Glossaire lettre C

Caloduc

Un caloduc est un ensemble d'éléments conducteur de chaleur. Découvert en 1930, le principe de fonctionnement est celui d'une enceinte fermée où un fluide est en équilibre sous deux phases, liquide et gazeuse. A une extrémité du caloduc, l'appareil emmagasine la chaleur émise par un émetteur par vaporisation du liquide. Le gaz ainsi généré transfère cette chaleur à l'autre extrémité où elle est délivrée au récepteur par condensation du gaz en liquide. Le liquide retourne alors vers l'extrémité réceptrice de chaleur par gravité ou capillarité. La conductivité thermique d'un tel système est très supérieure à celle des métaux usuels comme le cuivre ou l'aluminium.

Canal de dérivation

Par définition, un canal de dérivation est un ouvrage artificiel destiné à réduire le débit excessif d'un cours d'eau, notamment lors de crues en déviant une partie de ce débit vers un grand réservoir indépendant du cours d'eau (lac, mer), ou bien pour en aménager une portion navigable. Par extension, on appelle canal de dérivation (ou canal d'amenée) le canal qui conduit l'eau vers les turbines dans certaines centrales hydroélectriques.

Capteur non vitré

Type de capteur solaire thermique (récupérant la chaleur solaire) très simple se présentant sous la forme d'un dispositif en caoutchouc, en plastique ou en acier inoxydable. Les capteurs solaires non vitrés sont utilisés principalement pour le chauffage de l'eau des piscines et le préchauffage de l'eau chaude sanitaire.

Capteur photovoltaïque

Un capteur solaire photovoltaïque transforme la lumière solaire (photons) en électricité par un type particulier d'effet photoélectrique. Le capteur est composé de plusieurs fines couches de silicium, un semi-conducteur qui, lorsqu'il est bombardé par les photons, transfère l'énergie de ces chocs à ses électrons et génère ainsi une tension électrique.

Capteur plan (solaire)

Dispositif de capteur solaire dans lequel l'absorbeur de chaleur se présente sous forme d'une surface plane. On distingue les capteurs plans non vitrés et les capteurs plans vitrés. Dans ces derniers, la chaleur dégagée par le rayonnement infrarouge est piégée par une vitre au lieu d'être dispersée dans l'atmosphère et contribue donc à la montée en température du fluide caloporteur.

Capteur sous vide (solaire)

Un capteur solaire sous vide est un panneau regroupant des tubes en verre contenant un fluide caloporteur mis sous vide pour une isolation thermique optimale, le vide limitant fortement les déperditions de chaleur. Le fluide caloporteur est ensuite déplacé pour transférer la chaleur récupérée vers son point d'utilisation (radiateurs, chauffe-eau...).

Capteur thermique (solaire)

Dispositif destiné à absorber la chaleur solaire et à la restituer.

Carburants

Un carburant est un combustible liquide (comme l'essence), gazeux (comme le GPL) ou solide (comme un propergol) dont la chaleur de combustion est utilisée pour faire fonctionner un moteur thermique (transformation d'énergie chimique en énergie mécanique).

Carottage

Le carottage est une technique permettant de récupérer un échantillon cylindrique de roche (une carotte) au cours d'un forage. A l'inverse du forage habituel qui réduit la roche à l'état de fragments, le carottage permet de récupérer un échantillon plus représentatif des roches dans le sous- sol.

Carotte

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©TOTAL - LAURENT PASCAL

Échantillon cylindrique de roche que l’on prélève en cours de forage. Une carotte donne des renseignements précieux sur les caractéristiques de la roche et permet de caler les outils d'investigation basés sur l'interprétation de signaux électriques (logs).

Cellule photovoltaïque

Dispositif qui transforme l'énergie lumineuse en courant électrique.

