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Les forages réalisés en 1998 à la station russe de Vostok ont permis de ramener à la surface des
carottes de glace profonde de 3 623 mètres. L’analyse des bulles d’air emprisonnées à l’intérieur de
ces cylindres a permis d’étudier les variations climatiques durant les 400 000 dernières années. Une
relation directe a été établie entre la température régnant à la surface de la planète et les taux
atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) : l’augmentation de la
température est corrélée à l’augmentation de la concentration de ces deux gaz à effet de serre.
L’analyse de bulles d’air piégées dans les glaces du Groenland et de l’Antarctique montre également
que la composition globale de l’atmosphère est assez stable depuis plusieurs centaines de milliers
d’années. Elle met également en évidence que cette stabilité est mise à rude épreuve à partir de l’ère
préindustrielle, c’est-à-dire la fin du XVIIIe siècle. On remarque en effet que la concentration en CO2
et en CH4 ne cesse d’augmenter depuis cette période. |