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La migration du pétrole vers la surface

Les hydrocarbures nouveaux-nés sont des molécules de petite taille. Et ils prennent plus de place dans la roche mère que le kérogène originel. Ils vont donc être expulsés en permanence dans les roches qui entourent la roche mère. Le gaz et l’huile (autre nom donné au pétrole) étant plus légers que l’eau, qui imprègne toutes les roches du sous-sol, ils commencent une lente ascension vers la surface, c’est la migration. S’ils le peuvent, ils glissent entre les particules minérales des roches pour monter verticalement. Leur vitesse de migration dépend de la capacité de chaque roche traversée à laisser circuler les fluides. Cette capacité s’appelle la perméabilité. Si une roche imperméable les arrête, ils suivent une voie latérale le long de cette roche, toujours vers le haut, ou empruntent la voie de cassures dans la roche, les failles. Les molécules de gaz, plus petites et plus mobiles, montent plus vite et se glissent mieux dans les roches peu perméables.

Une partie des hydrocarbures, surtout du gaz, se dissout dans l’eau qui imprègne les roches qu’ils traversent. D’autres restent collés aux grains des roches traversées. Ces hydrocarbures interrompent leur ascension : c’est ce qu’on appelle les pertes de migration, qui peuvent être très importantes, surtout si l’huile et le gaz empruntent la voie plus longue.

Si rien n’arrête les hydrocarbures avant la surface, les fractions les plus légères (gaz et liquides volatils) se dispersent dans l’atmosphère avant d’être détruites. Les plus lourdes s’oxydent ou sont dévorées par les bactéries. Seules persistent quelque temps les fractions extrêmes les plus lourdes, sous forme de bitumes presque solides enfouis à quelques mètres ou dizaines de mètres sous la surface du sol.
L’huile extra-lourde de l’Athabasca.
L’huile extra-lourde de l’Athabasca, affleurant ou très peu enfouie, est particulièrement difficile à exploiter en raison de sa densité et de sa viscosité très élevées. A l’état brut, son aspect est celui d’une pâte épaisse et collante, d’où son nom de bitume naturel.   
La formation d'un gisement 
   
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