L’énergie éolienne constitue un moyen propre et renouvelable de produire de l’électricité. Son avenir comme moyen de compléter la production d’électricité (en particulier nucléaire) apparaît logiquement tout tracé. Mais les avantages et les inconvénients de l’énergie éolienne font l’objet d’âpres discussions. Comme pour l’instant l’électricité éolienne est plus chère à produire que par les moyens classiques (nucléaire, thermique), elle nécessite des subventions (principalement sous forme de tarifs d’achat préférentiels). L’avenir immédiat de l’éolien pourrait être freiné si ses adversaires parvenaient à convaincre les pouvoirs publics de certains pays. Mais ces retards apparaissent comme des combats d’arrière-garde : il est certain qu’à l’avenir, de plus en plus de ces grandes hélices vont fleurir dans les régions où le vent souffle souvent.
L’EWEA (European Wind Energy Assoication) estime que le parc éolien de l’Union européenne pourrait atteindre 180 GW en 2020 (plus de 3 fois plus qu’en 2007). Il représenterait ainsi 13 % de la demande en électricité (pour 7,5 % en 2007).
En France, le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) et sa branche France Energie Eolienne (FFE) projettent un ambitieux chiffre de 25 GW pour 2020 (2,5 GW en 2007), qui représenterait 11 % de l’électricité nationale.
L’avenir de l’éolien passe aussi par des installations en mer (offshore), là où les vents sont plus puissants et plus réguliers. Différentes techniques sont envisagées et parfois déjà testées : îles artificielles, éoliennes sur fondations flottantes ancrées jusqu’à 60 m de profondeur d’eau, inspirées par les plateformes pétrolières…Mais les prototypes prévus ou en cours de tests coûtent très cher en recherche et en développement. En 2007, la puissance éolienne installée offshore de l’Union européenne est de 1,12 GW (dont les ¾ au Danemark et au Royaume-Uni), soit 2 % du total éolien, un chiffre encore très faible.
Et qui pourrait dire que la recherche et l’ingéniosité ne sont pas récompensées ? Dans les années 1990, les départements d’Outre-mer tels la Guadeloupe ne possédaient aucune éolienne, et il n’était pas question d’en installer. Pourquoi ? A cause des cyclones bien sûr, fréquents dans cette région des Caraïbes. N’importe quelle éolienne avec son ancrage en béton serait rapidement arrachée par des vents aussi violents. L’entreprise Vergnet a trouvé la solution au problème : des éoliennes démontables en 45 mn dès une alerte au cyclone. Soutenues par des haubans, légères, elles peuvent même être installées dans des lieux d’accès difficile. Pour 2008, Vergnet a prévu de tester une grande éolienne démontable d’une puissance de 1 MW (4 fois plus que celles existantes) : 70 m de haut, 62 m de diamètre. |