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L'homme et ses droits : la question du développement durable

Les Nations-Unies défendent le droit pour chaque être humain vivant aujourd’hui et dans le futur d’accéder à l’eau potable, à une nourriture suffisante et équilibrée, aux soins indispensables, à l’éducation et à la démocratie. C’est la base minimale de ce qu’on appelle le développement durable, c’est-à-dire le bien-être des générations présentes sans compromettre celui des générations à venir.

Aujourd’hui, sur une population de plus de 6 milliards d’habitants, 1,2 milliard gagnent moins d’un dollar par jour et 3 milliards moins de deux ! Parmi eux, beaucoup ne bénéficient pas de l’ensemble de ces droits défendus par les Nations-Unies.

Pendant ce temps, dans les pays riches, tout ce qui nous entoure nous dit : « Le bien-être, c’est de pouvoir s’acheter en permanence toutes sortes de nouvelles choses ». Pour alimenter cette société hyper consommatrice de biens et de marchandises, la consommation d’énergie doit rester à un niveau très élevé et toujours augmenter, c’est une donnée imparable. Très élevé ou… trop élevé ? Au rythme actuel, l’épuisement de la plus grande partie de nos réserves en énergies fossiles est prévisible avant la fin du XXIe siècle. Mais les problèmes de renchérissement et de déficit d’énergie disponible se présenteront sans doute bien avant.

Croissance ou décroissance ?

Certains prévisionnistes pensent qu’avant de nous trouver coincés par la réalité physique des limites de nos ressources et d’entrer dans une période de récession forcée, les pays riches pourraient réfléchir aux possibilités de s’engager dans une société de décroissance, en réalisant que le bonheur humain peut être autre chose que l’abondance de biens de consommation… tout en réservant la croissance à ceux qui n’ont pas encore pu obtenir les droits fondamentaux de l’être humain. Mais une société de décroissance reste entièrement à définir et nécessiterait des bouleversements que nous ne sommes peut-être pas prêts à accepter.

D’autres ne sont pas convaincus de l’imminence des difficultés et ne voient aucune raison de remettre en cause les orientations économiques de notre monde. Pour eux, la croissance continue reste le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage. Ils pensent que les progrès scientifiques et techniques à venir résoudront les problèmes avant que les énergies fossiles ne viennent à manquer.

L’avenir proche, probablement d’ici à une trentaine d’années, aura donné raison aux uns ou aux autres. En attendant, à chacun d’entre nous de réfléchir, de décider et, peut-être, d’appliquer le fruit de nos réflexions au quotidien, qu’elles aillent dans un sens ou un autre. L’essentiel, avant tout, c'’est de comprendre et d’analyser les données du problème, les risques et les espoirs. Lire, beaucoup lire, et écouter, rejeter les simplifications (une bonne prise de tête… mais utile !). Voilà un travail personnel qui s’impose si on s’intéresse à son avenir. Grâce au savoir et à la réflexion, on est toujours mieux armé pour répondre aux défis et aux enjeux de la vie.

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