Les dépêches dans le monde

Seadrill s'enfonce dans le rouge au 1T

Le groupe de forages pétroliers Seadrill, en convalescence financière, a annoncé jeudi un creusement de sa perte trimestrielle, tout en répétant voir des signes d'amélioration sur ses marchés.

A format comparable, Seadrill a essuyé une perte nette de 295 millions de dollars au premier trimestre contre 181 millions un an plus tôt.

Frappé de plein fouet par la chute du prix du pétrole et, par ricochet, des investissements des compagnies pétrolières à compter de la mi-2014, Seadrill s'était placé l'an dernier sous la protection de la loi américaine sur les faillites. Il en est sorti en juillet après une restructuration financière.

Sur les trois premiers mois de l'année, son résultat brut d'exploitation (EBITDA) ajusté est ressorti à 72 millions de dollars, mieux que les 60 millions auxquels le groupe disait s'attendre.

Le chiffre d'affaires s'est replié de 17% sur un an, à 302 millions de dollars.

"Nous continuons de voir une activité accrue dans le marché (des forages) en eaux profondes, avec bien souvent des conditions de contrat plus avantageuses", a commenté le directeur général, Anton Dubowitz, dans le rapport.

"Si le marché au comptant pour le travail à court terme reste concurrentiel, nous commençons à voir des améliorations dans les taux (d'affrètement des installations de forage) pour le travail à long terme", a-t-il ajouté.

Cela n'empêche cependant pas Seadrill, contrôlé par le milliardaire chypriote d'origine norvégienne John Fredriksen, de s'attendre à un recul de son EBITDA ajusté au deuxième trimestre, à environ 55 millions de dollars.

Malgré le récent rebond du cours du baril, l'industrie du forage reste caractérisée par une abondance de navires et plateformes qui pèse sur les prix.

phy/mra/evs

SEADRILL