L'avenir des énergies actuelles

L’avenir de l’énergie éolienne

Le 14/10/2010



L’énergie éolienne constitue un moyen propre et renouvelable de produire de l’électricité. Son avenir, en complément d’autres technologies de production électrique (énergies fossiles, nucléaire, solaire, etc.), paraît  tout tracé si les coûts sont réduits. L’avenir devrait passer notamment par le développement de parcs offshore.

Un développement dynamique

Encore aujourd’hui, les avantages et les inconvénients de l’énergie éolienne font l’objet d’âpres discussions. Comme, pour l’instant, l’électricité éolienne est plus chère à produire que par les moyens classiques (nucléaire, thermique), elle nécessite des subventions (principalement sous forme de tarifs d’achat préférentiels).

L’avenir immédiat de l’éolien pourrait être freiné si ses adversaires parvenaient à convaincre les pouvoirs publics de certains pays.

Malgré tout, l’énergie éolienne se développe à un rythme soutenu dans presque tous les pays du monde, avec une croissance de 10 % à 40 % par an. En Europe, dans le cadre de la politique de développement actif des énergies renouvelables, l’éolien tire son épingle du jeu : en 2009, il y a eu plus d’éoliennes érigées que n’importe quel autre moyen de production d’énergie, avec 39 % de la totalité des nouvelles installations. On est toutefois loin de la Chine dont la production éolienne a augmenté de 100 % en 2009 !

La production d’énergie éolienne chinoise
a augmenté de 100 % en 2009.

Pour 2014, le GWEC (Global Wind Energy Council) projette une production mondiale installée de 400 GW.1 De son côté, l’EWEA (European Wind Energy Association) estime qu'en 2030, l'éolien pourrait fournir entre 26 et 35 % de l'électricité européenne.2

Vrai ou Faux ?
Un moulin à vent peut contribuer de façon significative
à la production d’énergie éolienne.
Vrai. À condition qu’il ne s’agisse pas de celui du meunier, mais d’un laddermill, sorte de moulin à vent géant. Composés de séries de grandes "ailes" ("kiteplanes") enfilées sur un très long câble, les laddermills peuvent exploiter l’énergie éolienne à une altitude de 9 000 mètres, où la vitesse du vent peut être 20 fois supérieure à celle au niveau de la mer. On estime qu’une boucle de ces ailes peut produire jusqu’à 100 mégawatts d’électricité, soit la production annuelle de 70 éoliennes.


L’offshore à la base du développement de l’éolien 


La feuille de route 2007 pour les sources d’énergie renouvelables de l’Union européenne estime que l’énergie éolienne pourrait représenter 13 % de l’électricité consommée dans l’UE en 2020. Un tiers de cette électricité sera probablement produite par des installations offshore
(en mer, là où les vents sont plus puissants et plus réguliers). Différentes techniques sont envisagées et parfois déjà testées : îles artificielles, éoliennes sur fondations flottantes ancrées jusqu’à 60 mètres de profondeur d’eau, inspirées des plateformes pétrolières… 

Depuis quelques années, la puissance d’énergie éolienne installée a fait un bond spectaculaire, en croissance de 30 % par an. Danemark et Royaume-Uni en tête. Le London Array, qui doit être construit à 20 kilomètres du Kent, sera d’ailleurs la plus grande ferme mondiale d’éoliennes offshore. Elle disposera, lors de son achèvement en 2015, de 300 turbines, soit une capacité
d'un gigawatt.

Un tiers de l’énergie éolienne sera produite
par des installations offshore.

L’Allemagne suit de près avec une trentaine de projets de parcs éoliens offshore (dont certains déjà en activité) en mer du Nord et en mer Baltique. La France, quant à elle, étudie des projets situés de 2 à 20 kilomètres des côtes, dont le premier verra rapidement le jour au large de
Veulettes-sur-Mer, en Seine-Maritime.

Dans l’avenir, des projets, similaires à celui de turbines géantes du champ de pétrole Béatrice dans la mer du Nord, pourraient contribuer à multiplier les parcs éoliens en se reposant sur des installations préexistantes, limitant ainsi les investissements. Des plans sont à l’étude pour la construction de 200 turbines dans le champ Béatrice, reposant à 45 mètres de fond, chacune avec des pales de 60 mètres pouvant résister au vent de la mer du Nord.
 


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