Centrale à collecteurs cylindro-paraboliques

Centrale solaire de type hélio-thermodynamique, composée de nombreux alignements parallèles de collecteurs hémicylindriques tournant autour d'un axe horizontal, ce qui permet de suivre la course du soleil. Les demi-cylindres focalisent la chaleur solaire sur un tube axial où circule un fluide caloporteur. Celui-ci, une fois porté à haute température (jusqu'à 500 °C pour certains fluides), est transféré vers un circuit d'eau à laquelle il cède sa chaleur pour produire de la vapeur d'eau. Celle-ci servira ensuite pour actionner une turbine et produire de l'électricité.

Centrale à tour

Type de centrale solaire constituée de nombreux miroirs installés au sol, ceux-ci focalisant la chaleur solaire sur une chaudière située au sommet d'une tour.

Centrale marémotrice

Unité de production d'électricité utilisant l'énergie des marées. Le différentiel de niveau d'eau entre marée haute et marée basse permet d'actionner des turbines hydroélectriques. Les centrales actuelles utilisent l'énergie potentielle de l'eau stockée derrière un barrage à marée montante, leurs turbines fonctionnant à marée descendante et basse. Mais il existe des projets prometteurs de centrales à hydroliennes utilisant directement l'énergie cinétique de l'eau des courants de marée montants comme descendants.

Centrale nucléaire

Centrale nucléaire 1
©iStock.com/vencavolrab

Installation industrielle permettant de mettre en œuvre de manière contrôlée la fission de noyaux atomiques pour produire de la chaleur, qui est récupérée pour produire de l'électricité. La chaleur dégagée par le combustible (uranium ou mox) est utilisée pour vaporiser de l'eau, la vapeur faisant ensuite tourner une turbine couplée à un alternateur, qui produit de l'électricité.

Chaleur

Aujourd'hui, en thermodynamique statistique, la chaleur désigne un transfert d'agitation thermique des particules composant la matière. C'est le cas par exemple de deux corps à température différente entrant en contact : le corps à température plus élevée cède de l'énergie au corps à température plus basse sous forme de chaleur, c'est à dire de transfert thermique. La chaleur (transfert d'énergie thermique) ne doit donc pas être confondue avec la température (fonction d'état reflétant à l'échelle macroscopique l'agitation (énergie cinétique) des particules d'un corps ou d'un système à l'échelle microscopique).

Changement climatique

Voir la définition du réchauffement climatique.

Charbon de bois

Le charbon de bois est du carbone produit par pyrolyse du bois en l'absence d'oxygène. Obtenu jusqu'au XIXe siècle dans des meules (masses de bois enfouies sous une couche d'argile), le charbon de bois est aujourd'hui produit dans des fours modernes.

Chimiquier

Un chimiquier est un navire dédié au transport de produits chimiques, le plus souvent liquides. Les chimiquiers contiennent de nombreuses citernes (jusqu'à 40) en acier inoxydable et sont caractérisés par un enchevêtrement complexe de tuyauteries sur leurs ponts. Les produits transportés sont très variés, des moins nocifs comme la mélasse ou les huiles végétales jusqu'aux plus dangereux comme l'acide sulfurique ou le phosphore. On en distingue 3 grands types : les barges et péniches qui circulent sur le réseau fluvial, les caboteurs destinés au trafic côtier et les chimiquiers de haute mer qui opèrent sur les grandes routes maritimes intercontinentales.

Chloroflurocarbones (CFC) - Hydrochlorofluorocarbones (HCFC )

Les CFC et HCFC sont des hydrocarbures chloro-fluorés gazeux aux conditions de température et de pression ordinaires, naguère utilisés comme fluides réfrigérants dans les climatiseurs et comme propulseurs dans les bombes aérosols. Ce sont des gaz destructeurs de la couche d’ozone de la haute atmosphère et qui favorisent également l’effet de serre. Ils ont été interdits de production et, plus récemment, d’utilisation.

Choc pétrolier

Un choc pétrolier est causé par une pénurie de pétrole réelle, anticipée ou spéculative. Il se traduit par un déficit soudain de l'offre par rapport à la demande et donc par un renchérissement brutal du prix du baril qui provoque d'importantes perturbations économiques globales. Le monde a connu 3 chocs pétroliers récents : en 1973 (embargo pétrolier arabe contre les pays ayant soutenu Israël pendant la guerre du Kippour), en 1979-1981 (révolution iranienne et guerre Irak-Iran suite à une agression irakienne) et en 2008 (spéculations intenses).

