
Les voies du futur


Les courants, une force motrice à capter sous la surface des mers
Le 30/11/2010
À la manière du vent, les courants marins fournissent une puissance
colossale. En installant des turbines sous-marines, il est possible de générer
de l'électricité. De nombreuses zones situées partout sur le globe
sont concernées. L'heure est aux expérimentations.
Un potentiel
toujours à l'étude
Les déplacements des eaux
des océans – en partie provoqués par les marées – offrent une force motrice considérable.
Si les vitesses sont relativement faibles (10 à 20 km/h), les débits et la densité de l'eau
(en comparaison avec ceux de l'air) de ces mouvements constituent des atouts pour qui voudrait en capter l'énergie. Cette récupération se ferait grâce à des hydroliennes sous-marines. Il s'agit de grandes hélices ou de turbines fixées en batterie dans les fonds marins, ou flottant entre deux eaux. Un câble à courant continu apporterait la production jusqu'à un poste de transformation électrique situé sur la terre ferme et raccordé au réseau de distribution.
Si l'énergie ainsi produite est relativement régulière selon les emplacements, naturellement inépuisable et exempte de toute émission de gaz à effet de serre, elle pose néanmoins des problèmes hormis la construction des dispositifs :
• le coût très élevé de l'installation et de la maintenance des hydroliennes ;
• la corrosion des matériaux et des suspensions par l'eau de mer ;
• l'opposition des pêcheurs au chalut, qui estiment que les hydroliennes utilisent l'espace en compétition avec les zones de pêche ;
• les contraintes environnementales ;
• le besoin d'un accès pour la maintenance et la connexion au réseau électrique.
À ce jour, aucune production industrielle n'existe. Des parcs de démonstration sont cependant en cours de développement.
En Europe, le potentiel hydrolien est estimé entre 18 et 35 TWh/an1 (environ 8 % de la consommation annuelle d'énergie des logements en France). Le Royaume-Uni, la France et la Norvège sont les pays les mieux situés pour profiter des courants. Plusieurs projets ont ainsi vu
le jour en Norvège, en Écosse et en Irlande du Nord.
En Norvège2, l'installation du détroit de Hammerfest date de septembre 2003. Elle possède les caractéristiques suivantes :
• Vitesse courants : 1,8 m/s (6,5 km/h)
• Profondeur : 50 m
• Puissance : 300 kW
• Diamètre turbine : 20 m
• Hauteur dispositif : 30 m
En France, le site de Paimpol-Bréhat3-4 a été retenu en 2008. La puissance installée
y serait de 1,5 à 2 MW, pour une production attendue de 3GWh/an. Sa mise en service
est prévue pour 2012.
en électricité grâce aux courants marins.
de 30 Mm3/s5 à 130 Mm3/s, et sa vitesse 1,5 m/s, soit 5,4 km/h. En exploitant 1/1000e de ce potentiel, il serait possible de couvrir 35 % des besoins électriques de la Floride (200 TWh/an), soit 5 % des besoins des États-Unis !
Après plusieurs projets avortés, dont l'un entamé dès les années 19806,
le Florida Atlantic University‟s Centre of Excellence in Ocean Energy Technology a été créé en 2006.7 Il développe actuellement un parc d'hydroliennes composé de turbines de 20 kW. Chacune comprend une hélice de trois pales d'un diamètre de 3 mètres, reliée à une barge flottante ancrée à l'aide d'un câble.
[1]http://www.nanodata.com/sdn76/epr3/doc/analyse-energie-des-mers.pdf p.6
[2]http://www.inter-mines.org/docs/0904140804PR_090319_DeLaleu.pdf p.30
[3]http://www.inter-mines.org/docs/0904140804PR_090319_DeLaleu.pdf p.14
[4]http://www.wind-eole.com/fileadmin/user_upload/Downloads/Offshore/Rencontres_du_Havre/session7/Cyrille_Abonnel.pdf
[5]Millions de mètres cubes
[6]http://www.inter-mines.org/docs/0904140804PR_090319_DeLaleu.pdf p.52
[7]http://www.inter-mines.org/docs/0904140804PR_090319_DeLaleu.pdf p.53














