Dossier : Les "Sagas des énergies"

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Saga des énergies

L'Histoire de l’énergie au Royaume-Uni

En partenariat avec L'Histoire et La Recherche

Le Royaume-Uni possède d'importantes richesses énergétiques. Historiquement, le pays exploite le charbon de son sous-sol, puis l’énergie nucléaire, timidement, au milieu des années 1950. Dans les années 1960, le Royaume se tourne vers le pétrole et le gaz naturel enfouis dans les profondeurs de la mer du Nord. Bien que les ressources naturelles du pays soient en diminution, la production d'énergie primaire est encore responsable de 10 % du Produit Intérieur Brut (PIB) britannique, une part bien plus importante que dans la majorité des pays industrialisés.

L'utilisation intensive de sources d'énergie fossile (94 % de la consommation d'énergie totale en 1970) a longtemps placé le Royaume-Uni dans le peloton de tête mondial des pays émetteurs de gaz à effet de serre. Il se rapproche aujourd’hui de la moyenne de l’Union européenne : ses émissions de CO2 dues à la combustion d’énergie ont été en 2012 de 7,2 tonnes par habitant, la moyenne de l’UE étant de 6,9 tonnes par habitant. À titre de comparaison, les émissions de l’Allemagne ont été en 2012 de 9,2 tonnes par habitant, et celles de la France de 5,1 tonnes par habitant.


  • Histoire de l'énergie
    en France
  • Les choix énergétiques
  • Le Royaume-Uni aujourd'hui
  • Les enjeux du futur

Le Royaume-Uni : quels choix énergétiques au fil du temps ?

  • Moyen Âge
  • XVIe
  • XVIIIe
  • XIXe
  • XXe
  • XXIe
 
Moyen-Âge : énergies animale, humaine et charbon de bois
Moyen-Âge
© THINKSTOCK

Avec la force musculaire humaine et animale, le bois reste longtemps la seule source d’énergie disponible sur les îles britanniques. Transformé en charbon de boisLe charbon de bois est du carbone produit par pyrolyse du bois en l'absence d'oxygène..., il va accompagner la naissance de premières industries. Entre le XIe et le XIIIe siècle, la population locale va quasiment doubler et l’industrie (verreries, briques, etc.) est de plus en plus énergivore.

 
XVIe et XVIIe siècles : du charbon de bois vers le charbon fossile
XVI
© THINKSTOCK

Vers 1550 débute une crise du bois de feu qui durera jusqu’à la fin du XVIIe siècle. En quelques décennies, la ressource, utilisée en tant que combustibleUn combustible désigne tout composant ou matière solide, liquide ou gazeux susceptible de se combiner à un oxydant... mais aussi dans l’industrie - la construction navale en tête, verra son prix multiplié par sept. L’exploitation du charbon, plus connu sous le nom de houilleAu sens strict, la houille désigne la qualité de charbon intermédiaire entre le lignite et l'anthracite..., qui avait timidement commencé au Moyen Âge dans des mines à ciel ouvert, se développe alors. Moins cher, il remplace progressivement le bois comme source d’énergie.

 
1769 : la révolution industrielle de la Grande-Bretagne
XVIII
© WIKICOMMONS

En 1707, au moment où naît le royaume de Grande-Bretagne, les sources d’énergies sont encore très rudimentaires. On brûle du bois, des broussailles, du fumier, de la paille ou de la tourbe. Le pays augmente véritablement les rendements de ses exploitations houillères situées à de plus grandes profondeurs grâce à la pompe à vapeur du mécanicien Thomas Savery (voir image), perfectionnée en 1711 par Thomas Newcomen puis par James WattLe watt (symbole W) est l'unité dérivée du système international (SI) de mesure de la puissance.... Brevetée en 1769, la machine de l’ingénieur Watt constitue le point de départ d’une révolution industrielle qui fera du royaume l’une des plus grandes puissances d’Europe et du monde. Puis, la Grande-Bretagne deviendra le Royaume-Uni avec un nouvel acte d’Union signé en 1800 avec le royaume d’Irlande.

Fin XVIIIe siècle : l’essor du charbon
XVIII
© J Cobden 1853 / WIKICOMMONS

La Grande-Bretagne investit dans l’aménagement de son réseau fluvial pour favoriser le transport du charbon et bientôt les tarifs de livraison du charbon seront divisés par deux. A la même époque, Abraham Darby développe la production de cokeLe coke est un dérivé du charbon traité par pyrolyse. Il est composé de carbone presque pur..., obtenu à partir de la houille. Le coke rend les hauts-fourneaux britanniques plus compétitifs, réduisant ainsi le prix de revient de l’acier. Le charbon est également utilisé pour la fabrication du fer, pour le chauffage des bâtiments, pour la propulsion des locomotives, etc. Entre 1769 et 1800, la production de charbon au Royaume-Uni est doublée. Et ce n’est que le début d’une croissance exponentielle : 12 millions de tonnes en 1800, 25 millions de tonnes en 1830, 50 millions de tonnes en 1850, 100 millions de tonnes en 1870 et, point culminant, près de 300 millions de tonnes en 1913.