Circuit de refroidissement

Dans une centrale nucléaire, le réacteur comprend 3 circuits (primaire, secondaire et refroidissement). Le circuit de refroidissement répond à la nécessité de condenser la vapeur d'eau du circuit secondaire à la sortie des turbines en utilisant de l’eau froide (eau prélevée dans la mer ou dans une rivière) ou des tours aéro-réfrigérantes.

Circuit primaire

Dans une centrale nucléaire, le réacteur comprend 3 circuits (primaire, secondaire et refroidissement). Le circuit primaire récupère la chaleur produite par la fission des atomes d'uranium et de plutonium.

Circuit secondaire

Dans une centrale nucléaire, le réacteur comprend 3 circuits (primaire, secondaire et refroidissement). Le circuit secondaire récupère la chaleur du circuit primaire (par échangeur de chaleur) avant qu'elle soit utilisée pour générer de la vapeur d'eau elle-même utilisée pour produire de l'électricité via le couple turbine + alternateur. Le circuit secondaire a un rôle important de sécurité car il permet de maintenir l'isolement du circuit primaire en cas de contamination radioactive accidentelle de celui-ci.

CO2

Dioxyde de carbone. Avec la vapeur d'eau, c’est le principal gaz à effet de serre (GES) de l'atmosphère terrestre. Les importants volumes de CO2 rejetés dans l’atmosphère par l'homme depuis les débuts de l'ère industrielle en font le principal responsable du réchauffement global.

Cogénération

La cogénération consiste à produire en même temps et grâce à la même installation de la chaleur (énergie thermique) et de l’électricité (produite en développant de l’énergie mécanique).

Coke

coke
©iStock.com/photosoup

Le coke est un dérivé du charbon traité par pyrolyse. Il est composé de carbone presque pur. Il est utilisé en sidérurgie, notamment pour la fabrication des fontes et aciers.

Cokéfaction

La cokéfaction du charbon ou des résidus lourds de la distillation des bruts pétroliers est un procédé thermique (pyrolyse à haute température, de l'ordre de 1 000 °C pour le charbon) aboutissant à la génération de coke. La cokéfaction du charbon permet de récupérer des sous-produits utiles, notamment du méthane, du benzol et des goudrons de houille.

Combustible

Un combustible désigne tout composant ou matière solide, liquide ou gazeux susceptible de se combiner à un oxydant (le comburant) au cours de la réaction de combustion. Cette réaction a pour caractéristique de générer d'importantes quantités de chaleur. L'oxydant est très généralement l'oxygène de l'air. Par extension, et bien qu'il ne s'agisse aucunement d'une réaction de combustion, on parle aussi de "combustible nucléaire" pour désigner les matières fissiles utilisées pour produire l'énergie de fission dans les centrales électro-nucléaires.

Condensat

Les condensats sont un type de pétrole très léger, provenant des gisements de gaz naturel. Lorsque le gaz extrait voit sa pression et sa température diminuer et notamment quand il parvient en surface aux conditions atmosphériques, une fraction de ce gaz se condense en liquides (d'où le nom de condensats). Cette fraction peut être très variable suivant le gisement exploité.

Conductivité thermique

La conductivité thermique mesure le comportement d'un matériau sujet à un transfert thermique par conduction. Elle représente la quantité de chaleur transférée par unité de temps et de surface sous un gradient de 1 K/m (1 kelvin par mètre).

Consommation d’énergie constatée

On entend par « consommation d’énergie constatée » la quantité d’énergie réellement consommée dans un logement ou un bâtiment. Celle-ci est calculée sur la base de factures. Cette méthode peut être utilisée dans le cadre d’un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).

