Réchauffement climatique

Les signes du réchauffement climatique

Mis à jour le 8/9/2011, mis en ligne le 9/8/2010



Le climat de la Terre se caractérise par certaines fluctuations naturelles marquées
par des périodes froides et des périodes plus chaudes. Cependant, de nombreux indicateurs climatiques, biologiques et chimiques, mettent en relief un réchauffement inhabituel du climat amorcé au début du XXe siècle.

Ce que représente une tonne de CO2
© Idé 

Un climat terrestre naturellement changeant

La Terre connaît des périodes de refroidissement et de réchauffement climatiques pouvant s'étendre sur plusieurs dizaines ou centaines de milliers d'années. Ces variations ont deux causes principales, à savoir :

   • l'évolution de la composition chimique
de l'atmosphère

   • l'évolution de la quantité d'énergie solaire reçue par la Terre. Celle-ci dépend de la forme de l'orbite de rotation terrestre autour du Soleil et de l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre sur elle-même. Mais les fluctuations de l'activité du Soleil expliquent aussi pourquoi le rayonnement solaire qui arrive sur la Terre n'est pas toujours aussi intense. En effet, le Soleil présente des phases de forte activité et des phases d'activité plus faible.

La Terre connaît une période interglaciaire entamée il y a 10 000 à 12 000 ans.

Ainsi, pendant les glaciations, une large partie de la surface du globe est recouverte
par les glaces. Lorsque le climat se réchauffe, ces glaces reculent et la Terre entre
dans une période dite interglaciaire. Actuellement, la Terre connaît une période interglaciaire entamée il y a 10 000 à 12 000 ans, nommée "Holocène". Dérivé des mots grecs holos (entier) et kainos (nouveau), ce terme signifie "entièrement nouveau". Il fait référence à un développement sans précédent des civilisations humaines, basé notamment sur l'invention
de l'écriture et de l'agriculture. En effet, sur le plan climatique, cette période
se caractérise par des températures stables qui ont favorisé l'essor des sociétés.

Toutefois, l'Holocène a été marqué par des épisodes un peu plus froids ou un peu plus chauds dans certaines régions (les fluctuations de l'activité solaire selon des cycles d'une longueur inhabituelle sont l'une des causes possibles de ces variations) :

   • aux Xe et XIe siècles, les Vikings ont valorisé le sud du Groenland, certainement favorisé par une brève période chaude libérant cette contrée partiellement de ses glaces. Ce phénomène a permis aux Vikings de coloniser la région ;

   • du XVIe au XIXe siècle, l'hémisphère Nord a connu une époque de refroidissement nommée "Petit Âge glaciaire". Cet épisode a engendré une nette diminution des récoltes agricoles européennes.



Un réchauffement climatique inhabituel


Depuis plusieurs décennies, des scientifiques collectent des données qui permettent de retracer l'évolution du climat mondial. Ils réalisent ces travaux pour :

   • des organismes de recherche scientifique et agronomique ;

   • des organismes de météorologie, de climatologie et de glaciologie.

Au-delà des variations climatiques naturelles, ces chercheurs ont ainsi noté une hausse anormale de 0,74 °C des températures moyennes relevées à la surface de la Terre
sur la période 1906-20051, par rapport à celles enregistrées entre 1860 et 1905 (pour les périodes antérieures, on ne dispose pas de relevés de températures fiables et systématiques). Cette augmentation peut sembler trop faible pour avoir un impact réel sur le climat terrestre.
Pour comprendre quelles peuvent être ses conséquences, il faut garder en tête que de nombreux phénomènes climatiques dépendent de conditions de température spécifiques. Par exemple, les cyclones peuvent naître et circuler au-dessus des océans dont la température dépasse 27 °C. Ainsi, une hausse des températures, même faible, peut modifier la fréquence, l'intensité ou les routes habituellement suivies par ces dépressions.

Vrai ou Faux ?
Les recherches actuelles sur le climat prennent
en compte tous les phénomènes climatiques qui se déroulent sur la Terre.
Vrai et faux. Les chercheurs regroupés au sein d'organisations comme le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) étudient, autant que possible, les évolutions du climat dans toutes les régions du globe. Cependant, ils n'ont pas toujours accès à toutes les informations qu'ils souhaiteraient obtenir : les données et les textes disponibles pour les pays en développement et l'hémisphère Sud sont beaucoup moins nombreux
que ceux publiés pour les pays industrialisés.

Les indicateurs du réchauffement climatique


Outre les données de température, les experts disposent de divers indicateurs climatiques, biologiques et chimiques pour cerner les changements qui affectent le climat de la planète (évolution du niveau de la mer ou des précipitations, transformations des écosystèmes, etc.). Depuis 1988, ces indicateurs sont évalués et synthétisés par le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) à travers différents rapports.

Pour établir son rapport de 20072, le GIEC s'est notamment appuyé sur 29 000 séries de données d'observations tirées de 75 études. Selon ces experts, 89 % de ces indicateurs révèlent que de nombreux systèmes physiques et biologiques connaissent actuellement des perturbations de leur fonctionnement habituel, signes d'un réchauffement climatique (en anglais Global Warming pour "réchauffement global").

Toutefois, il faut garder à l'esprit que les signes d'évolution du climat sont particulièrement complexes à interpréter scientifiquement, avec le risque d'erreur et d'incertitude
que cela suppose. 


Indicateurs climatiques3


Indicateurs biologiques et chimiques4


[1, 2, 3, 4]Source : Rapport de synthèse du GIEC sur les changements climatiques (2007)

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