 
1813 : l’éclairage au gaz
1813
© THINKSTOCK

Les premières lanternes à bec de gaz apparaissent dans la capitale anglaise, sur le pont de Westminster. Elles sont alimentées par du gaz de charbon produit lors de la transformation de houille en coke. La Gas Light and Coke Company est la première entreprise à fournir Londres en gaz de charbon, qui sera utilisé pour le chauffage et pour l’éclairage de ville jusqu’en 1845.

1829 : la « fusée de Stephenson »
1829
© Lives of the Engineers / WIKICOMMONS

George Stephenson met au point la première locomotive à vapeur que l’on peut qualifier de moderne. Connue sous le nom de fusée de Stephenson, elle sera à l’origine de la première ligne de voyageurs entre Liverpool et Manchester.

La fin du XIXe siècle : le développement électrique
XIX
© Gateshead Council / WIKICOMMONS

En 1878, les premières ampoules électriques à incandescence de Joseph Swan (voir image) sont allumées, quelques mois avant celles de Thomas Edison. Chacune brille comme 3, 10, 16 ou 32 bougies. En 1891, l’ingénieur Sebastian Ziani de Ferranti conçoit la première centrale électrique moderne du pays. Elle fournit un courant alternatifLe courant alternatif est un courant électrique périodique qui change de sens deux fois par période... à haute tension qui peut être adapté aux besoins des foyers.

 
Début du XXe siècle : pétrole et armement
XX
© The World's Work / WIKICOMMONS

Le pétrolePétrole non raffiné. devient un produit hautement stratégique et le Royaume-Uni compte sur son empire colonial et sur sa domination sur le Moyen-Orient pour assurer son approvisionnement. La société Shell Transport and TradingLe trading (traduction littérale le commerce) consiste à intervenir sur les marchés financiers. Les opérateurs de trading sont les traders... Company se lance dans le transport de matières premières. En 1907, la société dispose de toute une flotte et fusionne avec la Royal Dutch pour former le groupe Shell. Deux ans plus tard, William Knox D’Arcy, qui vient de découvrir du pétrole au Moyen-Orient obtient une concession de 60 ans et crée l’Anglo-Persian Oil Company. Au même moment, en 1911, Winston Churchill (voir image), nouvellement nommé Premier Lord de l’Amirauté, décide de convertir la marine britannique au fioul. Selon lui, le pétrole permet de construire des bateaux plus légers, plus rapides et plus faciles à ravitailler en pleine mer.

Guerre de 1914-1918 : assurer l’approvisionnement en pétrole
1914
© Imperial War Museums / WIKICOMMONS

Dès le début du conflit, pour soutenir l’effort de guerre anglo-français et sécuriser l’approvisionnement pétrolier en provenance des champs russes, Londres lance la campagne des Dardanelles (dans l’actuelle Turquie). Face à la résistance ottomane, les Alliés échouent à obtenir le contrôle du détroit, indispensable à leur ravitaillement. En 1916, la France et la Grande-Bretagne signent en secret les accords de Sykes-Picot qui prévoient le partage du Moyen-Orient. Un partage qui profite aux Britanniques, plus au fait des répartitions des ressources en pétrole. L’accord sera révoqué dès 1920.

1926 : la grève de solidarité avec les mineurs
1926
© WIKICOMMONS

Depuis la fin de la guerre, le secteur des charbonnages britanniques ne cesse de perdre en rentabilité. En mars 1926, la Commission Samuel, mandatée par le gouvernement, recommande une réduction généralisée des salaires (de -10 à -25 % de baisse) et une augmentation des horaires de travail (des postes de 8 heures au lieu de 7). Le monde ouvrier se rallie aux mineurs et fait front avec eux. Une grève générale de solidarité est proclamée dans le pays ; elle durera 9 jours. La crise ne fera que confirmer le déclin inexorable de l’industrie houillère du Royaume-Uni.

Guerre de 1939-1945 : le Moyen-Orient, fournisseur du Royaume-Uni en pétrole
1939
© Imperial war Museums / WIKICOMMONS

Dès 1940, les sous-marins allemands coupent les îles britanniques de leurs productions coloniales.

En 1941, le Royaume-Uni garantit son approvisionnement en pétrole en prenant le contrôle de l’Irak puis de la Syrie. La même année, l’opération Countenance sécurise les champs pétroliers d’Abadan en Iran.

