Le pétrole et le gaz se forment dans un bassin sédimentaire. Ils naissent puis migrent au sein de roches sédimentaires. Ces roches ont une caractéristique commune : elles se sont toutes déposées au final dans l’eau d’un océan, d’une mer, d’une lagune ou d’un lac, sous forme de grains. Ces grains peuvent être très grossiers (graviers, par exemple), plus fins (sables) ou de taille minuscule, formant des boues. Ils sont en contact les uns avec le autres, mais il reste du vide entre eux, espace qui définit la porosité d’une roche. On mesure celle-ci en pourcentage de volume total de la roche.
Pourquoi les pétroliers s’intéressent-ils tant à la porosité et à la perméabilité des roches ? Tout simplement parce que, pour qu’une roche contienne de grandes quantités de pétrole ou de gaz, il lui faut une bonne porosité (suffisamment de vide où les hydrocarbures vont à un moment remplacer l’eau) et une bonne perméabilité (pour que le pétrole et le gaz puissent se déplacer rapidement quand on va les pomper pour les exploiter). Une roche qui possède à la fois une bonne porosité et une bonne perméabilité est un réservoir. Plus ces deux caractéristiques pétrophysiques de la roche seront bonnes, meilleur sera le réservoir.
Si la roche est fracturée, ses qualités de réservoir sont améliorées.
Les roches bon réservoir sont, dans la plupart des cas, des grès ou des carbonates (calcaires et dolomies). Les argiles possèdent beaucoup de vides entre les particules qui les composent, mais ces particules ayant la forme de feuillets empilés serrés les uns contre les autres, leur perméabilité est quasi nulle. |