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Gazoducs Russie/CEI vers l'Europe existants et en projet

Gazoducs Russie/CEI vers l'Europe existants et en projet

 
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GAZODUC

TAP (TRANS ADRIATIC PIPELINE)
Mise en service prévisionnelle : 2020
(début des travaux mi-2016)
Capacité : 10 Gm 3 /an,
doublée ensuite

Longueur : 880 km
Origine du gaz : Azerbaijan (gisement de Shah Deniz)
Trajet (à partir de la Turquie) : Grèce - Albanie - mer Adriatique - Italie
 
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Gazoducs Russie/CEI vers l'Europe existants et en projet
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Sources : Gazprom export ; Gazprom ; Tanap ; Trans Adriatic
Pipeline ; BP ; Natural Gas Europe ; Nord Stream ; South
Stream Transport
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Gazoducs Russie/CEI vers l'Europe existants et en projet
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Gazoduc NORTH STREAM
Mise en service : Novembre 2011
(1 ère ligne) octobre 2012 (2 ème ligne)
Capacité : 55 Gm 3 /an
(2 lignes x 27,5 Gm 3 /an)
Longueur : 1 224 km
Origine du gaz : Sibérie occidentale, via le gazoduc Gryazovets-Vyborg (917 km) raccordé au Yamal
Trajet (à partir de la Russie) : sous la mer Baltique, de Vyborg à Greifswald (Allemagne)
Partenaires : Gazprom, EON, Wintershall, OMV, Shell, Engie
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Gazoduc YAMAL EUROPE
Mise en service : 2006
Capacité : 33 Gm3/an
Longueur : 2 800 km en Russie, de l'ordre de 4 000 km au total
Origine du gaz : Péninsule de Yamal, en mer de Kara
Trajet (à partir de la Russie) : Biélorussie - Pologne – Allemagne
Partenaires : Gazprom, Beltrangaz, PGNiG
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Gazoduc BROTHERHOOD
Mise en service : 1967
Capacité : 100 Gm3/an
Longueur : de l’ordre de 4 000 km
Origine du gaz : Nord de la Sibérie occidentale et Bassin de la Volga (branche «Soyouz»)
Trajet (à partir de la Russie) : Ukraine - Slovaquie puis 2 branches,
République Tchèque - Allemagne/Bénélux/France et Autriche - Italie/Slovénie/Croatie
Partenaires : Gazprom, UkrTransGas
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Pipeline BLUE STREAM
Mise en service : Février 2003
Capacité : 16 Gm3/an
Longueur : 1 213 km
Origine du gaz : Russie
Trajet (à partir de la Russie) : sous la mer Noire, de Beregovya à Samsun (Turquie)
Partenaires : Gazprom, ENI
Projet d'une nouvelle ligne en décembre 2014 d'une capacité de 63 Gm 3 /an (de même capacité que le South Stream abandonné au même moment par la Russie).
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Gazoduc NABUCCO
Projet soutenu par l’Union européenne, mise en service initialement prévue en 2017.
Capacité : 31 Gm3/an (dont 10 en provenance d'Azerbaïdjan)
Longueur : 3 300 km
Origine du gaz : Azerbaïdjan (gisement de Shah Deniz) et éventuellement Iran
Trajet (à partir de l'Azebaïdjan) : Géorgie - Turquie - Bulgarie - Roumanie - Hongrie - Autriche - République Tchèque - Allemagne
Le projet est à l'arrêt, concurrencé par les projets TANAP et surtout TAP et plombé par un prix du gaz à la baisse, la concurrence du charbon et le développement attendu des énergies renouvelables. En mars 2015, la Bulgarie a tenté de relancer la branche occidentale du projet (Nabucco West).
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Gazoduc TAP (TRANSADRIATIC PIPELINE)
Mise en service prévisionnelle : 2020 (début des travaux mi-2016)
Capacité : 10 Gm3/an, doublée ensuite
Longueur : 880 km
Origine du gaz : Azerbaïdjan (gisement de Shah Deniz)
Trajet (à partir de la Turquie) : Grèce - Albanie - mer Adriatique - Italie
Le 28 juin 2013, le consortium Shah Deniz II (BP, Total, Lukagip-ENI et Lukoil en coentreprise), Nico, Socar et TPAO) a retenu le projet TAP de gazoduc transadriatique pour acheminer son gaz vers l'Italie. Le TAP devrait être alimenté par le TANAP (et potentiellement par le TurkStream).
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Gazoduc TANAP/SCP
Mise en service prévisionnelle : 2018 (début des travaux en 2015)
Capacité : 10 Gm3/an, doublée ensuite
Longueur : 1 841 km
Origine du gaz : Azerbaïdjan (gisement de Shah Deniz)
Trajet : Frontière géorgienne - Erzurum - Eskişehir - Biga (Turquie)
Partenaires : Socar, Botas, BP
Ce projet fait partie de la chaîne dite du «corridor gazier sud» permettant d'alimenter l'Europe en gaz azerbaïdjanais.
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Gazoduc TURKSTREAM
Mise en service : Indéterminée
Capacité : initialement 63 Gm 3 , abaissée unilatéralement par Gazprom à 32 Gm 3
Longueur : environ 920 km sous la mer Noire
Origine du gaz : Russie
Trajet : Anapa (Russie) - Kiykoy (Turquie d'Europe) - Ipsala (Turquie, à la frontière grecque)
Partenaires : Gazprom, Botas
Le projet TurkStream (autrefois appelé Turkish Stream) a été relancé en juillet 2016 par la Russie et la Turquie après plusieurs mois d'un enlisement provoqué par les tensions diplomatiques entre les deux pays. Mais aucune décision n'a encore été prise sur sa réalisation.
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Gazoduc SOUTH STREAM
Projet concurrent de Nabucco, inspiré par la Russie. Initié en 2007, travaux commencés en 2012.
Capacité : 63 Gm3/an
Longueur : 3 600 km
Origine du gaz : Russie, pays circum-caspiens (en lien avec le projet TCGP)
Trajet (à partir de la Russie) : Djougba- mer Noire - Burgas (Bulgarie) puis 2 branches possibles : Serbie - Hongrie - Autriche - Slovénie - Italie ou Grèce - Italie
Partenaires du tronçon sous-marin : Gazprom, ENI, EDF, Wintershall
Le 1 er décembre 2014, la Russie abandonne officiellement le projet du fait des lenteurs et aussi probablement des sanctions européennes suite à l'annexion de la Crimée.
Sources : Gazprom export ; Gazprom ; Tanap ; Trans Adriatic
Pipeline ; BP ; Natural Gaz Europe ; Nord Stream ; South
Stream Transport
5ème Gauche pour planete-energies.com
 