1946-1948 : les nationalisations travaillistes
1946
© Library and Archives Canada / WIKICOMMONS

Au lendemain de la guerre, Clement Attlee (voir image), chef du parti travailliste, accède au pouvoir. Le programme de son gouvernement repose sur une série de nationalisations des services et des transports. En 1946, l’exploitation du charbon est nationalisée. À cette période, 90 % de l’électricité du Royaume est produite à partir de charbon. En 1948, c’est au tour du réseau de production et de distribution de l’électricité de passer sous le contrôle de l’État.

1951 : la crise en Iran
1951
© Mossadegh Foundation / WIKICOMMONS

Le premier ministre iranien Mohammad Mossadegh (voir image) décide de nationaliser l’Anglo-Iranian Oil Company (ancienne Anglo-Persian Oil Company dont le Royaume-Uni avait acquis 51 %). Il exproprie le Royaume-Uni et expulse les techniciens britanniques. Les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues. Quelques années plus tard, un coup d’État soutenu par les services secrets britanniques et américains retourne une fois de plus la situation. L’Anglo-Iranian Oil Company retrouve sa souveraineté et prend le nom de British Petroleum (BP).

1956 : la crise de Suez
1956
© Imperial War Museums / WIKICOMMONS

Après avoir pris le pouvoir en Égypte, Gamal Abdel Nasser décide de nationaliser le Canal de Suez par lequel transite alors une large part de la flotte commerciale britannique. Un bras de fer diplomatique s’engage entre le Royaume-Uni et la France d’une part, l’Égypte d’autre part. Les approvisionnements en pétrole du pays sont mis en péril. Le Royaume-Uni se lance alors dans le développement d’une capacité. La production nucléaire ne dépassera jamais le pic, atteint en 1997, de 26 % de l’électricité produite dans le pays.

1973 : le choc pétrolier

Suite à la guerre du Kippour, le cours du pétrole est multiplié par 4. En panne d’énergie, le pays tout entier est mis au chômage partiel (3 jours de travail par semaine seulement). En janvier 1974, pour aider le Royaume-Uni à surmonter la crise pétrolière, le gouvernement participe au financement de la Recherche et du Développement d’énergies, y compris d’origines renouvelables, comme la géothermieLe terme géothermie désigne à la fois la science qui étudie les phénomènes thermiques internes au globe terrestre... et l’hydraulique notamment.

Les compagnies pétrolières de leur côté investissent dans la recherche de gisementsUn gisement est une accumulation de matière première (pétrole, gaz, charbon, uranium, minerai métallique, substance utile…)... dans des endroits plus sûrs politiquement, en mer du Nord notamment. Entre 1975 et 1985, le Royaume-Uni participe ainsi largement à la hausse mondiale de production de pétrole en dehors de l’OpepCréée en 1960, l’Opep regroupe 12 pays membres (l'Algérie, l'Angola, l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, l'Equateur, l'Iran, l'Irak... (Organisation des pays producteurs de pétrole).

1988 : l’accident de Piper Alpha
© Lizzie / Geograph

L’exploitation en mer du Nord a été à l’origine d’accidents, parfois meurtriers. En juillet 1988, les hydrocarburesLes hydrocarbures sont des composés chimiques dont les molécules sont constituées d'atomes de carbone et d'hydrogène... accumulés sous la plateforme de Piper Alpha, située au large des côtes écossaises, prennent feu. Les explosions successives engloutissent la plateforme toute entière. Bilan : 167 morts. L’enquête conclura à un manque d’entretien et recommandera la mise en place de procédures de sécurité à mettre en œuvre. En image, le memorial de Piper Alpha.

1979-1990 : les années Thatcher
© White House Photographic Office / WIKICOMMONS

Lorsque Margaret Thatcher arrive au pouvoir en mai 1979, son objectif est de mettre un terme au déclin économique du pays. Elle lance alors une série de privatisations et cesse toute forme de soutien aux industries en crise : 55 000 entreprises ferment leurs portes et 30 % de la main d’œuvre industrielle est mise au chômage avant 1984. La National Union of Mineworkers entame une grève qui durera une année entière. Le syndicat des mineurs n’obtiendra ni satisfaction ni compensation, et de nombreuses mines seront arrêtées dans les 10 années qui suivront.

1991-1995 : vers la diversification énergétique
© Chris Allen / Geograph.org.uk

En 1991, un premier parc éolien est mis en service en Cornouailles. Après la privatisation de la production et de la distribution de l’électricité, le Royaume-Uni connait une ruée vers le gaz qui remplace alors le charbon pour la production d’électricité. Le gouvernement britannique fonde British Energy, une société chargée de gérer les huit centrales nucléaires construites dans le pays. Un an plus tard, British Energy est privatisée. En 2008, elle produit 16 % de l’électricité consommée au Royaume-Uni et est rachetée par EDF. Avant la fin du siècle, les Britanniques obtiennent le droit de choisir leurs fournisseurs d’énergie, d’abord de gaz domestique puis d’électricité.

