Qui produit, qui consomme ?

Le nucléaire, énergie des pays industrialisés

Mise à jour le 05/09/2013, mise en ligne le 09/08/2010


Parce qu’elle met en œuvre des technologies de pointe et nécessite du temps et de lourds investissements, l’énergie nucléaire est encore réservée à un petit nombre de pays. Les régions productrices y voient une façon de faire face à des besoins croissants et de réduire leurs émissions de CO2. Son développement est conditionné par son niveau d’acceptabilité. L’accident de Fukushima-Daiichi au Japon en 2011 a fortement impacté la perception de la sécurité des installations nucléaires dans les pays industrialisés et remis en cause le choix du nucléaire dans les politiques énergétiques de certains pays européens.


2012, une année de rupture pour l’énergie nucléaire

Génération d'électricité d'origine nucléaire1

2011* 2012*
Evolution 2011-2012 Part du nucléaire dans la production d'électricité domestique
États-Unis
790
771
-2,4 %
9,0 %
France
424
407
 -3,8 %
74,8 %
Russie 162
 166  2,7 %
17,8 %
Corée du sud
148
 144  -2,9 %
30,4 %
Allemagne 102
 94  -8,0 %
16,4 %
Chine 83
 93  12,2 %
2,0 %
Canada
88
 89  0,9 %
15,3 %
Ukraine
85
 85  0,0 %
46,2 %
Royaume-Uni
63
 64  2,1 %
18,1 %
Suède
58
 62  5,9 %
38,0 %
Espagne
55
 59  6,5 %
20,5 %
Belgique
46
 39  -16,1 %
51,0 %
Inde 29
 30  2,8 %
3,6 %
République Tchèque 27
 29  7,1 %
35,3 %
Suisse 26
 24  -5,1 % 35,9 %
Finlande 22
 22  0 % 32,6 %
Japon 156
 17  -89,0 %
2,1 %
Total monde
2364
2195
-7,7 %
NA

* en TWH


L’énergie nucléaire nécessite un haut niveau de technologie et une capacité de financement initial importante. Elle est limitée à ce jour à des pays fortement industrialisés : Europe de l’Ouest, Russie, Ukraine, Amérique du Nord, Chine.

En 2012, 80 % de l’électricité d’origine nucléaire était produite par les pays de l’OCDE. A la suite de l’accident de Fukushima-Daiichi en mars 2011, la production mondiale d’électricité d’origine nucléaire a enregistré une baisse sans précédent de près de 7 % en 2012. Alors que le Japon était jusqu’alors le 3ème producteur mondial d’électricité d’origine nucléaire, le pays a vu sa production s’effondrer de 89 % en 2012 pour atteindre 17 TWh. Le Japon a depuis dû redémarrer progressivement quelques centrales nucléaires, ne pouvant satisfaire ses besoins énergétiques sans y avoir recours.

Au sein de l’Europe certains pays ont décidé de suivre la voie de la sortie du nucléaire, à l’instar de l’Allemagne qui a fermé 8 centrales au cours de l’année 2011.
Malgré ces développements, d’autres pays maintiennent des programmes nucléaires engagés tels que le Royaume Uni en Europe, ou encore la Chine, l’Inde et la Russie. Ces derniers connaissent des besoins énergétiques grandissants et cherchent à diversifier leur approvisionnement énergétique.
Aujourd’hui, le développement du nucléaire reste très incertain.


Des réserves d’uranium inégalement réparties

Réserves prouvées d'uranium*2

Quantité disponible** Part mondiale
Australie
1661
31 %
Kazakhstan
629
12 %
Russie
487
9 %
Canada
469
9 %
Niger
421
5 %
Afrique du sud
279
5 %
Brésil
277
5 %
Namibie
261
5 %
États-Unis
207
4 %
Chine
166
3 %
Ukraine 120
2 %
Ouzbékistan
96
2 %
Mongolie
56
1 %
Jordanie
34
1 %
Reste du monde
164
3 %
Total monde
5327
100 %

* données 2011
** en milliers de tonnes d'uranium


Les réserves d’uranium – ressource nécessaire à la production d’énergie nucléaire – sont géographiquement très dispersées. Dans les pays les moins développés, ce sont souvent les sociétés liées à la production d’énergie nucléaire des pays consommateurs (à l’instar de la France) qui opèrent l’exploitation d’uranium, en partenariat avec les autorités locales.


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