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Globalement, les problèmes de transport et de stockage du gaz sont les mêmes que pour le pétrole. Pays producteurs et pays consommateurs sont éloignés et il faut acheminer le gaz des uns vers les autres. Mais dans les détails, les choses sont assez différentes. Pour le gaz, on privilégie le transport terrestre ou sous-marin par gazoducs.
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| Carte des principaux flux de gaz dans le monde en 2003 (en milliards de mètres cubes). |
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A la différence du pétrole et comme son nom l’indique, le gaz est à l’état gazeux à la température et à la pression ordinaires. Ce qui signifie que, pour une même quantité d’énergie, il occupe 600 fois plus de place que du pétrole. Alors, pas question d’affréter des bateaux pour transporter du gaz à l’état gazeux. Cela coûterait…600 fois trop cher !
La méthode de transport la plus courante se fait donc par gazoducs. Il y a des gazoducs sous-marins, comme ceux qui relient les gisements norvégiens aux terminaux européens ou ceux reliant l’Afrique du Nord à la Sicile. Et, bien sûr, des gazoducs terrestres comme ceux qui acheminent le gaz russe vers l’Union Européenne. Ces gazoducs, on ne les voit pas : pour des raisons de sécurité, ils sont enterrés. Le gaz, comprimé, y circule à grande vitesse, grâce à des stations de compression disposées régulièrement tout au long du réseau.
Mais, dans certains cas, la construction de gazoducs est techniquement impossible ou coûte trop cher. Par exemple, pour transporter du gaz nigérian vers l’Europe, ou du gaz qatariote vers le Japon. Pour résoudre ce problème, on met en œuvre une méthode de transport par bateau basée sur la liquéfaction du gaz (GNL, gaz naturel liquéfié). |
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| Gazoduc de Gasandes, long de 460 kilomètres reliant le réseau argentin à Santiago du Chili à travers la cordillère des Andes. |
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