C’est sans doute la forme d’énergie la plus ancienne domestiquée par l’homme, puisque l’utilisation du feu date de la préhistoire.
Brûler du bois paraît tout simple, mais c’est en fait un processus en trois étapes successives :
le bois chauffé se dégage d’abord de son humidité (même bien sec, il en contient encore 20 %). Cette étape consomme de la chaleur : c’est pour cela qu’on a besoin de petit bois ou d’un allume-feu pour bien démarrer un feu de bûches ;
quand la température atteint 200 °C, il commence à se décomposer sous l’effet de la chaleur (pyrolyse) et dégage des gaz combustibles. Ce sont ces gaz qui, en brûlant, donnent les flammes d’un feu ;
à la fin de la pyrolyse, le bois s’est transformé en carbone presque pur : le charbon de bois. On obtient les braises, qui se consument lentement sans flammes, en émettant de la lumière rouge et infrarouge.
Le pouvoir calorifique du bois parfaitement sec est inférieur à celui des énergies fossiles : un kilo de bois fournit 55 % de l’énergie d’un kilo de charbon et 45 % de celle d’un kilo de fioul. Et plus le bois est humide, plus son pouvoir calorifique diminue. Le bois fraîchement coupé contient 40 à 60 % d’eau. Il faut donc bien le sécher avant de l’utiliser. Le séchage naturel, qui permet de descendre à 15 - 20 % d’humidité, prend environ deux ans. On peut aussi transformer le bois en charbon de bois, ce qui double sa capacité calorifique et améliore ainsi les conditions de son transport.
Le bois utilisé comme combustible provient des forêts, des déchets de l’industrie du bois, de la papeterie et des rebuts (palettes, cageots et caisses, bois de démolition, piquets et poteaux…). Certaines plantations d’arbres sont destinées à produire un bois à brûler contenant un maximum d’énergie (eucalyptus, saule, peuplier…).
Les utilisations
Le bois est utilisé :
comme mode de cuisson des aliments (75 % des besoins en énergie dans les pays du tiers-monde) ;
comme mode de chauffage : chauffage de l’air ambiant
par des cheminées, des poêles ou des foyers fermés
(inserts) ou chauffage d’eau dans une chaudière à bois.
Les cheminées ont un rendement plus faible (15 %) que ceux
des foyers fermés (60 %) et des chaudières (70 %) ;
pour produire de l’électricité. Cette option est surtout utilisée dans les grandes scieries ou papeteries, où les déchets de bois sont abondants. Dans les scieries, la cogénération d’électricité et de chaleur est très appréciée : on utilise l’électricité pour les machines et la chaleur pour sécher le bois. |