Dossier : Les énergies marines, "énergies bleues"

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Décryptages

Les différentes catégories d’énergies marines

Les énergies marines renouvelables, que l’on appelle parfois « énergies bleues », sont classées en plusieurs catégories, selon les caractéristiques de l’océan qu’elles utilisent, qu’il s’agisse de ses mouvements, de sa chaleur, de sa salinité. 

Hydrolienne en test à Brest avant son immersion : une des technologies marines les plus avancées. © FRED TANNEAU / AFP

Si l’on exclut généralement l’éolien offshoreTerme anglais désignant les zones et les opérations d'exploration ou d'exploitation pétrolières en mer..., on distingue parmi les énergies dites marines :

Ces énergies présentent des avantages incontestables : abondantes, constantes, prévisibles, elles peuvent être exploitées en de nombreuses régions différentes du globe. Certains pays ont entamé des expérimentations et quelques réalisations fournissent déjà de l’électricité de façon industrielle1.

Quelles voies de recherche pour les filières des énergies marines ?

L’immensité des océans fait que les potentiels théoriques atteignent des chiffres considérables. Si l’on retient les productions envisageables, en térawatts-heure (TWh), on parvient à un total entre 100 000 et 150 000 TWh par an, à comparer aux quelque 22 000 TWh de la production électrique mondiale actuelle2.

Mais le calcul de ces potentiels est purement théorique car doivent rentrer en ligne de compte les investissements – encore très élevés – et l’incertitude que constitue le milieu marin. Des installations en mer à l’échelle industrielle soulèvent en effet plusieurs incertitudes : la corrosionAltération d'un matériau sous l'effet de facteurs physiques ou physico-chimiques... des matériaux due à la salinité de l’eau de mer et aux micro-organismes, les difficultés de maintenance des installations en pleine mer, l’impact environnementalL'impact environnemental désigne l'ensemble des modifications de l'environnement générées par les activités humaines... sur les paysages, le milieu marin, et enfin le partage des zones avec les autres activités liées à la mer, notamment la pêche.

Il faut par ailleurs attendre une baisse des coûts de production pour envisager le développement des énergies marines, même si l’hydrolien et l’houlomoteur sont déjà en phase de développement avec des coûts inférieurs à ceux de l’éolien lors de ses débuts.

 

Sources :

(1) Colloque IFREMER et Ministère du Développement Durable

(2) Inter-Mines