
Réchauffement climatique


RIO+20 : le développement durable en questions
Mis en ligne le 10/11/2011
Du 4 au 6 juin 2012, la ville de Rio accueille le Sommet de la Terre. C'est la cinquième conférence internationale des Nations Unies sur l'environnement. Elle réunit les dirigeants du monde entier, chefs d'État, politiciens, chercheurs, écologistes, experts, syndicalistes. Objectif : essayer de s'entendre, ensemble, sur les mesures à prendre pour l'avenir de la planète.
Qui est à l'origine du Sommet de la Terre ?
Les Nations Unies (ONU) ont organisé la première Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED) à Stockholm, en 1972. Elle a débouché sur la création du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), qui encourage les actions de développement durable à travers le monde. Les participants ont aussi décidé de se retrouver tous les 10 ans pour poursuivre des actions communes et concertées. C'est l'objet des Sommets de la Terre.
Pourquoi cette conférence s'appelle-t-elle RIO+20 ?
Après Stockholm, la manifestation s'est tenue à Nairobi en 1982. A Rio en 1992, elle a pris le nom de Sommet de la planète Terre (appelé plus simplement Sommet de la Terre). Puis, elle a enfin eu lieu à Johannesburg en 2002. En 2012, l'ONU a de nouveau fixé le rendez-vous à Rio, 20 ans après. D'où le nom de RIO+20. Une façon aussi de marquer les esprits et de mesurer le chemin parcouru, ou encore de tracer la route pour les 20 ans à venir…
Qui participe et comment est organisé RIO+20 ?
Près de 50 000 participants sont attendus : plus d'une centaine de chefs d'État, des milliers d'acteurs politiques et sociaux, des experts, des chercheurs... On y retrouve aussi des responsables d'associations engagées dans l'environnement, des grandes entreprises ou des organisations non gouvernementales (ONG), des groupes d'opinion qui viennent témoigner et avancer leurs points de vue. Tous ensemble, ils débattent, prennent position au cours de grandes conférences stratégiques, d'ateliers de travail thématiques… voire dans les couloirs du Sommet ! Des textes sont adoptés, des actions proposées, des conventions signées.
Qui préside RIO+20 ?
Le Sommet de la Terre n'a pas de président, mais un secrétaire général organisateur. Pour RIO+20, c'est le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales de l'ONU, M. Sha Zukang, qui remplit ces fonctions. Pour le seconder dans l'organisation, le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon, a nommé le français M. Brice Lalonde et la barbadienne Mme Elizabeth Thompson, aux postes de coordonnateurs exécutifs. Ils élaborent le programme avec des représentants de chaque continent.
Quel est le programme et quels sont les objectifs de RIO+20 ?
Deux grands thèmes sont inscrits au programme : l'économie verte dans le contexte du développement durable et l'éradication de la pauvreté. Plus précisément, le programme traite de la lutte contre les inégalités, la réforme de l'indicateur du produit intérieur brut (PIB), la généralisation des taxes sur le carbone, la correction des effets du libre-échange pour tenir compte de l'environnement, la création d'une Organisation mondiale de l'environnement comme cela existe dans la santé avec l'OMS (Organisation mondiale de la santé).
Quelles grandes décisions ont déjà été prises dans le passé ?
La conférence de Stockholm, en 1972, a permis une prise de conscience des enjeux écologiques et a fondé un droit international de l'environnement. Vingt ans après, le sommet de Rio a ouvert les débats à la société civile. Un programme d'actions, baptisé « Agenda 21 », a été lancé auprès des pouvoirs locaux et une convention sur le changement climatique a été adoptée. Elle a débouché en 1997 sur le protocole de Kyoto, qui limite les émissions de gaz à effet de serre. Les sommets de Nairobi (1982) et Johannesburg (2002) ont surtout permis de nouer le contact et d'échanger des points de vue entre pays développés et pays en développement.
> Approfondir vos connaissances sur RIO+20