Consommation d’énergie estimée

La consommation d’énergie d’un bâtiment ou d’un logement peut être estimée. On ne parle pas alors de la quantité d’énergie réellement consommée, mais de la quantité d’énergie qui serait consommée dans le cadre d’une utilisation standard du bâtiment. Celle-ci est calculée en fonction des différents équipements (chauffage, eau chaude, isolation, etc.) Cette méthode peut être utilisée dans le cadre d’un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).

Consortium

Un consortium est un groupement de personnes physiques ou morales, publiques ou privées (entreprises, universités, chercheurs…) collaborant temporairement à un programme ou à un projet dans l'optique de parvenir à un résultat fixé à l'avance. Le consortium permet la mise en commun de moyens matériels, financiers et humains.

Contrat de concession

Contrat pétrolier selon les termes duquel l’État producteur perçoit des royalties fixes calculées sur la quantité de pétrole produite, indépendamment du prix de vente de ce pétrole, la compagnie exploitante disposant de la production et décidant des niveaux de production. Aujourd'hui quasiment abandonné, ce type de contrat était très favorable aux compagnies pétrolières.

Contrat de partage de production

Contrat pétrolier selon les termes duquel le pétrole extrait est partagé entre l’État producteur et la compagnie opératrice. La compagnie est d’abord remboursée en pétrole de ses dépenses d’exploration et de production (on appelle cela le cost oil). Puis le reste de la production est partagée : de l'ordre de 82 % pour le pays producteur et de 18 % pour la compagnie (le profit oil). C’est le pays producteur qui décide des niveaux de production. Ce type de contrat fait l’objet de négociations serrées, notamment pour ce qui concerne l'estimation des dépenses.

Conversion (raffinage)

Dans le domaine de l'énergie, la conversion représente la transformation d'un type d'énergie en un autre type d'énergie. Par exemple, un moteur à explosion convertit l'énergie chimique du carburant en énergie mécanique qui va permettre à un véhicule de se déplacer. Dans le domaine du raffinage, la conversion désigne les opérations de transformation des fractions pétrolières peu utilisées dans l'industrie (en général des fractions lourdes) en fractions présentant des caractéristiques très demandées (en général plus légères). Les principales opérations de conversion sont le reformage catalytique, le craquage catalytique, l'hydrocraquage, l'alkylation et l'isomérisation.

Corrosion

corrosion
©iStock.com/Mutlu Kurtbas

Altération d'un matériau sous l'effet de facteurs physiques ou physico-chimiques. La corrosion tend à ramener un matériau transformé par l'homme à son état naturel.

Coup de grisou

Le grisou est le nom donné au méthane qui se dégage naturellement du charbon dans les mines. Quand les proportions de grisou dans l'air atteignent 5 à 10 %, le mélange devient hautement explosif. Le coup de grisou est le nom donné à une telle explosion, dans la plupart des cas extrêmement meurtrière.

Coupes pétrolières

Les coupes pétrolières désignent les différents produits issus de la distillation fractionnée du pétrole. Le brut est vaporisé à 370 °C avant d'être amené dans une colonne où il se fractionne naturellement par liquéfaction progressive de la vapeur. Les produits les plus lourds se déposent les premiers (bitumes et cires), puis successivement et de plus en plus haut dans la tour les fiouls lourds, les fiouls, le gazole, le kérosène, le naphta et enfin les gaz (GPL).

Courant alternatif

Le courant alternatif est un courant électrique périodique qui change de sens deux fois par période. Il est produit par un alternateur (bobine soumise à un champ magnétique en rotation).

Craquage catalytique

Procédé permettant de convertir à haute température (environ 500 °C) des produits pétroliers lourds en produits légers en présence d'un catalyseur.

Crayon (nucléaire)

Dans les centrales nucléaires, nom donné aux longs tubes en métal dans lesquels on place les pastilles de combustible (uranium enrichi ou mox).

Cuvette de rétention

Dépression creusée autour d'un réservoir ou d'une citerne, destinée à recueillir les effluents provenant d'une fuite et à éviter leur dispersion dans la nature.

Cœur (nucléaire)

Terme utilisé pour désigner la cuve du réacteur nucléaire remplie d’eau à l’intérieur de laquelle ont lieu les réactions de fission.