Les dépêches dans le monde

Gaz: Nord Stream 2 se cherche une nouvelle route

Le consortium du gazoduc controversé Nord Stream 2 a indiqué vendredi qu'il avait déposé une demande pour une autre route que celle traversant les eaux territoriales aux autorités de Stockholm après l'adoption d'une loi au Danemark pouvant bloquer le projet.

La nouvelle législation entrée en vigueur en janvier 2018 autorise le gouvernement danois à s'opposer à l'installation de tout pipeline traversant les eaux territoriales du pays en fonction de sa politique étrangère, de sa sécurité et de ses impératifs de défense.

Dirigé par le géant russe Gazprom, le consortium a précisé dans un communiqué que la nouvelle loi donne au ministère des Affaires étrangères danois le droit d'accorder le feu vert aux gazoducs et projets d'infrastructure.

Compte tenu du fait qu'aucune décision n'a été communiquée depuis l'adoption de la loi en janvier 2018, "l'assemblée générale de Nord Stream 2 a décidé d'explorer des voies alternatives hors des eaux territoriales danoises", souligne le communiqué.

La tracé initial prévoyait que le gazoduc passe au sud de l'île danoise de Bornholm en mer baltique, dans les eaux territoriales danoises.

La nouvelle route de 175 kilomètres de long passerait au nord-ouest de Bornholm, évitant ainsi les eaux territoriales danoises et traverserait uniquement la zone économique de ce pays.

En vertu des conventions des Nations unies sur le droit de la mer, le Danemark n'a pas légalement le droit de s'opposer au passage du gazoduc au nord-ouest de l'île de Bornholm, car ce tracé est plus éloigné de la terre ferme.

L'Agence danoise de l'Energie a indiqué jeudi qu'elle traitait la nouvelle demande.

Gazprom envisage de faire passer le gazoduc Nord Stream 2 long de 1200 km à travers la mer baltique jusqu'à la côte allemande, près de Greifswald, où la conduite serait reliée aux réseaux européens de distribution.

La construction de ce gazoduc a provoqué des dissensions au sein de l'Union Européenne, la Pologne et d'autres pays d'Europe de l'Est craignant qu'il serve d'instrument au renforcement de l'influence russe sur cette région.

ik/po-az/eb

GAZPROM