Une fois les études terminées et la décision de forer prise, il faut implanter le forage à l’emplacement prévu sur les cartes du prospect. Les coordonnées du lieu d’implantation sont très précises, mais l’endroit qui y correspond n’est pas toujours facile à préparer. Pour cela, on réalise une étude de site, sans oublier l’ étude d’impact, c’est-à-dire un état des lieux complet avant travaux (impact sur l’environnement…).
En mer, on mesure la profondeur d’eau et on étudie le fond de la mer pour savoir, par exemple, s’il peut supporter les piles d’une plate-forme. On étudie également certaines données climatiques : force du vent, hauteur des vagues, ampleur des courants. On fait en sorte de connaître les maxima extrêmes de mauvais temps possibles, pour protéger les installations des pires tempêtes. Dans certaines mers fermées à l’abri des grosses intempéries marines, comme aux Pays-Bas, les emplacements de forage sont ceinturés par un véritable mur qui empêche toute contamination de la mer par des déchets ou des produits polluants.
A terre, des obstacles peuvent se présenter : zone habitée, emplacement très accidenté, zone marécageuse… Les responsables de l’étude de site déterminent l’emplacement le plus sûr et le plus proche possible des coordonnées prévues.
Puis on construit les routes qui serviront à apporter le matériel et à le déménager en fin de forage. Sur le site même, on déboise, on racle, on aplanit et on nettoie les surfaces qui vont accueillir l’appareil, les locaux techniques et d’habitation.
Le montage des installationsLe montage sur le site prend plusieurs jours.
En mer, l’appareil utilisé (plate-forme ou bateau de forage) est acheminé par des remorqueurs ou par ses propres moyens.
Pendant toute la durée du forage, une logistique très importante est maintenue. Il faut alimenter le chantier en matériel (tiges de forage, tubages), en produits pour la boue et en nourriture pour le personnel. Il faut aussi prévoir le remplacement des équipes qui partent en congés pour récupérer et les allées et venues de personnes dont la présence n’est pas nécessaire en permanence (navettes à terre et hélicoptères en mer).
A la fin du forage, il faut remettre le site dans l’état où il était avant les travaux. On doit le nettoyer de toute pollution, en particulier soigneusement éliminer le bourbier (résidus de boue de forage usagée truffés de matières polluantes) sans qu’il se répande dans la nature. On replante parfois de la végétation pour que le site retrouve son aspect d’avant le forage. |