Dans les océans, d’énormes masses
d’eau se déplacent, mais à des vitesses faibles (10 à 20 km/h).
Ce sont les courants marins, dont une partie sont provoqués par
les marées. Cette énergie peut être captée
par des éoliennes sous-marines, les « hydroliennes ».
Les hydroliennes actuellement étudiées ou testées
sont de grandes hélices (comme leurs grandes sœurs terrestres),
ou des batteries de turbines sous-marines, fixées sur le fond de
la mer par 20 à 40 m de fond, ou flottant entre deux eaux.
Les principaux problèmes des hydroliennes :
- un coût très élevé dû, entre autres, à des opérations de maintenance lourde ;
- la corrosion des matériaux par l’eau de mer ;
- l’opposition des pêcheurs au chalut, auxquels elles barrent l’accès aux zones où elles sont installées (champ d’hydroliennes = sanctuaires à poissons !)
Une hydrolienne de 20 m de diamètre est en test par 75 m de fond depuis janvier 2004, dans le Kvalsund, au nord de la Norvège. Des projets sont en cours d’étude aux Etats-Unis (exploitation du Gulf Sream), en Italie (détroit de Messine) et en Grande-Bretagne.
L’énergie thermique des océans
En théorie, la différence de température entre les eaux de surface des océans (+ 25° C dans les régions tropicales) et à 1 000 m de profondeur (5° C) constitue un énorme réservoir d’énergie. On a émis l’idée d’installer des méga-pompes à chaleur utilisant cette différence de température afin de récupérer une partie de cette énergie.
Mais cette réflexion n’a pour l’instant donné lieu à aucun projet récent. Le problème est qu’avec seulement 20° C d’écart entre l’eau chaude et l’eau froide, on se trouve en limite de fonctionnement technique, et le rendement énergétique serait très faible (2 %) pour des investissements énormes. |