Depuis qu’Irène et Frédéric Joliot-Curie ont découvert la radioactivité artificielle en 1934, les utilisations de la radioactivité se sont progressivement multipliées.
Les radioéléments que l’on peut ainsi créer sont des outils très précieux dans le domaine médical et dans certains domaines scientifiques et techniques.
Les rayonnements radioactifs agissent sur la matière qui les absorbe et modifient ses propriétés physico-chimiques.
Les rayonnements détruisent certaines cellules cancéreuses : c’est la radiothérapie, technique qui permet de guérir en France de très nombreux cancers.
Ils sont aussi utilisés dans l’industrie agroalimentaire pour détruire des bactéries, améliorant ainsi la conservation de certains aliments : c’est ce qu’on appelle l’ionisation, qui ne rend pas les aliments radioactifs mais les rend plus sains et augmente leur durée de conservation.
Les rayonnements sont détectables et mesurables, ils transmettent un « signal » de leur passage. Ils peuvent ainsi transmettre des informations sur les cellules. C’est cette technique qui est utilisée dans le domaine médical pour des examens exploratoires : scintigraphie, spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (IRM)…, qui permettent d’établir des diagnostics plus sûrs.
Le même principe est utilisé dans l’industrie : les radioéléments sont utilisés comme traceurs pour détecter des fuites, comme jauge pour mesurer des niveaux…
Le phénomène de décroissance radioactive permet d’évaluer avec précision l’âge d’objets très anciens (ossements, poteries, peintures rupestres…) ou de dater de grands événements de l’histoire de la terre (éruption volcanique, modification climatique…). Les archéologues travaillent ainsi de façon beaucoup plus précise.
Une autre application de la radioactivité est la production d’électricité dans des centrales nucléaires.
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