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Climat: Les Européens craignent un "détricotage" de l'accord de Durban
Les Européens ont mis en garde mercredi contre un risque de "détricotage" de l'accord sur le climat adopté en 2011 à Durban (Afrique du Sud), alors que les discussions piétinaient à Bonn (Allemagne) en raison notamment, selon certains, de l'attitude de la Chine.
La réunion de Bonn, qui se tient jusqu'à vendredi, lance le processus vers un futur régime juridique applicable à tous les pays en 2020 et porte sur les moyens d'augmenter les efforts contre les gaz à effet de serre d'ici cette date.
Ces deux points constituent l'une des principales avancées de l'accord adopté en décembre à Durban par les 194 pays négociant sous l'égide de l'ONU.
"Nous sommes très inquiets de voir que l'esprit de coopération qui avait prévalu à Durban n'a pas perduré lors de cette session", a déclaré Christian Pilgaard Zinglersen, négociateur en chef du Danemark (qui préside l'UE), lors d'une réunion sur les objectifs de la prochaine grande conférence climatique, en fin d'année au Qatar.
"Si les négociations continuent de progresser aussi lentement, il y a un risque de détricotage de l'accord de Durban", a-t-il ajouté, selon une retranscription écrite transmise à l'AFP.
Concernant le nouveau groupe de travail spécifique chargé de mettre en oeuvre l'accord de Durban, "à deux jours et demi de la fin de la session, nous n'avons ni ordre du jour ni président pour ce processus important", a-t-il regretté.
Le président de ce groupe de travail, chargé de conduire le processus de quatre ans menant vers l'adoption d'un futur régime juridique fin 2015, devrait être désigné avant la fin de la réunion de Bonn.
Mercredi soir, un message a été diffusé sur les écrans du Maritim Hotel de Bonn, où se tient la réunion, pour informer que, "à la suite de consultations infructueuses parmi les groupes régionaux", le choix de ce président aura lieu en séance plénière jeudi avec la possibilité d'un vote.
Le vote, possible en théorie pour des questions d'organisation dans le cadre de ces négociations climat, n'a encore jamais été utilisé pour une telle situation, dans un processus où le consensus est priviligié.
Depuis le début de ce nouveau processus post-Durban, la Chine, plus grand pays émetteur de CO2, a semblé jouer l'obstruction, par crainte qu'il ne permette aux pays développés de demander avant 2020 des engagements aux pays émergents et en développement contre les gaz à effet de serre.