1999-2000 : l’apogée des productions de pétrole et de gaz
© TAYLOR KEN - TOTAL

La mer du Nord constitue la plus vaste région de forageUn forage consiste à creuser un trou dans le sous-sol grâce à une machine adaptée... offshore du monde. La concession britannique y compte le plus grand nombre de plateformes. La production de pétrole connaît son apogée en 1999 et celle du gaz en 2000. Mais depuis, la production ne cesse de diminuer, notamment du fait de l’épuisement progressif des ressources. En 2011, la société Cuadrilla Ressources opère les premiers forages pour l’exploitation de gaz de schisteLes gaz de schiste (ou shale gas) sont situés dans des roches sédimentaires argileuses enfouies à de grandes profondeurs... dans le Lancashire. Suite à deux mini-séismes, imputés à l’usage de la fracturation hydrauliqueSynonyme de fracturation artificielle., les travaux sont suspendus ; mais fin 2012 le gouvernement lève le moratoire.

 
2000-2013 : le développement des énergies renouvelables et du nucléaire
© London Array

Le gouvernement britannique décide la construction de huit nouvelles centrales nucléaires. La production d’électricité d’origine nucléaire augmente de 11 %. De quoi réduire les émissions de gaz à effet de serrePhénomène naturel permettant un accroissement de la température de l'atmosphère d'une planète grâce à la présence de certains gaz... de 7 % par rapport à 2010. Parallèlement, le Royaume-Uni développe sa capacité de production à partir d’énergies renouvelablesOn appelle énergie renouvelable une source d'énergie dont le renouvellement naturel est immédiat ou très rapide... avec plusieurs projets d’envergure, notamment celui du parc éolien au large de l’estuaire de la Tamise. Au cœur de la capitale britannique, les premiers taxis alimentés à l’hydrogèneL'hydrogène est l'atome le plus simple et le plus léger. C'est l'élément de très loin le plus abondant de l’univers. sont mis en circulation à l’occasion des Jeux Olympiques de l’été 2012.

Les énergies, un mix en perpétuelle évolution

Les énergies fossiles à l’origine du développement économique

Jusque dans les années 1960, la quasi-totalité de l’électricité du Royaume-Uni est produite à partir de charbon. Petit à petit, le pétrole mais surtout le nucléaire et le gaz naturel viennent diversifier les ressources, avant le lancement de grands projets éoliens offshoreTerme anglais désignant les zones et les opérations d'exploration ou d'exploitation pétrolières en mer.... Dans le même temps, un effort important est porté sur un transport et un habitat plus efficaces.

L’exploitation du charbon a particulièrement marque l’Histoire économique et sociale du Royaume-Uni. Au Moyen Âge, les mineurs sont employés par des propriétaires fonciers qui leur octroient de nombreux avantages. Au milieu du XIXe siècle, 70 % de la production européenne de charbon vient du Royaume-Uni. Après la première guerre mondiale, la rentabilité du secteur minier diminue et, à la fin des années 30, l’emploi a baissé d’un tiers. La rupture est enclenchée par la politique « thatchérienne » engagée entre 1970-1990 : les emplois dans le secteur passent de 220 000 en 1985, avant la grande grève, à 6 000 en 2006, soit une diminution de 97 %. De 34 % en 1980, la part du charbon dans le mix énergétiqueLe mix énergétique, ou « bouquet énergétique », décrit la répartition des différentes sources d’énergies utilisées pour la consommation énergétique d’un territoire... est tombée à 15 % en 2012.
Au charbon, se substitue le pétrole et surtout le gaz de la mer du Nord. Commencée en 1965, l’exploitation gazière atteint son apogée en 2000 avec une production de 1,75 Mbep/j (millions de barils équivalent pétrole par jour) et le pays est alors quasiment autosuffisant. Les centrales à gaz, plus rentables et moins chères à construire, remplacent les centrales à charbon. La part du gaz dans le mix énergétique passe de 19 % en 1980 à 40 % en 2012.
A partir de 1975, le Royaume-Uni produit aussi beaucoup de pétrole. En 1999, le Royaume-Uni enregistre un pic de production de pétrole à 2,9 Mbep/j. Le pays se place ainsi au huitième rang des producteurs mondiaux. Entre 2001 et 2010, la production de pétrole a déjà chuté de 2,54 à 1,39 Mbep/j. Les ressources de gaz et de pétrole sont menacées d’épuisement, à une échéance estimée par les experts à l’horizon 2020-2025.

Aujourd’hui, le Royaume-Uni importe son charbon, essentiellement de Russie, de Colombie et des États-Unis. Le pays importe autant de gaz naturel qu’il en produit et est devenu le troisième importateur européen de gaz naturel (essentiellement de Norvège et du Qatar). Les gisements de Foinaven et de Schiehallion, à l’ouest des Shetland, représentent les principales sources britanniques de pétrole. La dépendance du Royaume-Uni ne dépasse malgré tout pas encore les 50 %.

