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Les institutions (OPEP, DGEMP...) et les autres organisations

L’OPEP

L’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) a été fondée en 1960 par l’Irak, le Venezuela, l’Arabie Saoudite, le Koweït et l’Iran. Au départ, cette organisation avait pour objectif principal de rééquilibrer le partage des revenus entre les pays producteurs de pétrole et les compagnies pétrolières en faveur des premiers. En charge des intérêts de ses membres, elle est devenue depuis les années 1990 et jusqu’à aujourd’hui un précieux élément stabilisateur des prix pétroliers. Elle est aussi sans doute la première organisation à avoir fait preuve de sagesse dans la gestion des ressources pétrolières de la planète.

L’OPEP fonctionne sur le principe d’une limitation de la production de pétrole grâce à l’attribution de quotas (maxima autorisés) à chacun de ses membres en fonction de ses réserves. Ces quotas sont ajustés en fonction de l’état et des besoins de l’économie mondiale, lors de conférences régulières ou extraordinaires. Ce système a permis à l’OPEP jusqu’à récemment, en tout cas quand les quotas étaient respectés par ses membres, de fixer une fourchette des prix du pétrole et ainsi de maintenir leur stabilité. Cette stabilité est bien sûr bénéfique pour le monde entier.

Mais depuis 2004, la production OPEP tourne à plein régime et les possibilités d’augmenter cette production (ce qu’on appelle les capacités excédentaires) sont devenues très faibles. L’OPEP a donc quasiment perdu sa faculté de contrôler les prix, qui ont tendance à flamber depuis que la demande menace de dépasser l’offre mondiale en pétrole. Au début 2008 , l’OPEP comprend 13 membres :

  • sept pays arabes : l’Arabie Saoudite, l’Irak, les Emirats arabes unis (EAU), le Koweït, la Libye, le Qatar et l’Algérie ;
  • un pays du Moyen-Orient non arabe : l’Iran ;
  • deux pays sud-américain : le Venezuela et l'Equateur  ;
  • deux pays d’Afrique sub-saharienne : le Nigeria et l'Angola  ;
  • un pays asiatique : l’Indonésie.
  • Agence Internationale de l’Energie (AIE)

    L’OPEP est une organisation de pays producteurs. L’AIE est, quant à elle, une association de pays consommateurs. Au début de 2008 , elle comprend 27 membres (bientôt 28 avec la Pologne), tous étant des pays industrialisés grands consommateurs d’hydrocarbures. C’est une organisation intergouvernementale de coordination des politiques énergétiques. L’AIE œuvre à la sécurité d’approvisionnement en énergie, à la croissance économique et à la protection de l’environnement. D’autre part, les gouvernements des pays membres se sont engagés à prendre ensemble des mesures afin de faire face aux situations d’urgence concernant les approvisionnements pétroliers. Ils se sont également engagés à partager leurs informations. L’AIE surveille l’évolution des marchés pétroliers mais joue aussi un rôle de plus en plus important dans la protection de l’environnement. Fait très nouveau et inattendu, l’AIE a rendu public le 28 avril 2005 un rapport dans lequel elle recommande aux pays consommateurs de se préparer à limiter leur consommation de pétrole. Elle cite même des mesures qui pourraient être appliquées dans ce sens :

  • réduction de la vitesse à 90 km/h sur les autoroutes ;
  • création de voies spéciales favorisées pour le covoiturage ;
  • baisse des tarifs ou gratuité des transports publics ;
  • circulation alternée durant certaines périodes ;
  • raccourcissement de la semaine de travail ;
  • incitation au télétravail (le travail chez soi) pour limiter les déplacements professionnels.
  • 3 ans après la publication de ce rapport, on peut mesurer combien ces préconisations ont été peu suivies dans les pays riches.

    L’AIE est un organe autonome de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Elle a été créée en 1974 à l’initiative des Etats-Unis, en réaction à l’offensive de l’OPEP lors de la flambée des prix pétroliers à la fin de 1973 et à l’utilisation du pétrole comme arme économique par les pays arabes. Vis-à-vis du protocole de Kyoto, l’AIE cherche à trouver un terrain d’entente et des solutions de compromis entre ses pays membres signataires et non signataires (les Etats-Unis, isolés depuis la ratification du protocole par l’Australie en décembre 2007).

    Les organismes en France 
    L'histoire de l'OPEP 
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