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Société Générale renforce ses objectifs de désengagement du charbon

Le groupe bancaire Société Générale a annoncé jeudi s'être fixé de nouveaux objectifs plus drastiques en ce qui concerne sa politique de désengagement du secteur du charbon.

Le groupe compte "arrêter de fournir de nouveaux services ou produits aux entreprises clientes dont l'activité thermique est supérieure à 50%", a-t-il fait savoir dans un communiqué.

Il ne fournira pas non plus de nouveaux services et produits aux entreprises clientes "dont l'activité dans le secteur du charbon est comprise entre 30% et 50% et qui n'ont pas de stratégie permettant de la réduire à 30% en 2025 ou qui ont des plans d'expansion", est-il ajouté.

Depuis fin 2016, le groupe s'était engagé à cesser de financer les nouveaux projets de centrales thermiques au charbon ou des infrastructures associées, mais n'avait pas défini d'objectifs spécifiques concernant les entreprises liées à ce secteur.

"À fin 2018, le groupe a atteint, avec deux ans d'avance, l'objectif de limiter à 19% avant 2020 la part charbon du mix énergétique de la production d'électricité financée", écrit encore le groupe.

Société Générale "poursuit également ses travaux d'alignement de sa méthodologie avec l'accord de Paris à d'autres secteurs d'activité et entend prendre de nouveaux engagements au-delà de 2020", comme il s'y est engagé fin 2018, est-il précisé.

Dans une réaction écrite envoyée à l'AFP, l'association écologiste Les Amis de la terre a estimé que "chaque pas dans la bonne direction est le bienvenu" mais que ces annonces sont toutefois "loin de répondre à l'urgence climatique".

"Les seuils, très éloignés des meilleures pratiques en la matière, ne permettent pas un alignement des financements de la banque avec les objectifs de l'Accord de Paris (sur le climat, nldr). La majorité des centrales à charbon mondiales doivent être fermées d'ici 2030 mais Société Générale considère qu'un mix énergétique composé à 30% de charbon cinq ans plus tôt est un mix qu'il est acceptable de financer. C'est tout simplement scandaleux", déclare Lucie Pinson, référente de la campagne Finance des Amis de la Terre France, dans cette réaction.

L'association mène depuis plusieurs années des actions auprès des groupes financiers pour que ceux-ci prennent davantage en compte le climat et cessent de financer des secteurs considérés comme polluants tels que le charbon ou les sables bitumineux.

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