Autour des îles britanniques, l’éolien offshore et les énergies marines

Depuis 2000, la croissance de l’énergie éolienne est de près de 27 % par an. Fin 2007, un vaste plan de construction de quelque 7 000 éoliennes offshore est lancé. Le Royaume-Uni dispose en effet du plus important potentiel éolien d’Europe, en onshoreTerme anglais désignant les zones et les opérations d'exploration ou d'exploitation pétrolières à terre... mais plus encore en offshore, sur les côtes de l’Angleterre et du Pays de Galles essentiellement. Autre point fort du Royaume-Uni en matière d’énergies renouvelables : la capacité hydrolienneUne hydrolienne est une turbine hydraulique fonctionnant grâce aux courants d'eau naturels.... Selon les spécialistes, le Pays de Galles, l’Irlande et l’Écosse représentent les meilleurs sites européens pour l’exploitation de la force des courants marins. SeaGen, en Irlande du Nord, est la première installation d’envergure au monde à produire de l’électricité à partir des courants des marées (1,2 MW (Mégawatt), 18 à 20 heures par jour).

Aujourd’hui, plusieurs projets sont en phase de développement. Parmi eux, le London Array, un parc éolien destiné à devenir le plus grand du monde a fourni ses premiers MWh (Mégawatt heure) en octobre 2012. Mais à l’heure actuelle, le parc offshore du pays reste encore près de deux fois moins important que son parc onshore. Si historiquement le Royaume-Uni a été très actif dans le secteur de la recherche et du développement en matière d’énergie (machine à vapeur, moteur électrique, etc.), il a rencontré plus récemment, des difficultés de coordination des financements. Malgré un programme fiscal visant à favoriser le développement des énergies renouvelables (1,15 milliard d’euros d’abattement en 2008-2009), le niveau des soutiens publics a été en dessous des moyennes internationales. Le financement de la recherche publique s’élève à environ 35 millions d’euros par an pour les énergies renouvelables contre quelque 100 millions d’euros en France.

Réduction des émissions de CO2Dioxyde de carbone. Avec la vapeur d'eau, c’est le principal gaz à effet de serre (GES) de l'atmosphère terrestre... : vers des véhicules bas carbone et une rénovation énergétique de l’habitat

Le gouvernement britannique affiche en matière d’habitat et de transport, des objectifs très clairs : ne plus construire que des habitations « zéro énergie » dès 2016 et faire du Royaume-Uni le leader des véhicules bas carbone - via l’électrique et l’hydrogène particulièrement. Dans l’habitat, le Green Deal, un mécanisme financier grâce auquel les consommateurs sont autorisés à financer leurs travaux d’économie par le biais de leurs factures énergétiques, devrait permettre une amélioration significative de l’efficacité énergétiqueEn économie, l'efficacité énergétique désigne les efforts déployés pour réduire la consommation d'énergie d'un système... des logements. Pour 2020, le UK Low Carbon Transition Plan prévoit que 7 millions de foyers auront été rendus plus économes (la France prévoit 500 000 rénovations par an entre 2013 et 2020). Concernant les logements neufs, les constructeurs sont déjà contraints, depuis 2007, à des performances énergétiques supérieures de 40 % aux normes de 2002.

Aujourd’hui, les transports représentent un tiers de l’énergie totale consommée au Royaume-Uni et presque autant des émissions de CO2. Les spécialistes estiment que ces émissions atteindront leur pic en 2015 avant de diminuer. Le Royaume-Uni mise aussi sur les énergies renouvelables, notamment les biocarburantsUn biocarburant est un carburant produit à partir de matières végétales ou animales.... En 2013, BP inaugure la plus grande usine de bioéthanol du pays. En pleine capacité, elle pourra produire à elle seule 420 millions de litres par an. A titre de comparaison, la production de la France, leader du marché européen, était de 1,15 milliard de litres en 2011.

Les énergies fossiles à l’origine du développement économique

Jusque dans les années 1960, la quasi-totalité de l’électricité du Royaume-Uni est produite à partir de charbon. Petit à petit, le pétrole mais surtout le nucléaire et le gaz naturel viennent diversifier les ressources, avant le lancement de grands projets éoliens offshore. Dans le même temps, un effort important est porté sur un transport et un habitat plus efficaces.

