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L'étiquette énergie pour les automobiles
  L’étiquette énergie
  25/09/2006
 

Créée en 1994 par la Communauté Européenne, l'étiquette énergie a pour but d'informer le public sur la consommation d'énergie électrique des équipements domestiques et leur coût d'utilisation. Elle est obligatoirement apposée sur tous les appareils électroménagers proposés à la vente, y compris sur les appareils fabriqués hors de l'Union Européenne. En France, elle concerne depuis septembre 1995 les réfrigérateurs, congélateurs et combinés, depuis 1996 les sèche-linges et depuis le 10 janvier 1999 les lave-linges, et s’étend à un nombre croissant de produits électroménagers.

Un fonctionnement simple

En plus de présenter la marque du produit, ses références, son niveau sonore et d’autres caractéristiques qui varient en fonction de l’appareil concerné, l’étiquette énergie classe la performance énergétique par lettre sur une échelle allant de A ( économe ) à G ( peu économe ). Ainsi, le consommateur peut se faire une idée de la consommation d’électricité de l’appareil qu’il s’apprête à acquérir, tout en sachant que la performance énergétique de deux produits classés A peut varier de l’un à l’autre.

L’étiquette énergie en pleine ascension

Après s’être imposée dans l’électroménager, l’étiquette énergie s’attaque au secteur l’automobile. En effet, le 10 mai dernier, l'apposition d'étiquettes sur les voitures neuves à la vente est devenue obligatoire. Elle a pour but d’informer les acheteurs de voitures sur les émissions de CO2, gaz responsable de l'effet de serre et du réchauffement climatique, mais aussi de les renseigner sur la consommation de carburant et le rendement énergétique des véhicules concernés . Le recours à l’étiquette énergie est l’une des actions principales du Plan Climat 2004-2012 mis en place par le gouvernement pour faire face aux changements climatiques. Elle devrait permettre de respecter les objectifs de pollution fixés par le protocole de Kyoto, et doit aboutir à un retour à une émission de gaz à effet de serre égale à celle de 1990 pour la France .

Enfin, l’étiquette énergie est également devenue obligatoire pour les logements le 1er juillet de cette année en France dans le cadre des diagnostics de performance énergétique obligatoires à l’occasion de toute vente ( et de toute location à partir du 1er juillet 2007 ).

L’expansion de l’étiquette énergie à des domaines de plus en plus nombreux de la vie quotidienne a de quoi faciliter nos choix éco-citoyens : faire des économies tout en soulageant notre planète !
- La classification se développe vers le haut, comme le prouve la création des classes A+ et A++ sur les réfrigérateurs. Les appareils appartenant à ces nouvelles catégories permettent une économie d'électricité de 25% à plus de 45% par rapport à un produit de classe A.

- Il a été prévu, au sommet de Kyoto, que l’émission de gaz à effet de serre soit divisée par 4 d’ici à 2050.

- 26% des émissions de gaz à effet de serre proviennent du secteur de l’automobile, l’apposition de l’étiquette énergie constitue donc une avancée importante !

- en 2005, selon l’Ademe ( Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) 42% des voitures neuves vendues appartenaient aux classes « vertes » A, B ou C. De même, le marché des lave-linge se compose aujourd’hui à 80% d’appareils de catégorie A ou B, ce qui traduit une évolution de la qualité des produits.

- D’après l’Ademe, le recours à des appareils économes permet de réduire sa consommation d’électricité de moitié.

- Les Etats-Unis dégagent un quart des gaz à effet de serre : ils produisent 5.2 tonnes de carbone par an. L’Union Européenne est également responsable de l’émission de gaz nocifs pour la couche d’ozone puisque l’Allemagne, pays le plus gros émetteur de l’Europe des 25, produit environ 3.2 tonnes de carbone par an. En comparaison, la France n’en rejette que 1.8 tonnes/an mais cela reste tout de même considérable par rapport au 400 mille kilogrammes produits en moyenne par un pays en développement.
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