Dans un réacteur nucléaire de type REP, tout est mis en œuvre pour confiner la radioactivité. Il existe 3 barrières successives (comme des poupées russes) pour empêcher toute fuite de radioactivité dans l’environnement :
la 1 ère est la gaine qui entoure le combustible. L’uranium est conditionné sous forme de petites pastilles empilées dans de longs tubes qu’on appelle des crayons. Ces tubes en zircaloy (un alliage très résistant) constituent une première barrière ;
la 2 ème est la cuve du réacteur, une cuve en acier inoxydable de 20 cm d’épaisseur ;
La 3 ème est l’enceinte de confinement, enceinte en béton de 1 m d’épaisseur, qui englobe la cuve, le circuit primaire et le générateur de vapeur. C’est ce qui constitue le bâtiment réacteur. Les réacteurs les plus récents possèdent une double enceinte.
Les réacteurs qui présentent ces dispositifs de
sûreté sont prévus pour que, même en
cas d’accident majeur (emballement du réacteur si
la réaction en chaîne n’était plus maîtrisée),
il n’y ait aucune fuite de radioactivité à l’extérieur
du bâtiment réacteur. C’est le cas de la plupart
des réacteurs dans le monde : Etats-Unis, Canada, Europe
de l’Ouest, Japon, etc.
Il existe encore dans les pays de l’ex-Union soviétique quelques réacteurs qui utilisent des procédés différents (RBMK) et qui sont moins sûrs.
C’est notamment l’absence d’enceinte de confinement à Tchernobyl qui a occasionné des dégâts aussi graves.
La communauté internationale, au sein de l’AIEA (Agence Internationale
de l'Energie Atomique), aide ces pays à améliorer ou fermer
progressivement les réacteurs considérés comme dangereux.
La sûreté est également assurée par les procédures de contrôle/commande des réacteurs. Le pilotage des réacteurs nucléaires est télécommandé depuis une salle de commande où des techniciens veillent en permanence à la sûreté des installations. Les opérateurs sont formés sur des simulateurs et entraînés à réagir à toutes les situations et à mettre en œuvre les actions prévues par les procédures.
Les réacteurs nucléaires actuels sont conçus pour fonctionner pendant quelques dizaines d’années.
La sûreté des réacteurs est aussi liée à la maintenance : des révisions régulières sont assurées, chaque fois qu’on arrête le réacteur pour recharger le cœur, et une révision complète a lieu tous les dix ans.
En France, c’est l’autorité de sûreté, la DGSNR (Direction générale à la sûreté nucléaire et à la radioprotection), organisme indépendant, qui délivre à la suite de cette visite décennale l’autorisation de fonctionner pendant encore dix ans.
Les réacteurs en service les plus anciens en France ont plus de trente ans.
Aux Etats-Unis, certains réacteurs ont obtenu l’autorisation de fonctionner pour une durée totale de soixante ans. |