L’exploitation du charbon a particulièrement marque l’Histoire économique et sociale du Royaume-Uni. Au Moyen Âge, les mineurs sont employés par des propriétaires fonciers qui leur octroient de nombreux avantages. Au milieu du XIXe siècle, 70% de la production européenne de charbon vient du Royaume-Uni. Après la première guerre mondiale, la rentabilité du secteur minier diminue et, à la fin des années 30, l’emploi a baissé d’un tiers. La rupture est enclenchée par la politique « thatchérienne » engagée entre 1970-1990 : les emplois dans le secteur passent de 220 000 en 1985, avant la grande grève, à 6 000 en 2006, soit une diminution de 97 %. De 34 % en 1980, la part du charbon dans le mix énergétique est tombée à 15 % en 2012.
Au charbon, se substitue le pétrole et surtout le gaz de la mer du Nord. Commencée en 1965, l’exploitation gazière atteint son apogée en 2000 avec une production de 1,75 Mbep/j (millions de barils équivalent pétrole par jour) et le pays est alors quasiment autosuffisant. Les centrales à gaz, plus rentables et moins chères à construire, remplacent les centrales à charbon. La part du gaz dans le mix énergétique passe de 19 % en 1980 à 40 % en 2012.
À partir de 1975, le Royaume-Uni produit aussi beaucoup de pétrole. En 1999, le Royaume-Uni enregistre un pic de production de pétrole à 2,9 Mbep/j. Le pays se place ainsi au huitième rang des producteurs mondiaux. Entre 2001 et 2010, la production de pétrole a déjà chuté de 2,54 à 1,39 Mbep/j. Les ressources de gaz et de pétrole sont menacées d’épuisement, à une échéance estimée par les experts à l’horizon 2020-2025.

Aujourd’hui, le Royaume-Uni importe son charbon, essentiellement de Russie, de Colombie et des États-Unis. Le pays importe autant de gaz naturel qu’il en produit et est devenu le troisième importateur européen de gaz naturel (essentiellement de Norvège et du Qatar). Les gisements de Foinaven et de Schiehallion, à l’ouest des Shetland, représentent les principales sources britanniques de pétrole. La dépendance du Royaume-Uni ne dépasse malgré tout pas encore les 50 %.

Autour des îles britanniques, l’éolien offshore et les énergies marines

Depuis 2000, la croissance de l’énergie éolienne est de près de 27 % par an. Fin 2007, un vaste plan de construction de quelque 7 000 éoliennes offshore est lancé. Le Royaume-Uni dispose en effet du plus important potentiel éolien d’Europe, en onshore mais plus encore en offshore, sur les côtes de l’Angleterre et du Pays de Galles essentiellement. Autre point fort du Royaume-Uni en matière d’énergies renouvelables : la capacité hydrolienne. Selon les spécialistes, le Pays de Galles, l’Irlande et l’Écosse représentent les meilleurs sites européens pour l’exploitation de la force des courants marins. SeaGen, en Irlande du Nord, est la première installation d’envergure au monde à produire de l’électricité à partir des courants des marées (1,2 MW (Mégawatt), 18 à 20 heures par jour).

Aujourd’hui, plusieurs projets sont en phase de développement. Parmi eux, le London Array, un parc éolien destiné à devenir le plus grand du monde a fourni ses premiers MWh (Mégawatt heure) en octobre 2012. Mais à l’heure actuelle, le parc offshore du pays reste encore près de deux fois moins important que son parc onshore. Si historiquement le Royaume-Uni a été très actif dans le secteur de la recherche et du développement en matière d’énergie (machine à vapeur, moteur électrique, etc.), il a rencontré plus récemment, des difficultés de coordination des financements. Malgré un programme fiscal visant à favoriser le développement des énergies renouvelables (1,15 milliard d’euros d’abattement en 2008-2009), le niveau des soutiens publics a été en dessous des moyennes internationales. Le financement de la recherche publique s’élève à environ 35 millions d’euros par an pour les énergies renouvelables contre quelque 100 millions d’euros en France.

Réduction des émissions de CO2 : vers des véhicules bas carbone et une rénovation énergétique de l’habitat

Le gouvernement britannique affiche en matière d’habitat et de transport, des objectifs très clairs : ne plus construire que des habitations « zéro énergie » dès 2016 et faire du Royaume-Uni le leader des véhicules bas carbone - via l’électrique et l’hydrogène particulièrement. Dans l’habitat, le Green Deal, un mécanisme financier grâce auquel les consommateurs sont autorisés à financer leurs travaux d’économie par le biais de leurs factures énergétiques, devrait permettre une amélioration significative de l’efficacité énergétique des logements. Pour 2020, le UK Low Carbon Transition Plan prévoit que 7 millions de foyers auront été rendus plus économes (la France prévoit 500 000 rénovations par an entre 2013 et 2020). Concernant les logements neufs, les constructeurs sont déjà contraints, depuis 2007, à des performances énergétiques supérieures de 40 % aux normes de 2002.

