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Jump (Uber) signe avec Veolia pour recycler ses vélos et trottinettes

Jump (Uber) et le groupe Veolia ont annoncé jeudi la signature d'un contrat pour le recyclage des pièces des vélos et trottinettes électriques proposés en libre-service sans borne par l'opérateur.

Selon ce contrat, dont le montant n'a pas été publié, Veolia prendra en charge les pièces défectueuses ou hors d'usage, avec un objectif de valorisation supérieur à 90%.

Tout ou presque est recyclable dans ce type d'équipements, sauf le caoutchouc, souligne le géant français des services à l'environnement.

Sa filiale Triade récupérera les pièces dans les deux entrepôts de Jump.

Les batteries seront traitées par une autre filiale, Sarpi. Les métaux en particulier sont récupérés, via des procédés chimiques, et réutilisés. Par exemple, le cobalt et le nickel le seront dans des applications métallurgiques ou dans la chimie pour la fabrication de cellules de batteries, explique Veolia.

L'enjeu de la durabilité est important pour les opérateurs de ces moyens de transports en libre-service, régulièrement critiqués pour le coût environnemental de leur fabrication ou la faible durée de vie des engins.

C'est "une étape supplémentaire pour faire des nouvelles mobilités un mode de déplacement toujours moins polluant que la voiture individuelle", dit Laureline Serieys, responsable de Jump pour la France et la Belgique.

Lancés en avril à Paris, les engins de Jump sont disponibles via l'application Uber. La société avance que, sur sa 2e génération de trottinettes, cadre et moteur durent plus d'un an.

Les trottinettes électriques en libre-service sont arrivées à Paris en juin 2018. Chaque opérateur fait assaut de vertu, écologique notamment, alors que la Mairie de Paris doit prochainement sélectionner les trois qui pourront continuer à opérer, loin de la douzaine qui s'étaient lancés l'an dernier.

cho/sbo/tq/az

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