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Le projet ITER
  Iter, l’énergie des étoiles
  28/10/2005
 
Mardi 28 juin 2005, un accord historique a été signé entre l’Europe, le Japon, les États-Unis, la Russie, la Chine et la Corée du Sud. Après 20 ans de tractations, le projet de réacteur expérimental à fusion thermonucléaire ITER verra le jour en France, sur le site de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône (13).

Pourquoi historique ? Parce que ITER a pour objectif de dompter la fusion des atomes, c’est-à-dire la même source d’énergie que les étoiles : une énergie propre et quasi illimitée. La solution idéale pour répondre à beaucoup de problèmes écologiques et à la raréfaction des énergies fossiles d’ici 50 ans.

On nage en pleine science fiction ? Pas du tout, affirment les experts. Le premier coup de pioche de la construction du site pourrait être donné fin 2006. Un réacteur de démonstration devrait être au point en 2025. Puis, en 2050, le réacteur industriel qui produira de l’électricité devrait voir le jour.

Un projet colossal, qui occupera un bon millier de chercheurs, de techniciens et de personnel administratif pendant des années… Un rêve fou, qui regarde du côté des étoiles et de leur secret le plus fabuleux… Une nouvelle étape fondamentale dans l’histoire de la course à l’énergie de l’Humanité… ITER, c’est énorme et c’est notre avenir !

Balèze !
La fusion nucléaire est le processus au cours duquel deux noyaux atomiques s'assemblent pour former un noyau plus lourd. La fusion de noyaux légers dégage d'énormes quantités d'énergie.

La fission nucléaire est le phénomène de division d'un noyau atomique lourd (comme celui de l'uranium, du plutonium) en deux (ou plusieurs) noyaux légers, avec libération d'une quantité d'énergie considérable. C’est elle que l’on maîtrise aujourd’hui dans les centrales nucléaires.

Une histoire vieille de 20 ans… 
C’est Mikhaïl Gorbatchev, en novembre 1985, qui a fait le premier la proposition à Ronald Reagan et à François Mitterrand de construire, ensemble, un réacteur à fusion.
Combien ça coûte ?
Cher ! 4,7 milliards d’euros sur dix ans pour la construction et 4,8 milliards d’euros sur vingt ans pour l’exploitation. Une addition salée, qui sera payée par tous les partenaires de l’accord de Moscou (dont 40 % par l’Europe).
Une mer d’énergie !
Un litre d’eau de mer fournit 1 gramme de deutérium (l’un de des noyaux nécessaires à la fusion, l’autre étant le tritium). Les océans pourraient ainsi couvrir les besoins mondiaux en deutérium pendant un milliard d’années !
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