Dossier : Le prix du carbone : un très long débat

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Rencontre avec un expert du GIEC

Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche du laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (Gif-sur-Yvette, France) a coordonné la rédaction d’un chapitre du cinquième rapport d’évaluation du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat).

« Ce rapport est destiné aux décideurs des différents gouvernements des différents pays. Il est également destiné au monde industriel. Et à tout un chacun, à tous les curieux. »

Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche du laboratoire des sciences du climat et de l’environnement

Rassemblant plus de 800 experts de tous les pays, dépouillant des milliers d’études scientifiques, le GIECLe GIEC est le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat... publie des rapports en trois parties qui dressent l’état des connaissances  (le cinquième rapport a été publié en 2013-2014, le précédent l’avait été en 2007). Ces rapports visent à fournir des éléments scientifiques pertinents pour aider à l’élaboration des politiques climatiques décidées par les dirigeants du monde ; ils n’ont pas pour objet de « prescrire » des politiques. Le GIEC insiste en permanence sur ce point : les rapports sont « policy-relevant, NOT policy-prescriptive ».

Les rapports du GIEC détaillent des « scénarios » de réchauffement. À charge pour les décideurs politiques de prendre des décisions.

Le dernier rapport détaille quatre scénarios1 prévoyant des élévations de la température moyenne du globe comprises entre 0,3 °C et 4,8 °C pour la période 2081-2100, par rapport à la moyenne de 1986-2005. Une hausse de 2 °C a été retenue par les dirigeants du monde au Sommet de Copenhague comme le seuil à ne pas dépasser. 

 

Source :

Le cinquième rapport du GIEC