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La préservation du pétrole et du gaz

Une fois installés bien au chaud dans leur piège, les hydrocarbures ne sont pas complètement à l’abri de changements. On sait qu’ils n’aiment pas l’oxygène et les bactéries. Or, lorsqu’une une accumulation de pétrole se trouve trop près de la surface, des eaux de pluie finissent toujours par entrer en contact avec elle. Cette eau lui apporte de l’oxygène et des bactéries voraces qui commencent à l’attaquer provoquant une diminution très importante de la proportion des hydrocarbures liquides légers et moyens, ainsi qu’une libération de gaz. Au bout d’un certain temps, il ne restera plus que des hydrocarbures lourds et visqueux, difficiles à exploiter, et, s’il ne s’est pas échappé, du gaz moins intéressant pour nous que le pétrole initial. Ce dernier aura subi une dégradation profonde : quel gâchis ! Les bactéries qui sont responsables des altérations ne peuvent pas survivre à une température supérieure 50/55° C. Le pétrole reste donc à l’abri tant que la température reste supérieure à cette valeur. En gros, on peut dire qu’il faut commencer à s’inquiéter pour des accumulations d’hydrocarbures situées à moins de 1 000 m de profondeur.

Les accumulations situées plus en profondeur ne sont pas pour autant à l’abri de bouleversements. La menace est cette fois celle de mouvements des roches. Ces mouvements tectoniques, s’ils se produisent, peuvent détruire le piège, en réduisant fortement sa fermeture, voire en l’annulant, soit le plus souvent, en brisant la couverture par des fractures ou des failles dans lesquelles les hydrocarbures piégés vont s’engouffrer et s’échapper : fini le piège, vidé !

La formation d'un gisement 
   
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