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La Bulgarie défend South Stream face aux eurodéputés

La Bulgarie a vivement réagi jeudi à une résolution du Parlement européen demandant la suspension du projet South Stream de livraison de gaz russe sous la Mer Noire.

Le gazoduc russo-italien contournant l'Ukraine "est un projet d'infrastructure européen à long terme, il ne concerne pas que la Bulgarie. Doit-il être sacrifié pour des raisons politiques, parce que l'Europe entre en campagne électorale?", a demandé le ministre de l'Economie et l'Energie Dragomir Stoïnev dans une conférence de presse.

Le Parlement européen a demandé jeudi que l'UE "se prépare à lancer" des sanctions économiques contre Moscou, en raison de la détérioration de la situation en Ukraine.

La résolution, non contraignante, affirme notamment que "le gazoduc South Stream ne devrait pas être construit et que l'Union devrait rechercher d'autres sources d'approvisionnement".

"South Stream est un projet stratégique prioritaire pour la Bulgarie. Nous avons l'intention de commencer sa construction dès cette année", a répliqué le ministre bulgare.

La Bulgarie, qui dépend presque entièrement des livraisons de gaz russe via l'Ukraine, s'était retrouvée sans alternative lors de la crise russo-ukrainienne de 2009 et craint une répétition de cette crise.

Membre de l'UE depuis 2007, la Bulgarie est dépendante de la Russie en matière d'énergie. Sa seule centrale nucléaire a des réacteurs russes, l'unique raffinerie pétrolière appartient au géant russe Lukoil, et environ 80% du pétrole consommé est russe.

Ancien allié le plus fidèle de Moscou aux temps communistes, Sofia n'a encore mené à terme aucun de ses projets de diversification des sources énergétiques.

vs/cs/jpr