Un tiers environ du gaz consommé dans l'Union européenne provient de Russie. Du temps de l’Union soviétique, 80 % de ce gaz russe transitait par le gazoducCanalisations destinées à transporter du gaz sur de longues distances (sur terre ou au fond de la mer). Brotherhood, qui traverse l’Ukraine. Après l’implosion de l’URSS, les tensions Ukraine-Russie à répétition ont conduit à chercher des alternatives à cette voie, tant par le nord que par le sud. Au nord, Yamal est monté en puissanceEn physique, la puissance représente la quantité d'énergie fournie par un système par unité de temps... et l’Allemagne a poussé à la construction de Nord Stream, sous la mer Baltique, permettant de contourner l'axe Biélorussie/Ukraine/Pologne. Au sud, la situation est très complexe. Moscou et Ankara ont inauguré en 2003 Blue Stream, sous la mer Noire, alimentant la Turquie. La Russie a envisagé de donner plus d'ampleur à la voie sous la mer Noire avec South Stream, mais a finalement renoncé fin 2014. Elle a alors annoncé le projet TurkStream, à charge pour l’Europe d’aller chercher le gaz à la frontière entre la Turquie et la Grèce. Mais les crises dans la région (Syrie et Irak, tension russo-turque) freinent sa réalisation. L’Europe, quant à elle, a un temps caressé l’idée de Nabucco, qui serait allé chercher le gaz des pays producteurs autour de la mer Caspienne, voire de l'Iran. Mais ce projet est quasi abandonné du fait de projets concurrents : le Trans-Anatolian Natural Gas Pipeline (TANAP) et le Trans-Adriatic Pipeline (TAP), qui offriront un accès direct au gaz d’Azerbaïdjan, via la Géorgie et la Turquie, puis la Grèce et l'Albanie jusqu'à l'Italie, cela sans passer par la Russie. Un paysage complexe, qui peut être bouleversé par d’autres événements : le développement du gaz naturel liquéfié, livrable par méthanierLes méthaniers sont des navires qui permettent de transporter du gaz naturel liquéfié (GNL). de n’importe quel point du monde, le développement du gaz de schisteLes gaz de schiste (ou shale gas) sont situés dans des roches sédimentaires argileuses enfouies à de grandes profondeurs... américain, ou bien encore la tentation historique de la Russie de se tourner non plus vers l’Europe mais vers son grand voisin asiatique, la Chine.

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