Aujourd’hui, les transports représentent un tiers de l’énergie totale consommée au Royaume-Uni et presque autant des émissions de CO2. Les spécialistes estiment que ces émissions atteindront leur pic en 2015 avant de diminuer. Le Royaume-Uni mise aussi sur les énergies renouvelables, notamment les biocarburants. En 2013, BP inaugure la plus grande usine de bioéthanol du pays. En pleine capacité, elle pourra produire à elle seule 420 millions de litres par an. A titre de comparaison, la production de la France, leader du marché européen, était de 1,15 milliard de litres en 2011.

Le mix électriqueLe mix électrique représente les proportions de chacune des filières de production électrique : nucléaire, thermique... du Royaume-Uni en 2012

Le mix électrique définit la part des sources fossiles, nucléaire et renouvelables dans la production d’électricité. Le mix électrique n’intègre pas les problématiques liées aux transports et à l’industrie. Le gaz naturel reste la source d’énergie majoritaire, avec une part toujours importante du charbon.

L’évolution du mix énergétique de 1970 à 2020

Le mix énergétique désigne la répartition des différentes sources d’énergie primaireL’énergie primaire désigne l’ensemble des sources d’énergie non transformées, c’est-à-dire à l’état naturel... dans la consommation énergétique finale d’une zone géographique donnée. Le gaz, exploité en mer du Nord, a progressivement remplacé le charbon, avec une hausse régulière de l’énergie nucléaire. En 2020, la part du gaz devrait représenter près du triple de celle du charbon.

Source :  www.iea.org/stats 2009 

Sélectionnez deux années pour comparer l’évolution du mix énergétique :

et

Source :  www.iea.org/stats 2009 

QUELQUES CHIFFRES

  • SUPERFICIE
  • POPULATION
  • CROISSANCE DE
    LA POPULATION
  • VIEILLISSEMENT DE
    LA POPULATION
  • PIB
  • PIB PAR HABITANT
  • INDICE DE
    DÉVELOPPEMENT
    HUMAIN (IDH)
  • ÉMISSIONS DE CO2
 

Sources : Banque mondiale, Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et division de la population de l’Organisation des Nations unies (ONU).

QUELQUES CHIFFRES

  • SUPERFICIE

  • POPULATION

  • CROISSANCE DE
    LA POPULATION

  • VIEILLISSEMENT DE
    LA POPULATION

  • PIB

  • PIB PAR HABITANT

  • INDICE DE DÉVELOPPEMENT HUMAIN (IDH)

  • ÉMISSIONS DE CO2

Sources : Banque mondiale, Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et division de la population de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Quels choix énergétiques pour les générations futures ?

La politique énergétiqueLa politique énergétique d'un pays est l'ensemble des orientations et décisions prises en matière de production et de consommation d'énergie... du Royaume-Uni est aujourd’hui guidée par quatre motivations principales : sécuriser les approvisionnements, garantir la compétitivité de l’industrie, réduire les émissions de CO2 de 35 % d’ici 2020 et de 80 % d’ici 2050 (par rapport à 1990), et assurer à la population un certain confort énergétique.

La décarbonisation : l’apport des énergies renouvelables

décarbonisation
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En juillet 2006, le gouvernement britannique a publié un rapport, l’Energy Review, qui propose la mise en place d’un nouveau mix énergétique faisant la part belle aux énergies renouvelables (éolien et hydrolien notamment) mais aussi à l’énergie nucléaire (centrales de nouvelle génération). L’une des solutions envisagées par l’Energy Review est d’augmenter la part de l’électricité dans la consommation globale d’énergie (chauffage, transports, etc.). Et pour produire cette électricité, le gouvernement compte en partie sur le développement des énergies renouvelables. L’objectif est d’élever la puissanceEn physique, la puissance représente la quantité d'énergie fournie par un système par unité de temps... disponible de 25 GW (moins de 1,5 GW actuellement).
L’Écosse fait déjà figure de leader dans le secteur. La nation écossaise qui bénéficie en effet du quart du potentiel éolien offshore estimé pour l’ensemble des pays de l’Union européenne, a revu ses objectifs à la hausse : elle espère produire 80 % de son électricité à partir d’énergies renouvelables d’ici 2020. Les particuliers et les industriels sont incités à se doter de stations de production d’énergies renouvelables individuelles (solaire, éolien, hydraulique, pompe à chaleurAujourd'hui, en thermodynamique statistique, la chaleur désigne un transfert d'agitation thermique des particules composant la matière..., etc.).
Mais contrairement à ce que l’on observe en Allemagne par exemple, le débat sur la place des énergies renouvelables n’est pas totalement tranché. Si au lendemain de son élection, David Cameron (Parti conservateur) a affirmé sa volonté de se placer à la tête « du gouvernement le plus écologique de l’Histoire », le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni et quelques eurosceptiques du Parti conservateur appellent quant à eux à suspendre les objectifs de réduction de l’utilisation de combustibles fossiles.

