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Pétrole: Koweït et Arabie saoudite cessent la production dans une zone neutre

Le Koweït et l'Arabie saoudite ont décidé d'arrêter en juin l'extraction de pétrole dans une zone neutre partagée, alors que les membres de l'Opep se sont accordés pour réduire l'effondrement des cours en limitant la production, selon un officiel koweïtien.

L'Arabie saoudite et le Koweït avaient signé en décembre un accord pour relancer la production dans deux importants gisements pétroliers conjoints situés dans une zone neutre, interrompue depuis cinq ans en raison d'un désaccord bilatéral.

Les champs de Khafji et de Wafra produisaient plus de 500.000 barils par jour (bpj), que les deux pays du Golfe se partageaient à parité, avant d'être fermés.

Riyad et Koweït City ont décidé de totalement fermer le site pétrolier offshore de Khafji pour un mois à partir du 1er juin, a indiqué le chef par intérim de la Kuwait Oil Gulf Co., Abdullah al-Sumaiti, à l'agence de presse koweïtienne KUNA, mercredi soir.

Le champ de Wafra n'a pas encore repris la production.

Abdullah al-Sumaiti a précisé que la décision avait été prise par les deux pays pour respecter leur engagement de réduire la production pétrolière dans le but de redresser les cours mondiaux du brut.

L'Opep+, c'est à dire les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs principaux partenaires, a décidé en avril de réduire collectivement la production de brut de 9,7 millions de barils par jour, alors que les prix avaient atteints leur plus bas depuis 20 ans.

La semaine dernière, l'Arabie Saoudite, plus gros exportateur mondial de pétrole, s'est engagée a volontairement encore réduire sa production d'un million de barils par jour durant le mois de juin pour aider à consolider les cours, au regard de la faible demande.

Les Emirats Arabes Unis et le Koweït s'étaient également engagés à réduire leur production de respectivement 100.000 et 60.000 barils par jour.

Les prix du pétrole ont atteint en mars leur plus bas niveau depuis 2002, en raison de la pandémie de Covid-19 et d'une guerre des prix entre l'Arabie saoudite et la Russie.