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Les biocarburants

Les biocarburants sont obtenus à partir de plantes possédant une haute valeur énergétique. Il existe deux familles de biocarburants :

  • Ceux qui se substituent au gazole (moteurs diesel). Ils sont issus de plantes oléagineuses (riches en huile), principalement le colza et le tournesol. Ces biocarburants sont produits sous deux formes :
    - de l’huile végétale pure, avec l’inconvénient d’une viscosité élevée et d’une difficulté à s’autoenflammer dans le moteur, ce qui est gênant pour un diesel ;
    - de l’EMHV (ester méthylique d’huile végétale), appelé aussi diester, qui est le produit de la réaction entre l’huile végétale et le méthanol. Le diester peut être mélangé au gazole en proportions variables. Il peut même être utilisé pur dans un moteur Diesel adapté (ainsi en Allemagne, en Autriche et en Suède).


  • Ceux qui se substituent à l’essence. Ils sont issus de plantes riches en sucre (betterave, canne à sucre) ou en amidon (blé, maïs, pomme de terre). Ces plantes génèrent des alcools par fermentation. Il existe deux types de ces biocarburants :
    - l’alcool éthanol lui-même, qu’on peut utiliser mélangé à l’essence ou même pur (mais dans ce cas il faut un moteur spécial modifié) ;
    - une combinaison entre l’éthanol et l’isobutène, un produit pétrolier des raffineries. Ce carburant est l’ETBE (éthyl tertio butyl éther). Il existe aussi le MTBE (méthyl tertio butyl éther), mais celui-ci est fabriqué à partir de méthanol d’origine pétrolière. L’ETBE et le MTBE peuvent être mélangés à l’essence en proportions variables.
  • Champ de colza. Le gazole peut contenir jusqu’à 5 % d’ester d’huile végétale, un dérivé de colza ou de tournesol.
    Champ de colza. Le gazole peut contenir jusqu’à 5 % d’ester d’huile végétale, un dérivé de colza ou de tournesol.   

    Pour cultiver ces plantes énergétiques, les récolter, les transporter et les transformer, on dépense de l’énergie (engrais, machines agricoles, camions, unités de traitement et de transformation). Il faut donc s’assurer qu’on récupère au bout du compte plus d’énergie qu’on en a consommé, sinon… ce n’était pas la peine ! C’est ce qu’on appelle le bilan énergétique. Il est variable suivant les différentes plantes.

    Dans le tableau qui suit, le ratio de production nette représente le rapport entre énergie fournie par le biocarburant et énergie dépensée pour le produire.

    Culture Type de biocarburant Ratio de production nette
    Colza Diester 2,1 à 3
    Colza Huile 3 à 4,7
    Betterave Ethanol 1,4 à 1,8
    Blé Ethanol 1,15 en moyenne
    On voit que le bilan énergétique n’est pas fameux pour l’éthanol de betterave et surtout de blé. Il est bien meilleur pour le colza.
    Afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de diversifier les sources d’énergie, on élabore des biocarburants.
    Afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de diversifier les sources d’énergie, on élabore des biocarburants, composés d’essence et de bioéthanol provenant de la fermentation de sucres issus de céréales et de plantes sucrières, telles que la betterave.   
    Les énergies renouvelables 
       
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