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Le transport par voie terrestre

L’industrie pétrolière a fait le choix de privilégier le transport maritime du pétrole, pour des raisons de plus grande souplesse. Le transport terrestre par oléoducs reste néanmoins important, en particulier dans des pays immenses comme la Russie. Il faut aussi acheminer le pétrole qui va être transporté par bateau jusqu’à un port. De même, dans les pays industrialisés, il existe d’importants réseaux d’oléoducs qui transportent du brut vers les raffineries situées à l’intérieur des terres mais aussi des produits sortant des raffineries (les produits finis) vers les grands centres de consommation.

Les oléoducs sont de gros tuyaux qui peuvent transporter de grandes quantités de pétrole, jusqu’à plusieurs dizaines de millions de tonnes par an. Le pétrole y circule grâce à sa mise en pression par des stations de pompage situées tous les 60 à 100 km. Sa vitesse dans les tuyaux est d’environ 2 mètres par seconde (7 km/h).

Oléoduc par voie terrestre.
Oléoduc par voie terrestre.   

Comme pour le transport maritime, la sécurité est un élément important pour les oléoducs. Mais il n’y a normalement pas de graves « inondations noires ». En effet, dès qu’un oléoduc est rompu par accident ou sabotage, on arrête le pompage et la pollution reste limitée. Mais les choses deviennent plus graves si on ne surveille pas l’état des tuyaux. Le pétrole est toujours plus ou moins corrosif parce qu’il contient un peu de gaz acides (CO2, H2S). Les conduites s’abîment par l’intérieur et, si on ne les change pas à temps, elles finissent par fuir et laissent échapper du pétrole. Ce problème touche par exemple certaines zones en Sibérie.

La construction des grands oléoducs traversant plusieurs pays fait l’objet d’intenses négociations. Derrière ces négociations, on retrouve la géopolitique des besoins en énergie… et la géopolitique tout court. Par exemple, que vont devenir les nouvelles réserves pétrolières d’Asie centrale, autour de la mer Caspienne ? Les nouveaux oléoducs se dirigeront-ils vers l’Est, vers la Chine, assurant un approvisionnement sûr à ce pays de plus en plus gourmand en énergie ? Vers le Sud-Est, à travers l’Afghanistan et le Pakistan ? Vers le Sud-Ouest, à travers l’Iran, le tracé le plus économique ? Ou vers le Nord-Ouest, vers la Russie qui pourrait ainsi conserver le contrôle des destinations finales ?

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