La décarbonisation : l’apport de l’énergie nucléaire

éoliennes
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Pour diversifier le mix énergétique du Royaume, l’Energy Review propose, en parallèle, de développer la production d’énergie nucléaire. Comparé aux sources d’énergie fossiles en effet, son coût, même s’il pourrait aller en augmentant (coût du démantèlement, de la gestion des déchets, etc.), est aujourd’hui compétitif (4,5 pence/kWh contre 4,1 pour le charbon et 3,9 pour le gaz). L’utilisation de l’énergie nucléaire permet aussi de sécuriser l’approvisionnement tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Mais, cette énergie n’est pas la plus populaire dans le pays et seulement 23 % des Britanniques (36 % des Français en juin 2013) semblent compter sur elle à l’avenir. Les Britanniques craignent les accidents et les actes terroristes et s’inquiètent du traitement des déchets radioactifs. Par ailleurs, d’ici 2025, 9 des 10 centrales du pays, devenues obsolètes, devront être arrêtées. De lourds investissements devront donc être consentis pour renouveler le parc. En 2008, le gouvernement britannique a donné le feu vert à la construction d’une nouvelle génération de centrales nucléaires, prévoyant 12,5 GW répartis sur huit centrales.

Le Royaume-Uni redoute un Energy Gap

Le Royaume-Uni pourrait se trouver bientôt confronté à un Energy Gap, une pénurie d’énergie et plus particulièrement d’électricité. L’ « Office of Gas and Electricity Markets » l’a confirmé en juillet 2013, appelant à un accroissement de la capacité de production nationale.
Pour répondre aux exigences des nouvelles normes européennes sur la qualité de l’air, 9 centrales à charbon obsolètes vont être fermées. Les réserves britanniques de gaz diminuent en mer du Nord. La production pourrait à nouveau augmenter avec l’ouverture du pays à l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste, mais la société civile britannique n’en prend pas le chemin.
Du côté des énergies renouvelables et du nucléaire, les installations ne sont actuellement pas en mesure de compenser les pertes de production des énergies fossiles. Les spécialistes craignent un Energy Gap de 20 % dès 2015 si des mesures ne sont pas mises en œuvre au plus vite.
En attendant, certains industriels envisagent de se lancer dans la construction de nouvelles centrales au gaz mais aussi au charbon. Des centrales qui, pour respecter les contraintes environnementales, devront être assorties de systèmes de récupération et de stockage du CO2. Un premier essai sur une unité de production d’une centrale électrique au charbon a été lancé en 2009. L’idée : liquéfier plus de 90 % du dioxyde de carboneAvec la vapeur d'eau, c’est le principal gaz à effet de serre (GES) de l'atmosphère terrestre... émis avant de le stocker dans le sous-sol. Mais faute de financements, l’élargissement du projet à l’ensemble de la centrale a été abandonné.

Le maintien de coûts raisonnables

station
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Une autre préoccupation du gouvernement britannique est de réussir sa transition énergétiqueLa transition énergétique désigne le passage du système actuel de production d'énergie... tout en limitant l’accroissement des inégalités au sein de la population. D’autant que les prix de l’énergie au Royaume-Uni flambent. Entre 2005 et 2012, les prix de l’électricité pour les ménages ont doublé, passant de 0,08 €/kWh à 0,16 €/kWh (France : 0,09 €/kWh, Allemagne : 0,14 €/kWh). De même les prix du gaz sont passés de 6,9 €/GJ en 2005 à quelque 13,8 €/GJ en 2012 (France : 14,7 €/GJ, Allemagne : 13,2 €/GJ).
En 2001, le gouvernement britannique a mis en place une stratégie contre la précarité énergétiqueLa précarité énergétique désigne l'état de personnes ou groupes qui n'ont pas d'accès suffisant et régulier, dans leur logement ou lieux de vie... (Fuel Poverty Strategy). Objectif : éradiquer le problème d’ici 2018. Par le passé, la régulation de la facture énergétique était essentiellement due à des aides accordées par l’État aux ménages qui consacrent plus de 10 % de leurs revenus aux dépenses énergétiques. Aujourd’hui, l’un des piliers de la Fuel Poverty Strategy est l’amélioration de l’efficacité énergétique des habitations. Plus de 2 milliards d’euros ont déjà été investis dans le programme.
Du côté de l’industrie aussi, des efforts sont faits pour éviter une trop forte hausse de la facture. Entre 2005 et 2012 déjà, l’électricité a subi une hausse de plus de 90 % et les prévisions pour l’avenir ne sont pas optimistes (+ 17 % d’ici 2020). Les industriels ont peur de ne plus pouvoir faire face à la concurrence internationale. Le gouvernement, quant à lui, veut rester optimiste. Il compte notamment sur une forte croissance des marchés verts. Aujourd’hui, le secteur emploie plus de 880 000 personnes (3,5 % du marché mondial, devant la France et derrière l’Allemagne).

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