Dossier : Le transport du gaz et le GNL

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Le stockage du gaz

Comme le pétrole, le gaz est une ressource que les pays industrialisés stockent pour des raisons stratégiques, en prévision de crises qui menaceraient leur approvisionnement. Le stockage est aussi un moyen d'ajuster l'offre à la demande fluctuante des consommateurs.

Des cuves de stockage de gaz naturel
Un ensemble de cuves de stockage de gaz naturel. © THINKSTOCK

La consommation de gaz naturel varie avec les saisons, en fonction notamment des besoins en chauffage. Par exemple, les Français consomment 8 fois plus de gaz naturel en hiver qu'en été. Pour pouvoir ajuster l'offre à la demande en temps réel, il est donc nécessaire de stocker le gaz naturel. Rappelons que le gaz naturel est composé essentiellement de méthane provenant de la désagrégation d'anciens organismes vivants.

680 : le nombre de sites de stockage souterrains du gaz naturel dans le monde.

Où stocke-t-on le gaz naturel ?

La liquéfactionLa liquéfaction désigne l'un des changements d'état de la matière, de l'état gazeux vers l'état liquide... du gaz, utilisée pour le transporter à bord des méthaniers, permet de réduire considérablement le volume nécessaire pour le contenir. Réfrigéré à -160 °C, le gaz sous forme liquide (gaz naturel liquéfié - GNLLe GNL est du gaz naturel liquéfié (LNG en anglais), constitué presque exclusivement de méthane...) occupe 600 fois moins de place que le gaz naturel brut. Le GNL est conservé dans des cuves géantes entre le moment où il arrive sur un terminal et le moment où il est injecté dans le réseau. Mais ce n’est pas une méthode de stockage à long terme.

La solution est de stocker le gaz dans un réservoir naturel souterrain, un peu comme si l'on créait un gisementUn gisement est une accumulation de matière première (pétrole, gaz, charbon, uranium, minerai métallique, substance utile…)... artificiel.

Il existe trois techniques principales de stockage souterrain :

Une fois liquéfié, le gaz naturel occupe 600 fois moins de place qu’à l’état gazeux.

En 2015, on estimait à 680 le nombre de tels sites souterrains dans le monde (UGS, Underground Gas Storage), renfermant un volume équivalent à plus de 10 % de la consommation mondiale annuelle. Ils sont essentiellement répartis dans trois zones : l’Amérique du Nord, l’Europe, la Russie et les principaux pays gaziers d’Asie centrale1.

 

 

Source :

(1) CEDIGAZ