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Les études avant forage : géologie et tectonique

Les sections sismiques et les cartes géologiques en profondeur des différentes couches sont indispensables, mais elles ne suffisent pas. Avant de forer, on réalise de nombreuses études.

Des études régionales, d’abord. A terre, on étudie la géologie de surface et on essaie d’en tirer des extrapolations sur ce qui se passe en profondeur. A terre comme en mer, on reprend les résultats des forages les plus proches. On observe s’ils ont rencontré des réservoirs et leurs couvertures, s’ils ont révélé des accumulations ou des traces de pétrole ou de gaz. Si les résultats sont positifs, on essaie de savoir si on peut étendre ces conclusions à la zone qu’on souhaite forer. S’ils sont négatifs, on se demande pourquoi et si cela va influencer le forage qu’on veut réaliser. En comparant avec des sections sismiques de zones déjà forées, on essaie de voir si la roche mère, les réservoirs et les couvertures se poursuivent jusqu’à notre zone ou pas. On cherche ensuite à savoir s’ils conservent leurs qualités sur la distance. Puis on étudie l’histoire régionale des mouvements de l’écorce terrestre : la tectonique, afin de connaître les conditions de formation des pièges. Enfin on s’intéresse à la sédimentologie de la zone pour essayer de reconstituer l’époque et les conditions de dépôt des roches qui vont devenir des réservoirs ou des couvertures.

Réunion sur les logs (coupes géologiques).
Réunion sur les logs (coupes géologiques) du puits Peciko P13, à Balikpapan (Indonésie).   
Les études locales sont basées principalement sur les sections sismiques et les cartes en profondeur de la zone. L’objectif est de repérer les réservoirs et leurs couvertures, les pièges potentiels, de définir leur géométrie et les quantités de pétrole ou de gaz qu’ils peuvent contenir. Ces pièges potentiels s’appellent des prospects.
Florence Vieban, géologue senior et Bernard Faissat, chef du service de géosciences.
Une géologue senior et le chef du service de géosciences sur les activités du champ de production d’Al Khalij, à Doha, au Quatar.   

En parallèle, les géologues évaluent les incertitudes et les risques de se tromper complètement !
D’autres études locales peuvent être réalisées, par exemple une reconnaissance des très petites quantités d’hydrocarbures en surface. L’augmentation de ces indices de surface par rapport à la moyenne peut conforter l’idée qu’il y a du pétrole ou du gaz piégé juste en-dessous.
La synthèse des études régionales et locales permet de réaliser une évaluation de la zone à explorer en rassemblant tous les arguments techniques indispensables pour prendre une décision : forer ou non ? L’essentiel est de ne rien oublier et de construire une réflexion cohérente en fonction de toutes les données.

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