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L'avenir de l'énergie hydraulique |
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Les avantages L’hydroélectricité fait partie des énergies renouvelables et non polluantes : pas de dégagement de gaz à effet de serre, ni de production de déchets toxiques. Les risques d’accident (rupture de barrage) sont très faibles, grâce à un contrôle continu des ouvrages. Les risques principaux sont d’ordre écologique local, en particulier en aval du barrage. Ils concernent surtout les très grands barrages.
La production hydroélectrique mondiale a progressé sur 10 ans, entre 1995 et 2005, de 18 %, mais beaucoup moins vite que la consommation mondiale d’électricité (+ 37 %) ! Et cette progression est très faible en Amérique du Nord et en Europe.
On pense que le potentiel hydroélectrique exploitable de la planète serait d’environ 14 000 TWh, soit 5 fois plus que le potentiel exploité aujourd’hui. Ce potentiel global se situerait pour 1/4 en Asie, 1/4 en Amérique du Sud et 1/4 dans l’ex-URSS. Mais son développement actuel est très contrasté : l’Europe et l’Amérique du Nord exploiteraient déjà la moitié de leur potentiel, mais l’Asie 11 %, l’ex-URSS 7 % et l’Afrique 4 % seulement.
Propre et avec un potentiel inexploité important, l’énergie hydroélectrique devrait logiquement beaucoup se développer dans les prochaines décennies.
Les inconvénientsToutefois, il existe 3 freins importants à ce
développement :
- le problème social des personnes déplacées. Il faut que leur déplacement n’aboutisse pas à une régression de leur niveau de vie, ce qui coûte cher à concevoir et à mettre en application : il faut les reloger correctement, leur trouver un travail au moins aussi bien rémunéré qu’auparavant, des terres nouvelles à cultiver puisqu’il s’agit souvent de paysans…
- les problèmes d’environnement et de perturbation de l’équilibre écologique,
en amont et en aval du barrage, qui nécessitent des études
sérieuses. Et surtout la mise en œuvre de moyens importants pour tenter de pallier les problèmes mis en lumière par ces études ;
- les grands et moyens barrages coûtent très cher : les gouvernements cherchent de plus en plus à faire appel à des fonds privés ou aux grands organismes internationaux comme la Banque mondiale pour les financer. Et les investisseurs privés pourraient se détourner des projets hydroélectriques en privilégiant le développement des énergies fossiles, en raison des erreurs qui ont souvent été commises jusqu’ici dans la construction des grands barrages : programmes de déplacement des populations mal conçus et mal réalisés ; coûts nettement plus élevés que prévu à l’origine ; manque de discipline et retards importants lors de la construction : processus de prise de décision davantage politique qu’économique… Tout cela n’étant pas du tout favorable à la rentabilité des projets !
L’avenir du développement de l’hydroélectricité dépend donc de la capacité des gouvernements et du secteur public à s’entendre avec le secteur privé, afin que celui-ci accepte d’investir dans la construction de barrages. |
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