En 2005, Il existe 440 réacteurs, répartis dans une trentaine de pays, dont 15 pays membres de l’OCDE. 24 réacteurs sont en construction.
L’énergie nucléaire est une énergie qui nécessite un haut niveau de technologie et une capacité de financement initial importante. Elle est donc à ce jour essentiellement développée dans les pays industrialisés : Europe de l’Ouest, ex-Union soviétique, Amérique du Nord, Japon. Mais elle progresse dans des pays émergents comme la Chine, dont les besoins en énergie sont énormes. La Chine a acheté des centrales nucléaires, à la France notamment : la France a construit deux centrales, Daya Bay et Ling Ao et a formé le personnel chinois à l’exploitation et à la maintenance des installations. Ces transferts de technologie permettent aux pays en développement d’accéder à cette énergie. Mais la communauté internationale voit parfois avec inquiétude certains pays instables au niveau politique ou opposants farouches à l’hégémonisme américain s’orienter vers cette énergie ! Le risque de prolifération nucléaire militaire plane toujours et des menaces terroristes contre les centrales peuvent inquiéter les populations.
L’énergie nucléaire ne représente que 7% de l’énergie primaire et 15 % de l’électricité produite dans le monde. Dans beaucoup de pays, l’électricité nucléaire ne représente qu’un faible pourcentage de la production nationale. La France fait exception : à la fin des années 70, elle a opté pour un développement important de l’énergie nucléaire, qui contribue aujourd’hui à près de 80 % à la production électrique du pays. Dans les pays de l’OCDE, ce pourcentage est en moyenne voisin de 25%. Dans les pays émergents, ce pourcentage devrait progresser dans les années à venir, permettant ainsi de répondre aux énormes besoins de ces pays dont le niveau de vie d’une partie croissante de la population s’élève rapidement.
Le choix de l’énergie nucléaire est actuellement remis en cause dans un certain nombre de pays : la Belgique, l’Allemagne, la Suède. Ces pays ont dû, sous la pression de leur opinion publique, s’engager à fermer plus ou moins progressivement des réacteurs. Ils devront remplacer cette énergie par d’autres moyens de production qui leur permettent de respecter les engagements du protocole de Kyoto, concernant les émissions de gaz à effet de serre. Ca ne sera pas facile, au point que certains prévisionnistes pensent que ces pays feront bientôt machine arrière pour relancer le développement du nucléaire sur leur territoire.
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