L’émission de CO2 dans l’atmosphère : un problème toujours présent à l’horizon 2030
• Le protocole de Kyoto, l'un des instruments de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 5,2 % en 2012 par rapport à 1990, dans les pays industrialisés. Or l'un des principaux gaz à effet de serre désignés comme responsables du réchauffement climatique, est le dioxyde de carbone (CO2).
• Aujourd’hui, l'efficacité énergétique (à savoir la réduction de la consommation d’énergie à service rendu égal) ou encore l'utilisation des énergies renouvelables sont mises en avant pour lutter contre l'augmentation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère. Malheureusement, le scénario souvent retenu est que, d'ici à 2030, la demande en énergie va continuer à croître et sera toujours satisfaite à 80 % par l'utilisation d'énergies fossiles, émettrice de CO2. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les émissions de CO2 dépasseront ainsi les 37 milliards de tonnes par an à l'horizon 2030, contre 23 milliards de tonnes chaque année à l'heure actuelle. Il est donc important de trouver de nouvelles solutions pour lutter contre les rejets de CO2.
Une solution envisagée : la séquestration géologique du CO2
• Les technologies de séquestration géologique du CO2 ont connu un regain d’intérêt ces dernières années. Elles consistent à capter le CO2 à la source, dès qu'il est émis, et à le piéger ensuite dans des formations géologiques, sur terre ou en mer. S’il était possible de capter le CO2 et de le stocker pendant quelques siècles, il serait alors envisageable de différer son rejet dans l’atmosphère à une période où l’utilisation des énergies fossiles serait dépassée et où les émissions de gaz à effet de serre n’atteindraient plus un seuil problématique.
• Selon le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), cette technique pourrait traiter 20 à 40 % des émissions mondiales de CO2 d’ici à 2050 et contribuer pour 10 à 15 % à l’effort total de réduction des émissions d’ici à 2100.
• Mais pour atteindre de tels objectifs, il faut relever deux défis majeurs : celui de la technologie et celui de l’économie. En effet, les solutions de captage et de stockage du CO2 ne sont pour le moment pas parfaitement maîtrisées et nécessitent encore d’importants apports énergétiques, qui engendrent des coûts élevés. |