Les dépêches dans le monde

Carburant: "aucune raison" d'augmenter les prix à la pompe, selon Elisabeth Borne

"Il n'y a aucune raison qu'il y ait une hausse des prix à la pompe et le gouvernement y sera "très attentif", a assuré vendredi sur Europe 1 la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne après un bond des cours du pétrole lundi.

"On a vu qu'il y avait eu un petit coup de chaud sur les prix du baril en début de semaine", a déclaré la ministre. "Là, il est revenu à son niveau des dernières semaines. Il n'y a aucune raison qu'il y ait une hausse des prix à la pompe. Le gouvernement sera très attentif à ce que ce soit le cas".

"Aujourd'hui, il n'y a aucun problème d'approvisionnement, il y a des stocks. Le temps est aujourd'hui à construire des solutions. Le message des Français a été reçu cinq sur cinq par le Président de la République et le gouvernement. Dans le budget de l'an prochain, il n'y a pas d'augmentation des taxes sur les carburants", a-t-elle ajouté en allant un peu plus loin que le ministre de l'Economie la veille.

A l'issue d'une réunion avec les professionnels du secteur, Bruno Le Maire avait simplement indiqué qu'il veillerait à ce qu'il n'y ait pas d'augmentation "injustifiée" des prix des carburants et du fioul domestique.

Les cours du pétrole avaient bondi de près de 15% lundi à la suite d'attaques de drones sur des installations pétrolières en Arabie saoudite, avant de revenir dès mercredi soir à proximité de leur niveau de la fin de semaine dernière. Les autorités américaines ont attribué ces attaques, intervenues samedi dernier, à l'Iran.

La question du prix de l'essence a également contribué à déclencher il y a un an la crise des "gilets jaunes", qui misent désormais sur les manifestations pour le climat ce week-end pour donner un nouveau souffle à leur mouvement.

"Le Président de la République et le gouvernement ont beaucoup dialogué avec les Français dans le cadre du grand débat. On a entendu ceux qui ont pu se sentir piégés. Je rappelle qu'on a gelé la hausse de la fiscalité, qu'il y a aussi eu des mesures sur le pouvoir d'achat", a-t-elle conclu.