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Le pétrole stable, attentif à la guerre commerciale sino-américaine

Les prix du pétrole étaient proches de l'équilibre vendredi en cours d'échanges européens, après avoir retrouvé la veille des niveaux au plus haut en deux mois, restant attentifs aux dernières péripéties de la guerre commerciale sino-américaine.

Vers 10H25 GMT (11H25 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 63,96 dollars à Londres, en baisse de 0,02% par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTI pour janvier abandonnait 0,29% à 58,41 dollars.

La veille, le Brent et le WTI avaient respectivement gagné 2,5% et 2,8%, retrouvant des niveaux plus vus depuis deux mois.

Les prix du pétrole ont bénéficié jeudi "d'informations de presse indiquant que l'Opep et la Russie étaient enclins à prolonger les réductions de production (d'or noir) pour trois mois supplémentaires, jusqu'à mi-2020", à expliqué Al Stanton, de RBC.

Les 14 membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs partenaires, dont la Russie, se retrouveront lors d'un sommet début décembre à Vienne.

L'analyste a également mis en avant le rôle des nouveaux épisodes de la guerre commerciale que se livrent Pékin et Washington à coups de droits de douanes réciproques.

Le président chinois Xi Jinping a affirmé vendredi que la Chine désirait parvenir à un accord commercial préliminaire avec les Etats-Unis, mais "répliquerait" en cas de nouvelles sanctions américaines

Depuis le début de l'affrontement économique à la mi-2018, le président chinois s'est très rarement exprimé sur le sujet.

Selon le Wall Street Journal, Pékin a invité les négociateurs américains à se rendre en Chine pour une nouvelle série de discussions, mais ces derniers exigeraient au préalable des concessions chinoises.

"Tant que les Etats-Unis et la Chine chercheront à trouver une solution à leur différend commercial, le pétrole pourra s'accrocher à ses gains", a expliqué Han Tan, analyste de FXTM.

"A l'inverse, le risque d'une nouvelle poussée des tensions entre les deux pays, qui ne peut être totalement exclu à ce stade, rendra les cours du pétroles vulnérables aux aléas des négociations", a-t-il ajouté.