
Le nucléaire


Radioactivité et population :
quelles sources, quels risques ?
Le 18/08/2011
Lorsque l’on entend « radioactivité », on pense souvent essais nucléaires, accidents de centrale et déchets radioactifs. La radioactivité est pourtant un phénomène naturel, omniprésent sur Terre. Et la radioactivité artificielle, émise par les activités humaines, provient surtout d’usages médicaux. À quels niveaux de radioactivité sommes-nous quotidiennement exposés ? Y a-t-il des risques ? Planète Energies fait le tour de la question.
© AFP - P. Desmaze
Mesurer
la radioactivité :
mode d’emploi
Trois unités différentes sont utilisées pour exprimer la radioactivité :
• Le becquerel (Bq) mesure la quantité de rayonnements émise par une source.
• Le gray (Gy) exprime la dose absorbée par les organismes vivants (qui dépend beaucoup de la durée d’exposition).
• Le sievert (Sv) mesure les effets biologiques des radiations (différents notamment selon la nature des éléments radioactifs et les organes touchés).
La radioactivité qui nous entoure
que les bassins sédimentaires.
La radioactivité naturelle de l’environnement
La radioactivité est un phénomène naturel présent partout : sol, roches, air ambiant, eau, mais aussi êtres vivants. Dans les habitations, du radon (gaz naturel rare et radioactif) émanant de la croûte terrestre peut pénétrer par le sol, les murs, les canalisations…
Certaines régions sont naturellement plus radioactives que d’autres : les régions granitiques, par exemple, sont plus radioactives que les bassins sédimentaires, car le granite renferme de l’uranium et du radium.
Au total, en France, la radioactivité naturelle moyenne représente environ 2 millisieverts (mSv) par an.


La radioactivité produite par les activités humaines
Au quotidien, la radioactivité artificielle est aussi une source de rayonnements. C’est le cas de la radioactivité médicale : en premier lieu la radiologie (radiographies et scanners), mais aussi la radiothérapie ou encore la stérilisation du matériel médical.
Les retombées des essais nucléaires pratiqués dans l’atmosphère, celles de l’accident de Tchernobyl (1986) – celui de Fukushima (2011) est « invisible » en France métropolitaine –, les rejets de l’industrie ou la radioactivité produite dans le cadre de certaines applications industrielles (ionisation) sont un autre apport.
Au total, en France, l’exposition moyenne sur une année à la radioactivité artificielle est de l’ordre de 1,5 mSv.
Quelques exemples d'irradiation radiologique
En archéologie, les rayons X permettent également d’analyser des objets précieux ou fragiles sans les endommager.
Les centrales nucléaires :
un impact 500 fois inférieur à la radioactivité naturelle
Contrairement aux idées reçues, les centrales nucléaires ne participent que de façon infime à l’augmentation de la radioactivité de l’environnement (hors accident).
En fait, sur l’ensemble du territoire français, la moyenne des rejets radioactifs
dus aux centrales nucléaires n’excède pas 0,002 à 0,004 mSv/an, soit 500 à 1 000 fois moins que la radioactivité naturelle moyenne française.
de radioactivité artificielle
Radioactivité : les effets sur la santé
Les rayonnements ionisants induisent des dégradations de l’ADN , que les systèmes de défense de l’organisme sont ou non en mesure de réparer. Les effets néfastes de la radioactivité sur la santé dépendent de différents facteurs tels que le type de rayonnement et la nature chimique de l’élément radioactif, la durée d’exposition, les organes touchés, etc.
Ensuite, les effets effectivement induits sont proportionnels à la dose reçue :
• en-dessous de 100 mSv, aucun effet néfaste n’a pu être démontré ;
• entre 100 mSv et 500 mSv, le risque de développer des cancers augmente de façon proportionnelle à la dose. Il s’agit d’effets à long terme et aléatoires ;
• au-dessus de 500 mSv, on passe dans le domaine des irradiations sévères, dont la survenue est exceptionnelle. Leurs effets, dont la gravité augmente avec la dose, sont précoces (quelques jours à quelques semaines) et inévitables.











