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Savoir si on a trouvé du pétrole ou du gaz

C’est le rôle du géologue résidant sur le forage. Il existe plusieurs manières de savoir si on traverse une couche géologique imprégnée en hydrocarbures. Les méthodes directes permettent de repérer la présence des hydrocarbures. On analyse en permanence le gaz dissous dans la boue. Quand on fore une roche, on libère toujours de petites quantités de gaz méthane. C’est ce qu’on appelle le fond gazeux. Si le fond gazeux est stable ou qu’il reste proportionnel à la vitesse d’avancement du forage, tout est normal. Mais s’il s’élève brutalement, alerte ! Il est alors possible que l’on soit entré dans un réservoir à hydrocarbures. Le géologue examine aussi en permanence les déblais de forage. Il les lave de la boue qui les imprègne et les passe à la lampe à rayons ultraviolets : si ces déblais contiennent des hydrocarbures, ils vont émettre une fluorescence orangée.

Le carottage

Si le géologue pense que le forage traverse un réservoir, il peut ordonner un carottage. On remonte alors le train de tiges et on remplace l’outil de forage par un carottier. On redescend et on fore, mais cette fois sans broyer la roche : le carottier découpe doucement et « avale » un cylindre de roche qu’on remonte une fois qu’il est rempli.
La carotte est très utile : on peut voir si elle contient des hydrocarbures, on peut mesurer directement les caractéristiques des réservoirs et elle va servir de calage aux méthodes d’évaluation indirectes.
Scanner de la carothèque du CSTJF de Pau (France).
Le scanner de la carothèque du centre scientifique et technique Jean Feger (CSTJF) de Pau (France).   
Géologue travaillant dans la carothèque du CSTJF de Pau (France).
Géologue travaillant dans la carothèque du centre scientifique et technique Jean Feger (CSTJF) de Pau (France).   

Les méthodes directes permettent de savoir s’il y a des hydrocarbures dans les roches traversées, mais elles ne donnent pas d’indications suffisantes sur les quantités présentes. Pour cela, on a recours à des méthodes indirectes, basées sur des phénomènes physiques : les diagraphies. Les diagraphies sont des outils que l’on descend au bout d’un câble au fond du trou foré. Puis on les remonte lentement en enregistrant plusieurs données. C’est en analysant toutes ces diagraphies qu’on parvient à définir les caractéristiques des réservoirs et les proportions de gaz ou de pétrole contenues dans les pores de la roche.
On descend également un sismographe, qui permet de réaliser un profil sismique vertical que l’on utilise ensuite pour caler les sections sismiques autour du puits foré.
Enfin, autre méthode directe de détection des hydrocarbures, on peut effectuer un test : sur un intervalle vertical où l’on pense qu’il existe un réservoir à huile ou à gaz, on applique une diminution de pression. Les fluides contenus dans la roche se précipitent alors dans le trou et remontent même parfois jusqu’à la surface. Dans tous les cas, on peut les récupérer et les analyser.

Elgin-Franklin, géant des mers ! 
   
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