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La Papouasie accusée de reculer sur un projet de GNL avec Oil Search

Le groupe australien Oil Search a accusé mardi la Papouasie-Nouvelle-Guinée de vouloir renégocier les termes d'un accord signé sur un projet de gaz naturel liquéfié (GNL), fixant au 31 août la date limite pour régler le contentieux.

Le groupe travaille en partenariat avec Total et ExxonMobil sur ce site estimé à 13 milliards de dollars qui pourrait multiplier par deux les exportations de carburant de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

L'accord a été signé en avril mais, depuis son arrivée au pouvoir en mai, le Premier ministre de Papouasie-Nouvelle Guinée, James Marape, s'inquiète du fait que les populations locales ne tireront pas suffisamment de bénéfices de ce projet.

"Alors qu'il avait initialement indiqué soutenir en principe le projet, le gouvernement a plus récemment manifesté le souhait de renégocier certains termes de l'accord", a déclaré Oil Search dans un communiqué, publié à l'occasion de ses résultats.

Soulignant que l'accord était "juridiquement contraignant" mais aussi "juste et équilibré", le groupe a déclaré que "la société commune souhaitait une résolution avant la fin août", période à laquelle les appels d'offres préliminaires pour les contrats d'ingénierie expirent.

Bien que le gouvernement cherche par tous les moyens à accroître ses revenus et à développer la Papouasie-Nouvelle-Guinée, l'un des pays les plus pauvres du Pacifique, ce projet reste controversé au niveau politique.

Et ce d'autant qu'un autre projet de GNL de plusieurs milliards de dollars, développé également par Oil Search et Exxon, a eu des retombées plus faibles que prévu. Des analystes ont estimé qu'il avait créé moins de 1.500 emplois en Papouasie-Nouvelle-Guinée et qu'une chute des prix de l'énergie avait entraîné une baisse de ses revenus.

arb/dan/lth/evs

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