. Il doit prendre en compte toutes les étapes de la production, de la consommation, du recyclage ou de l’élimination de ce produit, ce qu’on appelle son « cycle de vie ». Son travail peut s’appliquer à tous les produits industriels (plastiques, automobile, électroménager, électronique, agro-alimentaire…).

Il travaille en coopération avec les designers, les ingénieurs et techniciens de production. Il produit des études et des dossiers, rédige des cahiers des charges, lance des appels d'offres. Il s’informe de toutes les réglementations et normes en vigueur et s’intéresse aux questions de coût de productions et aux aspects financiers. Il contribue à une bonne information du consommateur pour un bon usage et un recyclage en fin de vie.

QUALITÉS REQUISES

Il doit savoir travailler en mode projet, c’est-à-dire en équipe. Il doit donc avoir le sens du contact et de la communication compte tenu des autres métiers qui l’entourent.

FORMATIONS

Les formations vont du niveau bac + 3 (poste d'assistant) au niveau bac + 5 ou 6 (niveau ingénieur).

Bac + 3 : De nombreuses licences professionnelles (énergétique, mécanique, matières plastiques, packaging, design, etc…) comportent des parcours éco-conception, éco-construction, amélioration de processus industriels.

Bac +5 ou +6 : Le diplôme d’ingénieur généraliste est souvent complété par un master en éco-conception. Il y a des Mastères spécialisés (MS) en « management du changement et innovation durable » et « économie circulaire ».

SALAIRES DE DÉPART

Ils dépendent du niveau de compétence, de la nature de l’entreprise : autour de 2 000 € brut mensuel pour un technicien, de 3 000 € pour un ingénieur.

 

 

Diagnostiqueur·euse immobilier
 

diagnostiqueur
 


MISSION

Ce métier technique est apparu avec le renforcement de la réglementation de l'habitat. Le diagnostiqueur immobilier intervient sur un bien avant sa vente, sa location ou sa rénovation. Les diagnostics techniques, généralement fixés par la loi, concernent des domaines multiples : amiante, plomb, sécurité ascenseurs, calcul des superficies, installations de gaz et d'électricité... Une partie importante est constituée par le diagnostic de performance énergétique (DPE). Il renseigne sur la performance énergétique d’un logement ou d’un bâtiment, en évaluant sa consommation d’énergie et son impact en termes d’émissions de gaz à effet de serrePhénomène naturel permettant un accroissement de la température de l'atmosphère d'une planète grâce à la présence de certains gaz... mais n’émet pas de préconisation sur les travaux à réaliser.

Le diagnostiqueur DPE doit remettre des rapports détaillés, avec des schémas, qui entrent dans les transactions immobilières. Il peut être salarié d’un cabinet d’expert ou évoluer vers un statut de professionnel indépendant.

QUALITÉS REQUISES

Sens du contact et des relations avec les professionnels du bâtiment et de l’immobilier (architectes, agences, syndics, notaires) mais aussi avec les particuliers. A la fois des compétences techniques, mais aussi des compétences administratives pour suivre les normes et les évolutions du droit.

FORMATIONS

Il faut à la fois une formation initiale dans le domaine de la technique du bâtiment (niveau bac +2) puis des certifications correspondant aux différents secteurs.

La formation initiale comporte des BUT en génie civil, construction durable, génie thermique et énergie, et des licence pro des métiers du BTP.

L’obtention des certifications exige des formations complémentaires courtes (3 mois souvent) qui sont dispensées par des organismes privés et peuvent être onéreuses (plus de 5 000 €). Tous les 5 ans, ces certifications doivent être renouvelées. Depuis 2007, un Comité français d’accréditation (COFRAC) vérifie les compétences en ce domaine et près de 10 000 professionnels ont déjà été certifiés pour la réalisation de DPE.

SALAIRES DE DÉPART

Pour un salarié d’un cabinet d’expert, entre 1 700 et 2 000 € brut mensuel.

 

 

Monteur·euse en installations thermiques
 

 monteur en installation thermique
 


MISSION

Le monteur en installations thermiques assure la pose, la mise en service et la maintenance des équipements de chauffage et de climatisation dans les logements, les bureaux, les usines, les centres commerciaux... Artisan ou salarié de grande ou petite entreprise, son rôle est essentiel dans les campagnes de rénovation pour un habitat plus durable. De la qualité de son travail dépendent les performances et les économies associées.

A partir de plans, il effectue la pose des conduites et les travaux préliminaires pour installer les pompes, thermostats, émetteurs et diffuseurs de chaleur ou de froid. Il doit veiller à la stricte application des règles de sécurité.

QUALITÉS REQUISES

Bonne condition physique en raison des déplacements sur les chantiers et la manutention de charges lourdes. Fréquentes opérations de dépannage le soir ou les week-ends.

FORMATIONS

Le niveau CAP, avec une possible mention complémentaire « maintenance en équipement thermique » obtenue en 1 an, ouvre de nombreuses perspectives d’emploi.

Profils bac pro qui, après quelques années d’expérience, ouvrent l’accès à des fonctions d'encadrement. Les niveaux plus élevés ouvrent la voie à la gestion de chantiers ou de projets complexes.

SALAIRES DE DÉPART

Pour le niveau CAP, de l’ordre du SMIC. Un chef d'équipe démarre aux alentours de 1 900 €.  

 

 

Étanchéiste (ou étancheur·e)
 

étanchéiste
 


MISSION

L’étanchéiste ou étancheur a pour mission d’assurer l’imperméabilisation de toutes les surfaces d’un bâtiment, neuf ou en rénovation, ainsi que l’isolation phonique et thermique. Il travaille sur les instructions de l’ingénieur en efficacité énergétique du bâtiment. Il utilise une grande variété de matériaux (matières synthétiques, polymères, laine de verre, laine minérale, verre cellulaire, résines, etc.). Dans le cadre de l’isolation thermique, il assure l’isolation des parois et des installations de chauffage, de climatisation ou de ventilation. Il pratique le calorifugeage des tuyaux et canalisations d'eau et de chauffage.

QUALITÉS REQUISES

Une bonne connaissance des normes et des caractéristiques des nouveaux matériaux, en constante évolution. Respect des consignes de sécurité strictes pour éviter les chutes, les brûlures et les risques d’incendie. Des conditions de travail difficiles en périodes de froid ou de canicule.

FORMATIONS

Niveau CAP ou Bac Pro, dans la section étanchéité du bâtiment. Quelques formations professionnelles très ciblées préparent au titre de technicien basse consommation (BBC). Un BTS « enveloppe du bâtiment : conception et réalisation » est de niveau Bac+2.

SALAIRES DE DÉPART

Le salaire varie selon les entreprises et les régions. Souvent au niveau du SMIC pour un débutant.

 

En savoir plus sur les formations : 
Fiche CIDJ - Étanchéiste 
Fiche ONISEP - Étanchéiste 

En savoir plus sur les métiers : 
Matériaux et surfaces (CETIM)

 

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