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Le pétrole, en légère baisse, digère ses gains de la veille

Les prix du pétrole perdaient un peu de terrain jeudi en cours d'échanges européens, au lendemain d'une séance de nette hausse motivée par des déclarations russes et une hausse des stocks américains de brut moins importante que prévu.

Vers 10H25 GMT (11H25 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 62,26 dollars à Londres, en baisse de 0,22% par rapport à la clôture de mercredi.

A New York, le baril américain de WTI pour janvier, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, abandonnait 0,12% à 56,93 dollars.

La veille, le Brent et le WTI avaient monté nettement de 2,4% et de 3,4%.

Le marché marque jeudi une respiration après une première moitié de semaine mouvementée, d'abord marquée par deux fortes baisses lundi et mardi suivies d'un rattrapage partiel mercredi.

"Les prix du pétrole continuent de faire des montagnes russes", a ironisé Carsten Fritsch, de Commerzbank.

La Russie a soufflé le chaud et le froid cette semaine sur les marchés de l'or noir, restant évasive sur sa position à seulement deux semaines du sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dont elle est partenaire via l'accord Opep+.

"Le ministre de l'Energie Alexandre Novak a indiqué que son ministère n'avait pas adopté de position claire pour la prochaine réunion de l'Opep+", a rapporté M. Fritsch.

Mais les signaux envoyés mercredi par le président Vladimir Poutine sur une "collaboration" avec le cartel du pétrole et un "objectif commun" d'équilibrer le marché laissent entendre un consentement sur le principe d'une réduction supplémentaire de la production, ont souligné des analystes.

La "plus que modeste" hausse des stocks de brut aux Etats-Unis, selon Creaig Erlam de Oanda, a également permis de soutenir les cours.

Selon les chiffres de l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) publiés mercredi, les réserves commerciales de brut ont progressé de 1,4 million de barils pour s'établir à 450,4 millions lors de la semaine achevée le 15 novembre, soit moins que les 1,5 million de barils anticipés par un collège d'analystes.